[Rendez-vous littéraires] C’est lundi #87

Wow ! Un an et demi que je n’ai plus suivi ce rendez-vous littéraire ! Ça fait un sacré baille !

Que s’est-il passé depuis le C’est lundi #86 (mon année de naissance, qui plus est !) ? Tellement de choses, et pourtant, sur le blog, rien n’a vraiment changé. Je ris d’ailleurs intérieurement en revoyant cette jolie bannière que j’avais composée pour le C’est lundi à l’époque… et ce lapin blanc qui, à l’instar de ma personne, est toujours en retard ! Le fait est que, depuis début 2020, j’ai pris une très longue année sabbatique. Pourtant, j’ai un peu chroniqué quand cela s’avérait nécessaire, principalement les services presse car c’est une simple question d’honnêteté. Je n’ai pas arrêté de lire, que du contraire, le confinement m’y a même plutôt aidée. Mais durant 2020, confinement obligée, je me suis posée beaucoup de questions, concernant le blog, puis aussi concernant mes activités artistiques complémentaires. J’ai un paquet d’activités, et trop peu de temps pour tout faire, il était nécessaire de faire des choix. Mais étais-je prête à faire une coupe drastique dans les loisirs qui me tiennent à cœur ? Bref, je vous passe les détails de torture psychologique (et je sais que vous m’en savez gré). Il résulte de toute cette réflexion que, non, je ne peux vraiment pas arrêter le blog. Mes activités artistiques non plus, d’ailleurs. C’est surtout ma façon de les envisager qui doit changer, une meilleure organisation, moins de procrastination (pas le podcast, hein !), plus de courage face au travail (vite dit, avec un temps plein, une activité complémentaire, trois beaux-enfants et des rêves plein la tête !).

En fait, ce qui me gêne principalement dans le blogging, et qui m’empêchait jusqu’ici de tenir le blog de façon régulière, ce sont les écrans. À mon travail principal, je suis déjà 8h30 par jour sur les écrans, et ce 5 jours sur 7. Dans les bibliothèques, maintenant, tout se fait par ordinateur, et je ne vous parle même pas de la numérisation des documents anciens. Lorsque je rentre chez moi, je dois encore gérer mes activités complémentaires, souvent via le PC, mes comptes, mes mails, un peu d’écriture et j’en passe. Par-dessus ça, je devais encore prendre le chemin du blog sur le PC. Donc, au final, j’avais l’impression de passer tout mon temps de vie derrière un écran, dans un univers virtuel. Ce qui signifie moins de jardinage, moins de randonnées nature, moins de temps passé en famille, avec les amis, la famille, moins de jeux avec mes chats. Et ça, ça me dérange fortement. À l’heure actuelle, je n’ai trouvé qu’un semblant de solution, c’est-à-dire que je passe mes temps de midi sur le blog plutôt que mes soirées. C’est un peu mieux, mais pas génial non plus. D’ailleurs, si vous avez une solution que vous appliquez dans votre vie, je suis preneuse 😉

Mais assez parlé ! Je vous présente mes lectures de la semaine…

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[Chronique SF] Le voyage de Haviland Tuf, de G. R. R. Martin

C’est franchement bien ficelé, ça tient en haleine, ça captive son lectorat sans grande difficulté. Même les moins amateurs de SF n’y verront que du feu.

Synopsis

Haviland Tuf est un honnête marchand interstellaire qui apprécie les chats. À la suite d’une rencontre fortuite avec un groupe de mercenaires, il se retrouve en possession de l’Arche, un gigantesque vaisseau long de trente kilomètres abandonné mille ans plus tôt. Arme de guerre ultime créée par les éco-scientifiques de l’ancienne Terre, le vaisseau contient à son bord les technologies génétiques capables de bouleverser les écosystèmes de planètes entières… En compagnie de ses chats et des créatures nées de ses cuves de clonage, Haviland entame un long périple galactique.

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[Chronique fantasy] Les énigmes de l’aube. Tome 1, Premier souffle, de Thomas C. Durand

Pour une première lecture dans le rayon de la fantasy humoristique, on dirait que j’ai fait une très bonne pioche.

Synopsis

La petite Anyelle découvre qu’elle possède un don. Ce n’est pas une chose inhabituelle dans les Royaumes, à ceci près que le don d’Anyelle, qui lui permet de renforcer la magie des autres, est de nature à causer des troubles et à attiser certaines convoitises. Pour sa propre sécurité, elle doit absolument apprendre à le maîtriser, et donc étudier la magie. Seulement voilà : les écoles ne sont ouvertes qu aux garçons. Commence un périple où Anyelle devra faire ses preuves et trouver sa voie. La tâche n’est pas mince pour une enfant dont le désir d’étudier ne semble résulter que d’une franche envie de faire ce qui lui est interdit.

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[Chronique fantastique] Ghost love, de Loïc Le Borgne

Ces pages fleurent bon la rosée du petit matin qui se dépose dans les toiles d’araignée, le temps suspendu à l’instar de la poussière de l’air, le souffle d’un mouvement esquissé par un corps non physique, et le frisson qui fait se soulever les petits poils de la nuque.

Synopsis

La vie de Mathis a pris un tournant bien sombre depuis que son frère s’est tué en voiture. Oscillant entre soirées alcoolisées avec sa bande d’amis et job étudiant au journal du coin, son été s’étire dans la chaleur et la culpabilité. Il dérive jusqu’à Éléonore, jeune femme pleine de charme et de mystères. Ses goûts, ses paroles, ses passions s’accordent à merveille à ceux du jeune homme, bien qu’elle refuse tout contact physique… Sans cesse ramené au manoir abandonné du coin, Mathis s’embarque dans une histoire qui le dépasse, mais qui pourrait bien l’aider à panser quelques plaies.

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[Chronique fantasy] La dernière geste. T2, L’héritage du rail, de Morgan Of Glencoe

Morgan Of Glencoe a décidément trouvé ses marques dans son métier d’écrivaine, sa façon de raconter est clairement plus fluide et plus maîtrisée.

Synopsis

Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail seul désormais capable de lui donner asile …

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[Feuillets métalliques] #1, Les dossiers d’août 2020

Feuillets métalliques

Les dossiers d’août 2020

Hello !

Je sais que beaucoup de lecteurs d’imaginaire apprécient également la musique metal. En tout cas, c’est mon cas, et je connais un paquet de personnes qui partagent ce combo de goûts. Et puis cela fait deux ans déjà que je suis secrétaire de rédaction pour Metallian magazine, deux ans que je relis les articles des autres journalistes sans en écrire moi-même. Je trouvais donc sympa l’idée de passer de l’autre côté du rideau, et de vous proposer un nouveau type d’article sur ce blog, pleinement axé sur la musique metal, ses nouveautés, mais aussi sur le lien existant entre metal et littérature.

Chaque mois, j’essaierai de faire un topo sur ce qui sorti le mois précédent, d’établir un top des sorties qui valent vraiment la peine d’y jeter une oreille, puis de vous présenter différents tops et flops, notamment au niveau des artworks, qui peuvent être magnifiques comme parfaitement merdiques… Vous aurez droit aussi à l’ensemble des playlists reprenant les titres du mois, de façon la plus exhaustive possible.

Et puis parfois, il y aura des articles plus thématiques, tournant autour d’un auteur ou d’une œuvre et de la façon dont ces thèmes sont traités dans la musique metal. Il y en a déjà un en préparation, mais chut ! C’est une surprise pour plus tard !

Mon top metal d’août 2020

En ce mois d’août, il y avait du lourd, avec des sorties très attendues, notamment le dernier Batushka, pour lequel j’avais très peur d’être déçue, et qui au final reste parfaitement dans la veine du tout premier album. En black, j’ai découvert les excellents Cultus Profano et Panzerfaust, vraiment à écouter. En death, c’est Orbit Culture qui sort assez bien du lot, et bien sûr, le très attendu album de Incantation, qui est toujours aussi bon. Gojira m’ont quant à eux surprise avec une pochette plutôt colorée, mais au final leur son reste inégalable, et l’album est une vraie tuerie. Le nouveau Napalm Death se laisse également écouter.

Dans les albums attendus, notons également la nouvelle galette de Seether, très plaisante, ainsi que le nouvel Ulver, planant à souhait. Metallica, bien sûr, avec son second album live enregistré en présence d’un orchestre symphonique. Rien de nouveau sous le soleil, mais c’est toujours agréable à (ré)écouter. Oceans Of Slumber a semblerait-il pris du poil de la bête avec leur nouveau single, ils affirment leur style unique pour notre plus grand plaisir.

Dans les autres genres, j’ai noté les albums d’Avatar (à la pochette douteuse), Ost+front dans un genre gothique industriel, Egregor avec des accents orientaux, Brimstone Coven dans un genre plus stoner, Nightmare qui est le groupe de mon rédacteur en chef et qui vient juste de changer de chanteuse, et Apocalyptica qu’on ne présente plus, qui reviennent avec un nouveau single où figure Lzzy Hale, la volcanique chanteuse de Halestorm.

Les artworks les plus waouw

Les artworks les plus moches

Les artworks les plus dark

Les artworks les plus gores

Mis à part la pochette de Pharmacist tout en dessous, je trouve que les artistes ne se sont pas trop lâchés ce mois-ci.

Les artworks les plus kitsch

Mon petit favori ? L’artwork de Unleash The Archers, tout en bas à droite !

Les artworks les plus « what the fuck?! »

Ici, je n’ai rien compris à ce que l’artiste essayait de nous transmettre… Certains devraient faire autre chose que du graphisme, comme c’est le cas pour cette « superbe » pochette de Vömit, très hétéroclite dans son genre. Ou pire, celle de Slammed Into Oblivion, ma favorite de ce top, qui m’a réellement fait hurler de rire. D’autres n’ont peut-être pas compris que le principe était de faire vendre l’album et non de faire fuir le client. D’autres encore doivent avoir fumer la moquette du living. Quoi qu’il en soit, tout ça est très subjectif, mais très bof quand même, à mon sens.

Le « cover » le plus surprenant

Avez-vous reconnu le thème de Mulan, de Disney ? Eh oui, en metal, même Disney est susceptible de se faire ravaler la façade !

Petit florilège des titres/concepts les plus « what the fuck »…

Le concept le plus bizarre que j’ai rencontré en ce mois d’août nous vient du groupe Amateur Podiatry. Rien qu’au nom du groupe, on devine qu’il y a anguille sous roche. Le titre de l’album, Pedicurious, nous met la puce à l’oreille pour de bon, ce que les pistes de l’album nous confirmeront… Eh oui, c’est un pur concentré de fétichisme des pieds !

Quant à la palme du titre le plus « what the fuck », elle est remportée haut la main par le groupe Rotten Necrosis avec son titre culte « Killed by a mummy fart ». Oui, oui, vous avez bien compris, « tué par un pet de momie », ça c’est de la poésie !

Toutes les playlists des nouveautés du mois écoulé…

Black metal

Death metal

Thrash metal

Metalcore/deathcore

Heavy/hard rock/power

Et tous les autres !

[Chronique fantasy] Les Innamorati, de Midori Snyder

C’est tout ce que j’aime dans ce type de littérature, lorsque l’imaginaire devient symbole et se met au service de l’humain dans toute sa complexité.

Acherontia Nyx

L’Italie du XVe siècle : le règne des astrologues et des mages, de la commedia dell’arte, de Titien et Botticelli, de l’Arioste et de son Roland furieux.
De partout, ils sont venus à Labirinto, la Cité du Grand Labyrinthe, où chacun peut assouvir ses désirs secrets et se débarrasser des malédictions, des péchés, ou des douleurs secrètes qui le rongent.
Anna la créatrice de masques, Roberto son soupirant, Simonetta la prostituée, Rinaldo le mercenaire, Fabrizio l’acteur, Lorenzo l’avocat, Erminia, Mirabella, Zizola : tous s’embarquent pour un pèlerinage destiné à les purger de leurs maux dans les méandres du labyrinthe. Mais dans tout dédale qui se respecte, chacun risque de perdre son chemin… et son âme.

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[TAG] Les incontournables (récents) en SFFF, version Acherontia Nyx

Logo réalisé par Anne-Laure du blog Chut Maman lit !

Hey là, les libronautes ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus fait de tags littéraires, par ici… Cela fait d’ailleurs bien longtemps que je n’ai plus sérieusement mis le cap sur le blog, et je m’en trouve assez honteuse, en fait. C’est que, avec le confinement, tout ça tout ça, ma tendance habituelle à hiberner et me recroqueviller sur moi-même est revenue, tout naturellement, et à mon plus grand désarroi. Je fais de mon mieux, mais à chaque fois cette vilaine tendance me rattrape. C’est épuisant de lutter contre sa nature profonde, quand on a le tempérament d’une ourse mal léchée en mal de sa tanière.

Toujours est-il que j’ai envie de soigner cela, en commençant par une sympathique incursion dans le monde de la SFFF post-2000, et avec cela un regard en arrière sur toutes ces belles lectures qui m’ont accompagnée ces dernières années. Voici le topo, proposé par le blog Neverthwere

Lorsque les médias généralistes consacrent des articles aux littératures de l’imaginaire, c’est toujours une joie qui tourne rapidement à l’aigre lorsqu’on regarde les ouvrages cités. En effet, les titres proposés sont assez systématiquement les mêmes et ont généralement comme point commun d’avoir tous été écrits entre les années 1950 et les années 1970, le plus souvent par des hommes blancs.

Loin de moi toute idée de remettre en question le statut culte ou la valeur de ces œuvres. Mais tous ces classiques du genre sont-ils vraiment aujourd’hui la meilleure porte d’entrée pour découvrir les littératures de l’imaginaire, et surtout, n’y-a-t-il aucun livre sorti plus récemment qui pourrait intégrer ce club ultra-select ?

Voilà pourquoi je vous propose un petit tag pour ouvrir de nouvelles perspectives sur le sujet : Les incontournables (récents) en SFFF.

Le principe est simple : présentez dans un article entre cinq et dix ouvrages appartenant aux littératures de l’imaginaire (SF, fantasy, fantastique) qui sont pour vous incontournables, quelle qu’en soit la raison.
Une seule condition : ces livres doivent avoir été publiés à partir de l’an 2000.

Vert, du blog Nevertwhere
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[Chronique Young Adult] Thunder. Tome 1, de David S. Khara

Ce roman, premier tome d’une série, a toutes les chances d’être très apprécié auprès de son public cible.

Acherontia Nyx

L’adolescence d’Ilya tournait autour de vacances au soleil, cours d’aïkido, d’écoles privées… et d’un père absent. Lorsque celui-ci meurt dans d’étranges conditions, le jeune Russe est entraîné dans un tourbillon trouble : qui est donc cette grand-mère avec qui il doit désormais vivre, et qu’il n’a jamais vue ? Alors qu’il essaie de s’intégrer et de trouver sa place dans cette nouvelle vie, lui et quatre autres élèves sont agressés par des étrangers masqués dans l’enceinte même du lycée. Conspiration ? Ennemi commun ? Assassins de son père ? Les réponses sont peut-être plus proches qu’il ne le pense…


Éditions ActuSF, collection NAOS

Parution le 20 mars 2020

240 pages

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