[News] Fin de concours pour le mois de l’imaginaire 2019 !

Hello tout le monde !

Je vous annonce le dernier jour de mon concours pour le mois de l’imaginaire 2019… Il vous est encore possible de participer ! Et ce, jusqu’à minuit aujourd’hui…

Pour ce faire :

  • Indiquez en commentaire de cet article ou de l’article du concours
  • Une liste de vos lectures d’octobre (ou de vos dernières lectures pour celles et ceux qui participent déjà au concours)…
  • Sous forme de cadavre exquis comme expliqué dans l’article du concours.
  • Une lecture = une chance de gagner un prix !

Petit rappel des prix :

  • Un premier prix comportant un « kit imaginaire Acherontia » complet, comprenant les six illustrations au format A4 en impressions numérotées, deux signets et deux cartes postales issus de la même série d’illustrations, un bijou dé (ou un porte-clé dé pour les mecs ^^) issu de ma collection To Live Is To Dice, ainsi qu’un livre issu de sa PAL.
  • Un second prix comportant trois illustrations A4 (au choix) en impressions numérotées, un signet et une carte postale issus de la même série d’illustrations, ainsi qu’un livre issu de sa PAL.
  • Un troisième prix comportant une illustration A4 (au choix) en impression numérotée, un signet issus de la même série d’illustrations , ainsi qu’un livre issu de sa PAL.

Je reviens vers vous demain avec un récapitulatif et le nom des gagnant(e)s !

[Mois de l’imaginaire 2019] 11 octobre – Les papillons géomètres

« C’est ici que le gros chien attendait, il pleurait. Il attendait la belle dame morte, » leur affirma-t-elle quand ils l’eurent rattrapée. Elle hochait la tête, sûre de la position qu’elle indiquait et de sa conviction.

Derrière elle, une porte cochère étroite, en retrait de la chaussée, obturait l’accès discret vers une bâtisse, haute et noire. Les deux battants rétrécis sous la poterne, fermés d’un verrou solide, n’auraient pourtant pu faire place à un attelage, tout au plus à un cheval, et leur voussure se rencognait obscurément entre les deux façades voisines. Dans l’ombreuse trouée, la maison paraissait ancienne, construite avant que la rue n’installe son cours, l’oubliant au lieu de la border de sa rive. La fillette frissonna et d’un bond quitta ceux qu’elle avait guidés pour courir à son étal.

Comme si le temps subissait l’influence des pierres noircies de l’édifice, le ciel se couvrit. Un crachin insidieux bruina presque aussitôt, brouillant derrière sa brume grise les contours de la demeure en exil. Eustace Blushy, faisant preuve d’un intrépide sens de l’initiative, saisit ses deux compagnes par le coude. Elles le suivirent sans opposer de résistance, à son grand soulagement.

Surprise malgré son accoutumance aux perfides intempéries de la capitale, la foule avait accéléré le pas et tâchait d’esquiver, par de brusques soubresauts, les roues des véhicules qui patinaient sur les pavés humides et les humeurs que les chevaux irrités renâclaient à grands jets de crachats hors de leurs naseaux fumants. L’imprimeur se fraya une trouée dans le chaos brumeux d’un pas conquérant, il fit entrer son escouade dans le pub le plus proche. Bien que la gargote fût déjà envahie par les consommateurs chassés de la rue par la pluie, Eustace dénicha une table dans un recoin. Les deux femmes se serrèrent sur un banc tandis qu’il occupait un tabouret. Des rescapés, plus trempés à mesure que les minutes s’écoulaient, entraient en s’ébrouant, au grand dam de ceux encore secs qui protestaient de recevoir les gouttes auxquelles ils avaient échappé au-dehors. Indifférents aux indignations vociférées, les arrivants augmentaient la cacophonie par leurs exclamations outragées à propos de cette bruine devenue drue jusqu’à se transformer en averse.

Christine Luce, in Les papillons géomètres. Les moutons électriques, 2017.

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci :

« Au dernier réveillon de Noël en famille, j’ai volé le portefeuille de Claude François en piétinant les fleurs qu’il venait de m’offrir, et ça s’est très mal terminé. »

Acherontia vous propose un chouette extrait de roman « Les papillons géomètres » de Christine Luce

[Mois de l’imaginaire 2019] 10 octobre – Smog of Germania

S’il existait un endroit à Germania où le soleil ne pénétrait jamais, alors Viktoria l’avait trouvé. Le smog était si épais qu’une nuit perpétuelle régnait au-dessus de ce quartier : Neukölln, point de convergence de plusieurs zones industrielles, où les fumées s’unissaient en un brouillard impénétrable. Viktoria n’y avait jamais mis les pieds auparavant et elle comprenait désormais pourquoi. Des rues sales, jonchées de détritus, une croûte de boue perpétuelle sur les pavés, des chiens errants faméliques rongeant les ordures aussi bien que des cadavres pourrissants, où les rares âmes errantes n’étaient qu’ombres furtives rasant les murs – et des rats, bruns, gris, noirs, partout, grouillant et couinant. Ces hideuses bestioles se savaient reines dans ces taudis, si bien qu’elles frôlaient les chaussures des intrus sans aucune peur de se faire écraser. Viktoria avait gémi lorsqu’une de ces horreurs était venue renifler ses bottines, mais un claquement sec de la langue de Jeremiah lui avait aussitôt fait comprendre qu’elle avait tout intérêt à garder le silence. Depuis, elle se maîtrisait tant bien que mal, s’efforçant d’ignorer l’environnement. Bien avant que le Kaiser ne se lance dans l’édification d’une ville démesurée, le secteur ne jouissait pas d’une bonne réputation ; il avait toujours renfermé des taudis, abrité nombre d’émigrés et de marginaux, servi de repaires aux crapules… La garde impériale n’y descendait que poussée par extrême nécessité et avec le temps, Neukölln s’était délabré davantage.

On les avait suivis. Au départ, Viktoria avait eu beau sonder les volutes noirâtres, elle n’avait vu personne. L’intense sentiment que des regards avides lui brûlaient la nuque, en revanche, avait crû jusqu’à ce que Jeremiah cligne de l’oeil, provoquant le tintement du grelot. Les curieux ou malintentionnés s’étaient aussitôt égayés. À bien y réfléchir, chaque individu assez téméraire pour s’aventurer jusqu’ici semblait incarner un repas inestimable pour la population malfamée du secteur… Pour finir, le trio s’engouffra dans une arrière-cour d’immeubles, descendit des marches et traversa les tunnels de caves, pour arriver devant une lourde porte munie d’un heurtoir en cuivre dont Jeremiah se servit sans hésitation.

Un homme en tablier de cuir à la carrure impressionnante et à la mine patibulaire couverte de sueur se découpa sur le seuil ; les muscles de ses épaules luisaient, des perles de transpiration s’écoulaient de sa barbe fournie. Des zébrures noires étaient tatouées sur ses bras, lui donnant des airs de bête sauvage.

Marianne Stern, in Smog of Germania. Éditions du Chat Noir, 2015.

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci :

« Alors que je ne faisais rien de particulier, je suis allé récupérer Sangoku aux Enfers en lui agrippant les poils de nez, mais ça ne m’a pas servi à grand chose. »

Acherontia vous propose un chouette extrait du roman « Smog of Germania » de Marianne Stern

[Mois de l’imaginaire 2019] 9 octobre – Ce dont rêvent les ombres

Une légère étole de brume enveloppait encore le pied des arbres. Les premiers rayons du soleil adoubaient l’existence de chaque feuille, éclairaient l’or des renoncules rendu plus vivace au voisinage des sapins, d’un vert presque noir. Les têtes brunes des champignons étincelaient au gré de la lumière changeante, comme ces perles cachées au fond de la mer et dont l’éclat fortuit trahit la retraite. À ces trésors révélés du sous-bois s’ajoutait la blancheur soudaine d’un brin de muguet cédant sous le poids de ses clochettes épanouies. Un gazouillis se fit entendre et de nid en nid, les rossignols, les pies et le pinson se répondirent, comme tout dans la nature unanime devise et s’entend.

Plus avant dans les hauteurs, lové au coeur de son indécelable refuge, un autre animal s’éveillait lentement. La fraîcheur du matin avivant la conscience du corps, Éponine ramena sur son épaule la fourrure odorante. Les ténèbres se dissipaient peu à peu sous ses paupières. Comme chaque jour, elle posa la main contre les branches robustes autour desquelles était construite sa cabane. Ce ne pouvait être qu’un chêne, ce pilier sur lequel tout repose, de la plus petite science à l’Inconnaissable qui régit l’essence de la vie. Elle se leva, ouvrit le volet, scruta l’épaisseur foisonnante des feuillages. Elle se sentait le témoin privilégié du commencement du monde.

Il lui était bon de retrouver la forêt. Pendant deux jours, elle n’avait contemplé de paysage que la pierre. Confinée dans un dolmen, elle avait fêté le retour de Beltan, la période la plus claire de l’année, comme tant d’autres avant elle, comme personne d’autre sans doute après elle. Elle crachait encore violemment les résidus des chandelles de suif, dont la fumée noire avait teinté le couloir de l’édifice.

Elle passa une longue robe, ficha la serpe dans le bâillement de sa ceinture tressée, peigna sa toison folle dont quelques cheveux tombèrent. Elle les ramassa et les posa sur une branche : avec la belle saison, les oiseaux en auraient besoin pour protéger leurs couvées. Enfin, elle fourra une des poches de sa besace du plantain guérisseur : elle ne manquerait certainement pas de se piquer aux orties qu’il fallait absolument cueillir ce matin.

Hilda Alonso, in Ce dont rêvent les ombres. Éditions du Chat Noir, 2016

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci :

 » Alors que je pleurais à chaudes larmes, j’ai enfermé Jack l’Éventreur dans le placard à balais parce que j’avais besoin d’extérioriser ma colère, et ça s’est très mal terminé. « 

Acherontia vous propose un chouette extrait du roman de Hilda Alonso, « Ce dont rêvent les ombres »

[Mois de l’imaginaire 2019] 8 octobre – La horde du contrevent

Ces satanés Fréoles, ma figue, il fallait « leur tirer révérence et chapeau bas » (dixit Caracole). Quelle générosité ! Et quelle jolie prévenance ! À se demander au final s’ils ne voulaient pas qu’on y aille, se paumer dans la flaque, hum ? Ce Port-Choon étrange et glaiseux, cette bourgade de fantômes à barques, aux maisons perchées sur des pilots de bois et de brique, les rues labourées de canaux à la sauvage, ça ressemblait à un baraquement hâtif oublié par des Obliques sur un estuaire. Ils essuyaient de foutues marées – « la seiche » dans leur jargon de pêcheurs – qui montaient jusqu’aux vitres. Voilà pourquoi on voyait tous ces bateaux à coque suspendus en l’air, qui leur servaient surtout de maisons. En phase de crue, ils larguaient les amarres et ils se laissaient flotter, pffuit, jusqu’à ce que ça se tasse. pas idiot…

Du jour où les Fréoles nous lâchèrent, la jetée qui nous guidait marqua des signes de faiblesse… Elle apparut vite moins fiérote (et même un peu absente) la petite, par moments… On goûta nos premières vases. Progressivement, les rares traces attribuables à des créatures humaines (les cabanes palafittes et les pontons pourris, les canges bousillées remplies d’algues, les bajoyers qui étayaient les digues) se diluèrent dans la brume montante. Le soir arriva trop vite et nous nageâmes à tâtons dans l’eau frisquette jusqu’à trouver un îlot vaseux, mal fixé par des roseaux bruissants. Steppe avisa un bosquet de saules et Callirhoé fit feu. L’humidité, près du nid de flammes, recula à peine… Le sol n’offrait que des appuis spongieux. L’eau, par moments, sursautait derrière nous. Floc… Flac… Floc… Un silence ruisselant, fluide… (Sans s’annoncer) une solitude invraisemblable nous enveloppa alors… Nous étions largués loin – très loin de nos routines et de nos bases. Nous n’avions plus de repères. Nous avions la trouille. La flaque commençait maintenant. Elle fasciculait tout autour de nous, à travers nous déjà, pénétrant notre terreau de chair chaude, comme un rhizome de phragmite. Et elle allait donner sa pleine mesure dès le lendemain.

[…]

Ici, c’est le pays des cagouilles, du poiscaille et de la bouillasse. Faut pas chercher à poser la patte sur une motte, pas vouloir réfléchir à la trace sèche, ni quel îlot, bout de roc ou tas de bouse à moitié liquide va pouvoir te servir à te relever pour contrer à la franche – debout, campé. Quand ça pleut ici, ça pleut pas à seaux, plutôt à la barrique de binouse, au tonneau de cent, ça te douche la couenne au jet, plus besoin de te laver petiot, mais ferme ta bouche et boucle ton calbut, et va te jeter à la baille direct, histoire d’enquiller du mille en crawl…

Alain Damasion, in La horde du contrevent. Folio SF, 2007.

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci :

 » Je ne savais pas encore qu’il ne me restait que dix minutes à vivre lorsque j’ai pris le thé avec Sabrina l’apprentie sorcière en espérant ne pas croiser son père, mais je me suis pris les pieds dans le tapis. « 

Acherontia vous propose un chouette extrait du roman d’Alain Damasion « La horde du contrevent »

[Mois de l’imaginaire 2019] 7 octobre – Manesh

Les Teules sont finalement venus.

Dans la pénombre, ce ne sont d’humains que l’esquisse, corps nus drapés dans une cape d’aiguilles, fondus dans le corps de la forêt ; griffes repliées sur le bois d’une lance à pointe d’os ou d’un arc à demi-bandé. J’en dénombre près de cent. Comment avons-nous pu ignorer l’approche d’un groupe de cette taille ? Aucun d’entre nous ne les a vus ni entendus arriver ; pas même Turmach, qui pourtant n’aurait eu qu’à relever les yeux de sa broquette.

L’un des Teules, un vieillard de grande taille coiffé d’une tête de blaireau, s’avance d’un pas. Aussitôt, avec un bel ensemble, une dizaine d’autres l’imitent pour émerger en pleine lumière. Ils se détachent des arbres comme s’ils s’arrachaient à eux, et viennent former devant la forêt une ligne de gardiens silencieux.

Et puis c’est tout. Plus personne ne songe à esquisser le moindre geste. Nos respirations sont suspendues à un fil invisible. Les Teules nous décortiquent du regard, sans gêne ni pudeur, avec une sorte de nonchalance alerte, et nous faisons de même à leur endroit.

Ceux qui marchent en rêvant ne portent pas d’autre vêtement que l’ample manteau de fourrure retournée, bardé de plusieurs couches de rameaux d’épicéas, qui les enveloppe et les fond dans le décor de la forêt boréale. Nus leurs pieds, qui foulent le sol à demi-gelé ! À poil leurs cuisses, leurs tétons, leurs bras lestes, leurs génitoires qui pendouillent sous leurs ventres vaguement arrondis ! Mais du visage jusqu’au bout des orteils, pas un pouce de leur peau qui ne soit enduit d’une sorte d’épaisse graisse pigmentée dont l’étrange couleur, un turquoise grisâtre, parachève leur camouflage sylvestre. Même leurs opulentes chevelures teintes épousent les tons de la forêt : de bruns, d’auburn ou de roux, chevauchées de pommes de pin, de morceaux d’ambres ou de corne pris dans leur nasse.

Stefan Platteau, in Les sentiers des astres. Tome 1, Manesh. Les moutons électriques, 2014

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci…

 » Tandis que je balançais le cadavre de ma tante au fond des bois, j’ai proposé une danse à Katniss Everdeen en m’étirant avec délice, et cela m’a plus. « 

Acherontia vous propose un chouette extrait du roman de Stefan Platteau, « Manesh »

[Mois de l’imaginaire 2019] 6 octobre – Royaume de vent et de colères

J’ai croisé un instant le regard du fantôme qui est passé devant ma porte. Il avait les mêmes yeux que Philippa. J’attendais un signe mais je ne pensais pas qu’il emprunterait les traits de ma défunte épouse. Le passé est là, sur mon seuil. Je n’ai plus qu’à le laisser entrer pour que le vieux Gabriel et le chevalier, enfin réconciliés, ne fassent finalement plus qu’un.

Quelle heure est-il ? Cela fait une éternité que je dois être assis à cette table dans la pénombre. Je ferme les yeux avec la certitude de voir mes victimes revenir me hanter. Rien. Aucun visage, aucun cri, pas même la simple image d’une goutte de sang. Les cauchemars qui m’ont pourchassé pendant toutes ces années se terminent aujourd’hui. Cette nuit, je n’en veux plus.

La tempête souffle dehors avec force, arrachant parfois une tuile qui va s’écraser sur les pavés. Chacune de ses rafales menace d’abattre les maisons pour m’enterrer vivant sous les décombres. Je n’ai plus peur. Le mistral pourra toujours souffler demain pour transmettre sa folie aux hommes comme il l’a fait pendant ces trois derniers jours. Fou, je le suis déjà et le diable, aussi cruel soit-il, n’a pas le pouvoir de briser deux fois le même destin.

Le sommeil me gagne immédiatement quand je m’allonge. Mes pensées se teintent peu à peu de la couleur du rêve. J’ai l’impression d’être une lame de tarot, battue avec les autres avant d’être tirée au hasard et placée par une main invisible sur une table infinie. Demain, les cartes seront retournées une à une, révélant les arcanes qui écriront l’avenir d’un destin qui nous dépasse. Oui, demain Marseille deviendra folle, la tempête soufflera plus fort encore pour abattre ses murs comme un château de cartes. Demain, je serai enfin chevalier.

Jean-Laurent Del Socorro, in Royaume de vent et de colères. ActuSF, 2015

N’oubliez pas de vous joindre à mon concours pour ce mois de l’imaginaire !

D’ailleurs, le cadavre exquis de ce roman donnerait ceci :

 » Alors même que j’avais fait un bisou à ma mère ce matin, j’ai pris le thé avec Sabrina l’apprentie sorcière pour pouvoir enfin m’offrir ce petit haut qui me faisait tant envie, et j’y ai perdu mon honneur. « 

Acherontia vous propose un chouette extrait du roman de Jean-Laurent Del Socorro « Royaume de vent et de colères »