[Chronique Horreur] L’asile du Nord. 1, Camille, de Carine Paquin

Tout commence par un « innocent » jeu de Ouija entre filles (c’est fou, cette propension qu’ont les adolescents à aimer se faire peur !). Se mêle à cela le décès d’une grand-mère qui, post-mortem, se révèle être plus étrange qu’il n’y paraissait de son vivant. Vous tenez là un cocktail trouble à souhait et qui sent déjà le sapin roussi !

Acherontia

Synopsis

Peu de temps après la mort de sa grand-mère, à l’aube de l’an 2000, une jeune fille de seize ans est internée à l’hôpital psychiatrique. Son diagnostique: schizophrénie paranoïde. Pourtant, certaines personnes de la ville sont convaincues que la petite n’est pas folle, que ce qui l’affecte n’a rien d’humain. Existerait-il quelque chose d’invisible à l’homme qui peut s’emparer de lui et détruire sa vie? Enfermée entre les quatre murs de cet hôpital, que fera Camille quand elle constatera que sa vie ne lui appartient plus? Pour quoi, ou plutôt pour « qui » vit-elle?

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[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

L'auteur ouvre une brèche dans le tissu superficiel de l'humanité et s'amuse à nous y faire chuter. Mais de fond point il n'y a. Car la turpitude, le vice, la folie et l'horreur n'ont pas de limites…

Acherontia, chronique de "Poétique du morcellement"

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

« Des pleurs étouffés tirèrent Rachel de son inconscience. Elle ouvrit les yeux mais demeura plongée dans le noir. Il lui fallut plusieurs secondes avant de réaliser qu’elle n’était plus ligotée. Un petit cri s’échappa de sa gorge et, en une seconde, elle fut debout, tâtonnant nerveusement à travers l’obscurité qui l’enveloppait. Essoufflée, elle heurta un mur, écarta les bras puis en toucha deux autres latéralement. Elle se retourna brusquement, fit trois pas précipités et rencontra une autre cloison. Hystérique, elle battit des bras comme pour déchirer le voile de ténèbres qui l’oppressait. Elle hurla avant de plaquer ses mains sur sa bouche, ne laissant plus sortir qu’un grognement pitoyable. Et si son agresseur l’observait, au-delà des cloisons, attendant le moment propice pour lui tomber dessus et la torturer? Qui l’avait amenée ici et pourquoi ? Luttant pour contenir le flot de peur brute qui ne demandait qu’à corrompre son corps et son esprit, elle demeura immobile quelque temps, prostrée. Puis, reprenant ses esprits, elle tendit l’oreille. Les sanglots s’étaient arrêtés, mais il lui sembla entendre la voix lointaine d’un homme. L’air charriait des relents d’excréments et de moisissures, c’était la première fois qu’elle le remarquait. »

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Playlist Spotify

Acherontia's chronicles – Poétique du morcellement

Playlist aussi disponible sur YouTube…

PS : The coronation de Dishearten a été remplacé par Portal of Anatolia du même groupe. Quant au morceau d'Eros Necropsique, je n'ai pas pu le trouver sur Youtube…

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

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[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

…Ce roman n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains!

Comme le dit l’auteur lui-même, cette lecture est déconseillée aux humanistes végétariens. J’ajouterai que, d’une façon générale, je ne la conseille pas aux âmes sensibles.

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Je vais encore faire dans l’original, sur le coup, je le sens venir ^^

L’auteur m’a donc proposé son roman en m’envoyant un gentil petit mail sur la boîte du blog… Après lecture dudit mail et du résumé, j’ai accepté, parce que le thème et le ton me plaisaient, et que je n’étais pas trop débordée en apparence.

Mouais… En apparence, seulement! Parce que le gentil monsieur, cela fait un an qu’il l’attend, sa chronique, pauvre de lui! Je n’en suis pas fière, croyez-moi… C’est la tête basse et le regard fuyant que je m’installe derrière ce PC. Pour peu, on pourrait me confondre avec le teckel du voisin… Attendez! Mais le voisin n’a pas de teckel?! Enfin, oui, vous m’avez comprise.

À ma décharge, le livre est tout petit et tout fin. Pour vous dire, un petit quinze centimètres de hauteur, pour cinq millimètres d’épaisseur. On dit souvent que ce n’est pas la taille qui compte, mais dans ce cas-ci, sa taille lui a permit de se faufiler loin loin dans ma PAL, et de s’y cacher si bien que je ne l’ai retrouvé que récemment lors de mon déménagement. Je pense que ce livre est conscient des horreurs qu’il renferme, et qu’il me jugeait trop sensible pour me délivrer ses sombres petits secrets.

C’est dommage, car l’auteur s’était chargé de le tatouer avant de me l’envoyer. Une magnifique dédicace à rallonge en première page, avec un emoji diablotin prêt à me piquer le popotin avec sa fourche. Il y avait pourtant de quoi me donner l’eau à la bouche!

Soit, j’ai remis la main sur le bouquin fugueur, je l’ai donc lu une fois mon déménagement terminé, et voici ce que j’en ai pensé… Je vais vous le décortiquer nouvelle après nouvelle, ce sera plus simple.

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

D’une façon générale, l’écriture de l’auteur est fluide et bien maîtrisée. J’ai apprécié le vocabulaire parfois soutenu, le français impeccable, la rythmique agréable des récits. Premier bon point, Monsieur Janulewicz, c’est bien! Au troisième, vous aurez des bonbons!

Tenez, voici un second bon point pour vous : J’ai trouvé que les nouvelles, pour la plupart, étaient bien construites, distillant peu à peu le suspens, faisant sombrer le lecteur de plus en plus dans les insondables abîmes de l’horreur. Une nouvelle en particulier m’a interpellée à ce niveau-là, je vous en parle un peu plus loin. 

Quant aux chutes, élément primordial pour une nouvelle réussie, la plupart étaient totalement imprévisibles et ont réussi à me surprendre. À part une, mais là aussi, je vous en parle plus loin. Et voilà, Monsieur Janulewicz, troisième bon point! Bravo, vous voici l’heureux propriétaire d’un authentique sachet de Carimbo! À moins que vous préfériez les Haribar? (Petit clin d’oeil que seul celui qui a déjà lu ce recueil pourra comprendre…)

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Un restaurateur a reçu la visite impromptue d’un critique culinaire, et n’est guère ravi de l’article écrit à son sujet. Il rumine sa colère, jusqu’au jour où le critique revient dans son établissement…

Mon avis

Une sympathique mise en bouche pour ce recueil de nouvelles… Mauvais jeu de mot, s’il en est, je sais! Mais cela ne devrait pas étonner celles et ceux qui me connaissent.

La chute est assez chouette, car plutôt inattendue. Ceci étant, la nouvelle se compose surtout de la « lecture » de la critique acide reçue par le restaurateur, et je l’ai trouvée longuette. Un peu plus d’action pure aurait été la bienvenue.

J'ai laissé s'exprimer le molosse impitoyable que j'abritais à mon insu. Dans ma vie, j'ai découpé, tranché, filé des milliers de morceaux de viande, mais là c'est une expérience inédite. Et ultime.

Ver solitaire. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Daniel bricole chez lui un dimanche, jusqu’au moment où il est interrompu par sa propriétaire. Celle-ci lui reproche de faire trop de bruit…

Mon avis

Pas mal, mais sans plus. J’ai trouvé la fin franchement téléphonée (et là, je vous donne un indice sans même le vouloir!). Disons que je me suis moi aussi essayée à l’art de la nouvelle. Je me suis par conséquent informée quant aux différents types de chute possible, et ceci faisait partie des exemples trouvés. En revanche, le côté sanglant et morbide est au rendez-vous, palliant un peu le manque d’originalité.

La saisir par les cheveux pour lui fracasser le crâne contre le mur est la première idée qui traverse l'esprit de Daniel. Résistant néanmoins à la tentation, il espère une réaction plus civilisée.

Bricoleur du dimanche. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Des femmes sont enlevées et séquestrées dans un but qu’elles ignorent. Lorsqu’elles en découvriront la raison, il sera déjà trop tard pour elles…

Mon avis

La meilleure nouvelle de ce recueil, à mon sens. J’ai beaucoup aimé sa construction. Un peu à la façon d’une macabre poupée russe, on découvre au fur et à mesure que les couches du récit se soulèvent des horreurs toujours pires que les précédentes. Jusqu’à la surprise finale, bien évidemment, subtilement cachée sous des monceaux de mots putrides et de syntaxe nauséabonde. L’ambiance du récit elle-même est glauque à souhait. L’auteur ouvre une brèche dans le tissu superficiel de l’humanité et s’amuse à nous y faire chuter. Mais de fond point il n’y a. Car la turpitude, le vice, la folie et l’horreur n’ont pas de limites…

Avachie sur le sol, revêtue seulement de ses dessous crasseux, Laura redressa la tête avec difficulté. À travers sa vision déformée par les larmes et la drogue qui commençait à agir, la silhouette floue de l'homme qui se tenait en face d'elle semblait onduler comme une plante d'aquarium.

Fantasme ultime. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Un homme est licencié de façon injuste alors qu’il travaillait depuis des années pour une firme de bonbons. Il était chargé de rédiger les blagues imprimées au dos des emballages. Le destin va frapper à sa porte d’une bien étrange manière pour lui proposer de prendre sa revanche.

Mon avis

Pas mal, mais peut faire mieux au niveau de la rédaction. Je pense que le récit et les différents éléments de suspense auraient pu être agencés de façon plus machiavélique encore…

Il enfila des gants en latex et attrapa un bonbon qu'il agita au-dessus de sa tête. Rien dans son aspect ne le distinguait des autres, mis à part qu'il semblait d'un gabarit un peu plus important. L'homme ôta la papillote et agita son contenu sous les regards incrédules du groupe, qui explosa en jurons et cris de dégoût.

Dernière blague. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Prostrée chez elle dans la misère et la crasse, une femme est sur le point d’accoucher alors que son copain vient de la larguer.

Mon avis

Une petite nouvelle ma foi fort sympathique, si l’on aime les récits désespérés où la misère côtoie l’horreur. Je n’ai qu’un seul regret, qu’elle ne soit pas un peu plus développée. Je sais que c’est volontaire de la part de l’auteur (enfin, je le suppose…), mais un peu plus de suspense et de matière m’aurait fait encore plus plaisir.

Front plissé, paupières si serrées qu'elles semblent hermétiquement fermées, le visage de Rosy est un masque de colère taillé dans un bois envahi de stries. Si Franck se tenait en face d'elle, le venin qu'elle déverserait lui ferait l'effet d'un acide.

Petite poupée. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Synopsis

Un vieil homme doit aller donner son sang, mais c’est un acte qu’il n’a encore jamais fait, et il se sent stressé. L’infirmière fait de son mieux pour le rassurer, mais le passé resurgit parfois au moment où on s’y attend le moins, et pas toujours de la façon la plus agréable…

Mon avis

Alors là, je suis sur le derrière, comme on dit. La chute est complètement inattendue! Enfin… On commence à se douter de quelque chose vers la moitié du texte, mais sans toutefois pouvoir mettre le doigt sur THE truc qui va vous faire bondir à la toute fin. Une dernière nouvelle assez bien construite et rédigée qui clôture un sympathique recueil de nouvelles digne des froides soirées d’Halloween…

Un fracas de verre brisé, la tôle qui se déchire. Paul a les os broyés, les chairs éclatées. La douleur, fulgurante, lui coupe la respiration. Terrorisé, il tend une main tremblante vers le visage de son père qui le regarde avec une expression de tristesse infinie.

Redemption sangles. In : Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Vous l’aurez compris, dans ce très (trop) court recueil de nouvelles, il y a du bon et du moins bon. Je ne vous dirai pas qu’il y a à boire et à manger, car ce sont là des mets auxquels l’on n’a guère envie de goûter, à moins d’être nécrophile, ou scatophile, ou cannibale, ou…

Bref, ceci n’est clairement pas un recueil à mettre à la portée de tous. Mais les amateurs du genre horrifique y prendront un certain plaisir, surtout s’ils sont en plus portés sur l’humour noir.

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
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[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

FungiLumini (Livraisons littéraires)

Eléonore (Le repaire des livres)

Mélisande (Lire ou mourir)

[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz
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[Chronique] Poétique du morcellement, de Romano Vlad Janulewicz

Livre lu dans le cadre du Défi lecture 2017…

Thème 74 : Un titre imagé (qui n’a rien à voir avec le thème)

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Les pirates de l'Escroc-Griffe, l'intégrale, de Jean-Sébastien Guillermou

Bragelonne

Caboche ne sera plus jamais privé de liberté !
C’est du moins ce qu’il se promet après s’être échappé de l’orphelinat militaire, pour partir à la recherche de son père. Il croisera sur sa route l’équipage de L’Escroc-Griffe. Connus pour n’avoir jamais réussi un abordage, les hommes de Bretelle, vieux capitaine désabusé, semblent davantage échappés de la troupe d’un cirque que d’un bateau pirate.
Mais Caboche a le goût de l’aventure, et un talent certain pour la persuasion. Il va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoise, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites, pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme.

Le baron noir. T1, d'Olivier Gechter

Mnémos

Paris, 1864. La vieille Seconde République est toujours dirigée par le Président Bonaparte. La France domine l’industrie dans tous les domaines : depuis le début du siècle, ses dirigeables sillonnent les cieux, ses transports ferroviaires véhiculent les marchandises de ses usines et de ses colonies dans toute l’Europe. Antoine Lefort, jeune magnat des transports et fabriquant d’armes, est un des artisans de cette puissance. Lorsqu’un de ses plans ultra-secrets est volé au nez et à la barbe des autorités, il décide de tendre un piège à ces espions, à la solde d’une puissance étrangère. L’aide d’Albert le majordome, du jeune Clément Ader et surtout celle du Baron Noir, un mystérieux justicier en armure, ne sera pas de trop.

Le Paris des merveilles. T2, L'élixir d'oubli, de Pierre Pevel

Version poche

Paris, début du xxe siècle.
Dans un Paris de la Belle Époque où se côtoient gnomes, dryades, chats-ailés et arbres enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, membre reconnu d’un club de gentlemen magiciens, est sur une nouvelle affaire de meurtre. La victime est un antiquaire apparemment sans histoires, mais l’enquête du mage le conduit à un nom que beaucoup redoutent : Giacomo Nero. Cet ambitieux mage noir pourrait bien être mêlé à une intrigue trouvant ses origines à l’époque de la Régence. En ce temps-là, Griffont était le chevalier de Castelgriffe. Érudit désinvolte et mage libertin, il s’apprêtait à affronter une société secrète et, ce faisant, collaborait pour la première fois avec une certaine baronne de Saint-Gil. Cependant, révéler aujourd’hui les secrets du siècle passé pourrait bien éveiller un confit s’étendant jusqu’à l’OutreMonde…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.

Magnifiques artifices. T1, La dame aux artifices, de Shelley Adina

Moonshell books

Londres, 1889. Règne de Victoria. Le fils de Charles Darwin est Premier ministre. Et la vapeur est l’énergie qui mène le monde. À 17 ans, Claire Trevelyan, fille du vicomte St. Ives, était censée se contenter de verser élégamment le thé, coudre un ourlet à la perfection et mettre le grappin sur un bon parti. Malheureusement les talents de Claire ne relèvent pas de la salle de bal mais du laboratoire de chimie, où les choses ont la fâcheuse habitude d’exploser. Quand son père joue son patrimoine sur les moteurs à combustion et le perd, Claire se retrouve catapultée dans les rues malfamées de Londres. Mais, en jeune femme pleine de ressources et d’esprit, elle retourne la situation en sa faveur. S’en suit l’ascension d’un nouveau chef de bande du milieu glauque de la ville, connu sous le nom de la Dame aux artifices. Quand elle rencontre Andrew Malvern, membre de la Société royale des Ingénieurs, elle réalise que ses talents peuvent lui servir à beaucoup d’autres choses, outre les artifices explosifs. Ils peuvent l’aider à exaucer ses rêves et ses… mais parfois des amitiés les plus sincères peuvent naître les plus grandes trahisons…

Victorian fantasy. T2, De velours et d'acier, de Georgia Caldera

Pygmalion

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.
Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.
Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice.

Les foulards rouges. Saison 3, Épisode 6, The shadow of death, de Cécile Duquenne

Bragelonne snark

Découvrez la fin de l’incroyable périple de Lara et Renaud dans la troisième et ultime saison des Foulards Rouges ! Une épopée qui vous emmène loin, très loin par-delà les étoiles, et qui mêle magie, uchronie, steampunk, mystère et amour avec brio.

Le secret de la dame en rouge, de Béatrice Bottet

Scrinéo

En cette fin du XIXème siècle, on prépare à Paris l'exposition universelle, et l'inauguration de la Tour Eiffel. Violette Baudoyer se réfugie dans la capitale après avoir fui sa famille. Elle est recueillie par Madame Bouteloup, et formée à la voyance au sein de la bonne société. Florimond Valence est quant à lui journaliste aux Nouvelles du matin, et mouchardeur pour le commissaire Aristide Barjoux. Lorsque le corps d'une femme est découvert dans le quartier de Belleville, Florimond doit élucider l'affaire. C'est alors qu'il va croiser la route de Violette… Qu'a-t-elle à voir avec ce meurtre ? Est-elle menacée ? Florimond peut-il l'aider ?

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Metro 2034, de Dmitry Glukhovsky

L'Atalante

La station Sevastopolskaya produit de l'électricité qui alimente le métro moscovite, mais la dernière caravane d'approvisionnement n’est jamais réapparue, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche…
Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d'entre les morts, rongé de l'intérieur par les ténèbres ; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette d'ériger un mémorial à l'humanité disparue ; Sacha, enfin, toute jeune fille qu'ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père.

Forget tomorrow. T2, Remember yesterday, de Pintip Dunn

Lumen

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé…par votre futur moi !
À seize ans, Jessa vit dans un monde au bord du chaos. Jusque-là, tout le monde recevait au seuil de l’âge adulte un souvenir sélectionné et envoyé par son futur moi, une carte de visite qui conditionnait la vie et la carrière de chaque individu. Mais, depuis quelques années, le processus a été interrompu. On ignore encore comment ces images étaient envoyées depuis l’avenir dans le présent, on sait simplement que la clé de cette découverte décisive, c’est Jessa elle-même.
Ses pouvoirs psychiques en font donc la plus précieuse des habitantes d’Eden City… mais elle se refuse absolument à aider les autorités, car elles ne sont pas étrangères au suicide de sa sœur, dix ans plus tôt. Assaillie par une série d’étranges appels à l’aide, Jessa décide de se laisser guider par ces visions, quitte à devoir collaborer avec Tanner Callahan, jeune scientifique de renom sur lequel reposent justement tous les espoirs de découverte du souvenir futur. Autrement dit, son ennemi juré.
Son instinct ne serait-il rien d’autre que la main implacable du destin ? Dans la veine de Minority Report, Remember Yesterday est une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir oser réécrire son histoire et défier le futur.

Absynthe. T1, C'était nuit en le solitaire octobre, de T. J. Klune

MxM Bookmark

Les cieux, ils étaient de cendre et graves ; les feuilles, elles étaient crispées et mornes – les feuilles, elles étaient périssables et mornes. C’était nuit en le solitaire Octobre de ma plus immémoriale année. [Edgar Allan Poe, traduction de Stéphane Mallarmé]
Il était une fois l’humanité gorgée de rage, désormais incapable de la contrôler, et le monde sombra dans les flammes.
Un siècle plus tard, sur ces terres dévastées qui avaient autrefois été l’Amérique, un homme brisé connu seulement sous le nom de Cavalo tente de survivre. Se tenant volontairement à l’écart de tout ce qui reste de la civilisation, Cavalo se terre dans les ruines décrépites de l’Institut Correctionnel Nord de l’Idaho, avec un cabot appelé Sale Clebs et un robot aux limites de la folie pour seuls compagnons. Cavalo lui-même se désagrège lentement, ses souvenirs s’élevant comme autant de fantômes hantant les cellules de détention.
Lorsqu’il fait le choix périlleux de traverser les terres radioactives des Deadlands, Cavalo fait la rencontre d’un psychopathe muet appartenant à un groupe de meurtriers qui se fait appeler les Dead Rabbits. Prenant l’homme en otage, Cavalo est non seulement obligé de faire face aux horreurs de son passé, mais aussi aux multiples ramifications de ses choix qui impactent sur son présent. Et ce sera grâce à son prisonnier qu’il trouvera un possible futur, où la rédemption n’est pour l’heure qu’une simple lueur vacillant au loin.
Le monde est mort.
Voici l’histoire de ses restes…

Le serment incandescent. T2, La révolte des omégas, de Francesca Haig

Le livre de poche

« Quand son cœur s’arrêterait de battre, le mien s’arrêterait également. Zach m’avait trahie chaque fois qu’il en avait eu l’opportunité, mais notre mort commune était une promesse qu’il était impossible de rompre. »
Parce qu’elle veut croire en son rêve d’un monde où Alphas et Omégas vivent égaux, Cass s’est enrôlée dans la résistance. À l’aube d’une guerre civile sans précédent, elle va cependant apprendre que, pour changer l’avenir, elle doit d’abord comprendre le passé.
Or, ni les visions qui la hantent, ni la cruauté de son jumeau alpha Zach ne l’avaient préparée au secret qu’elle va découvrir. Elle ne reculera devant rien pour trouver un remède au lien fatal qui l’unit à son jumeau… et pour rejoindre cet Ailleurs légendaire, où une nouvelle conception de la vie est possible.

The new order, de Chris Weitz

Le livre de poche

Un virus a décimé la population des États-Unis, à l'exception des adolescents. Ces derniers pensaient être les seuls survivants… mais ils se trompaient. Donna et Jefferson se sont séparés. Jefferson retourne à New York, où il va tenter de trouver l'antidote du virus au sein de la tribu des Washington Square. Donna, quant à elle, se rend en Angleterre, où elle est confrontée à un tout autre monde. Parviendront-ils à se réunir de nouveau pour empêcher ce qui s'annonce comme un désastre plus grand encore que le virus qui a anéanti le continent ?

Young Elites. T1, Young Elites, de Marie Lu

Castelmore

"Je ne veux plus qu'on m'utilise, qu'on me blesse ni qu'on me rejette."
Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. D'autres enfants, comme elle, en ont réchappé, la maladie laissant sur leur corps d'étranges marques. Les cheveux noirs d'Adelina sont devenus argentés, ses cils blancs et une cicatrice barre la gauche de son visage. Son père lui mène la vie dure : comme la majorité de la population, il voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour leur nom et leur famille.
Mais la rumeur dit que les survivants n'auraient pas récolté que des cicatrices : ils auraient aussi acquis de mystérieux superpouvoirs.
Et, bien que leur identité demeure secrète, ces miraculés portent déjà un nom : les Young Elites.
"Et maintenant, c'est à mon tour de vous faire souffrir."

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Nightfall, de Jake Halpern et Peter Kujawinski

PKJ

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village.

Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû

Omnia, de Denis Labbé

Éditions Chat Noir

Loudun, 1632.
De jour en jour, la peste noire se raréfie, c’est la fin du calvaire pour les habitants, dont
le chanoine Urbain Grandier, qui ne rêve que de retrouver ses ouailles, leur admiration et leurs faveurs. Parmi elles, Soléna, une jeune femme aussi belle que mystérieuse, semble prête à tout pour le séduire, mais dans quel but ?
Lille, 2021
Rentrée universitaire pour Révena et sa meilleure amie Kiara, après des mois d’épidémie grippale qui a décimé une partie de la population. Pourtant l’étudiante ne retrouve pas le sourire, ses nuits sont hantées par de macabres visions qui la vident de son énergie. Sa rencontre avec un nouvel élève, Louis, pourrait bien soigner son esprit. Dès les premiers instants, une connexion indéfectible lie ces deux jeunes gens dont le destin semble réveiller les maux du passé. À moins que la trame du temps soit plus complexe que cela. En tout cas, c’est bien ce qu’a décidé de découvrir une organisation secrète qui espionne ce trio qui, lui-même, semble ignorer que sa seule existence pourrait détruire notre monde…

Tragic circus, de Mathieu Guibé et Cécile Guillot

Éditions Chat Noir

« Mesdames et Messieurs ! Jouvenceaux et jouvencelles ! Petits et grands ! Approchez, approchez ! Venez assister à un spectacle unique en son genre. Notre cirque vous ouvre ses portes et dévoile ses mystères. »
À chaque prestation, les monstres de foire enchantent les spectateurs : l’enfant funambule, le dompteur de fauves et la charmeuse de serpents, clowns et jongleurs, sans oublier l’effroyable homme sans visage…
Mais que se passe-t-il au cirque Andreani une fois le rideau retombé ? Quels sombres tourments agitent les âmes et enflamment les cœurs ? À moins qu’il n’y ait à l’œuvre une magie pernicieuse… Cela, Cătălina, la nouvelle diseuse de bonne aventure, va tenter de le découvrir, mais même les Tarots ne sauraient la prémunir contre l’indéfectible fatalité…

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Quand les ténèbres viendront, d'Isaac Asimov

Chez Denoël

Lagash est une extraordinaire planète dont les habitants ne voient jamais la nuit puisque leur système solaire est composé de six soleils. Or, voici venir une tragédie terrifainte : le crépuscule tombe sur Lagash. Des six soleils, il ne reste plus que Beta à briller, lequel commence lui-même à faiblir singulièrement. Dans quelques heures, les ténèbres viendront, et avec elles la fin de la planète, prétendent les savants. Mais pourquoi les habitants de Lagash ne supporteraient-ils pas la nuit ? Auraient-ils si peur des étoiles ?
Quatre des nouvelles sélectionnées par Asimov lui-même pour constituer le recueil américain Nightfall, dont la publication se poursuit dans Présence du Futur avec L'amour, vous connaissez ? et Jusqu'à la quatrième génération.

Tugdual. T3, La terre des origines, d'Anne Plichota et Cendrine Wolf

En version poche

À Serendipity, l'émotion a saisi toute la communauté devant les manifestations extraordinaires et inexpliquées que chacun a put observer. Malgré les propos rassurant des autorités, les théories du complot se multiplient. D’où venaient les lueurs surgies dans la nuit? De vols d'engins militaires comme on leurs dit? Ou de visiteurs bien plus inquiétants?
Pour Zoé, Tugdual et Mortimer, c'est l'heure des révélations. En apprenant d'ou ils viennent vraiment, ils vont être confronté à un choix impossible… Et quand Zoé disparaît, le temps s’accélère: les deux garçons doivent mettre en place une stratégie, sans pour autant se dévoiler complètement auprès de leurs amis de l'Ordre.
La Terre n'est pas seule à devoir faire face à des ennemis redoutables. Edéfia est en danger et avec elle la survie de l,humanité toute entière. Oksa va devoir s'en mêler. Pour les deux mondes, c'est la dernière chance…

Le cycle de Takeshi Kovacs. T1, Carbone modifié, de Richard Morgan

En version poche chez Milady

Action, aventure, cyber, thriller, tous les genres les plus porteurs du cinéma hollywoodien sont réunis dans ce roman actuellement en cours d’adaptation cinématographique…
Au 26e siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie, emportant ses religions et ses conflits raciaux dans la froide arène de l’espace. Tandis que ces tensions font rage et que de sales petites guerres éclatent tous les quatre matins, le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes de choc d’élite : les Corps Diplomatiques. En outre, la technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous pouvez vous offrir un nouveau corps… L’ex-Corps Diplomatique Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; c’étaient les risques du métier, mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumières, réenveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, et balancé au centre d’une conspiration vicieuse (même selon les critères d’une société qui a oublié la valeur d’une vie humaine), il réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes… Un riche magnat demande à Takeshi de l’aider à élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?

Les naufragés du Commonwealth. T1, L'abîme au-delà des rêve, de Peter F. Hamilton

Milady

Chargé d’enquêter sur la probable présence d’une civilisation perdue dans le Vide, Nigel Sheldon, créateur de la société du Commonwealth, part en expédition vers cette portion de l’espace extrêmement dangereuse. En s’écrasant sur une planète du Vide, Nigel va découvrir bien plus que ce qu’il venait chercher. Un monde peuplé d’humains y affrontent un terrible ennemi : des prédateurs spatiaux artificiellement modifiés qui exterminent toutes les espèces qui croisent leur route. L’humanité est menacée…

Les naufragés du Commonwealth. T2, Une nuit sans étoiles, de Peter F. Hamilton

Bragelonne

Peter F. Hamilton est de retour avec la suite très attendue de L’Abîme au-delà des rêves.
Mélange d’intrigue complexe, de suspense palpitant, de concepts scientifiques innovants et de personnages richement dépeints, Une nuit sans étoiles clôt ce cycle d’une manière magistrale.
Bienvenido est en crise. Après avoir échappé au Vide, la planète dérive à des millions d’années-lumière du Commonwealth. Sa population humaine ne peut compter que sur elle-même pour vaincre les Fallers, des créatures extraterrestres traquant toute forme de vie intelligente, capables d’infiltrer une société humaine et de prendre la place de ses citoyens en alimentant une méfiance généralisée.
S’appuyant sur une technologie interdite, une mystérieuse jeune femme, que tout le monde appelle l’Ange guerrier, a pris la tête d’une résistance désespérée contre les Fallers.
De son côté, l’astronaute Ry Evine entrevoit un dernier espoir. Lors d’une mission contre l’ennemi, sa capsule endommage un vaisseau inconnu, qui abrite… une enfant. Issue du Commonwealth, elle possède des connaissances susceptibles de tous les sauver. Mais si les Fallers la capturent, aucun des habitants de Bienvenido ne survivra…

Autour d'Honor. T4, Au service du glaive, de David Weber et Eric Flint

L'Atalante

Un prince de la Couronne chez les intégristes de Masada pour son premier déploiement, alors qu’une évasion inimaginable s’y prépare ;
La première Graysonienne enseigne de vaisseau à l’épreuve de la tourmente, à l’époque du gouvernement Haute-Crête ;
Angoisses, manœuvres et frictions dans la Flotte de Havre aux derniers jours de la dictature ;
La virée tragico-loufoque de deux agents manticoriens en goguette ;
Un séjour à haut risque à bord du croiseur lourd le plus foutraque de l’univers connu ;
L’officier tactique du capitaine Honor Harrington détaché auprès des services de sécurité de la Flotte pour une mission secrète.

Poumon vert, de Ian R. MacLeod

Le Bélial

Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal. Un voyage sans retour — le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards — oui, un… « mâle ». Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Les Loriens. T7, United as one, de Pittacus Lore

J'ai Lu

LS nous ont traqués pour nos Dons,
ILS sont maintenant à votre poursuite.
ILS savent que vous avez des pouvoirs,
ILS craignent notre force.
NOUS devons leur donner raison !
NOUS pouvons sauver la planète si
NOUS nous battons ensemble.
NOUS avons besoin de votre aide.
ILS ont amorcé la guerre,
NOUS la gagnerons !
TOUS POUR UN !

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en mars 2017

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en mars 2017

Le pensionnat de Mlle Géraldine. T4, Artifices & arbalètes, de Gail Carriger

Le livre de poche

C’est une chose d’apprendre à faire la révérence. C’en est une autre que de savoir faire la révérence en lançant un poignard. Bienvenue au pensionnat de Mlle Géraldine. Apprendre l’art de l’espionnage au sein de l’école volante de Mlle Géraldine est devenu fastidieux pour Sophronia, privée de la présence de Savon à ses côtés. Elle préfèrerait utiliser ses talents pour contrarier les plans des Vinaigriers, mais ses maints avertissements au sujet des lâches intentions de ces derniers sont encore et toujours ignorés et Sophronia ne sait plus à qui se fier. Quelles informations détient le bourru dewan de Sa Majesté ? Dans quel camp se place l’élégant vampire Lord Akeldama ? Une seule chose est certaine : un complot d’envergure se trame, et Sophronia doit se préparer à sauver ses amis, son école et Londres tout entier du désastre à venir – sans jamais se départir de son spectaculaire raffinement, bien évidemment. Découvrez le destin de notre jeune héroïne alors qu’elle met enfin en pratique ses années d’entraînement, dans ce quatrième et dernier volume du Pensionnat de Mlle Géraldine.

Désenchantement. T1, La malédiction de Lady Walsh, de Lynn Viehl

Éditions J'ai lu

Brillante détective privé spécialisée dans le domaine du surnaturel, Kit ne manque pas de perspicacité. Et il lui en faudra pour pouvoir aider sa nouvelle cliente, lady Diana Walsh, qui se pense victime d’une malédiction. D’après Diana, la première épouse de M. Walsh lui aurait jeté un sort depuis l’au-delà… Après avoir mené l’enquête, Kit découvre un complot de grande ampleur. Mais ses investigations sont mises à mal par la présence de Lucian Dredmore, un mage aussi puissant que séduisant…

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en mars 2017

Le subtil changement. T1, Le Cercle de Farthing, de Jo Walton

Éditions Folio SF

Huit ans après que « la paix dans l’honneur » a été signée entre l’Angleterre et l’Allemagne, les membres du groupe de Farthing, à l’origine de l’éviction de Churchill et du traité qui a suivi fin 1941, se réunissent au domaine Eversley pour le week-end. Bien qu’elle se soit mariée avec un Juif, ce qui lui vaut d’habitude d’être tenue à l’écart, Lucy Kahn, née Eversley, fait partie des invités. Les festivités sont vite interrompues par le meurtre de Sir James Thirkie, rien de moins que l’artisan de la paix avec Adolf Hitler. Sur son cadavre a été laissée en évidence l’étoile jaune de David Kahn.Un meurtre a eu lieu à Farthing et un coupable tout désigné se trouvait sur les lieux du crime. Convaincue de l’innocence de son mari, Lucy trouvera dans le policier chargé de l’enquête, Peter Antony Carmichael, un allié. Mais pourront-ils ensemble infléchir la trajectoire d’un Empire britannique près de verser dans la folie et la haine ?

REBELS. T2, Le soulèvement, d'Aspi Deth

Autoédité

REVEILLEZ LE REBELLE QUI EST EN VOUS! Avec la destruction d’Alaros, l’Etat n’a pas seulement déclaré la guerre aux rebelles mais à tous les habitants du Loukarr. Le pays est au bord de l’explosion et il ne manque qu’une étincelle pour déclencher le soulèvement tant redouté par les politiques. Tous les espoirs reposent désormais sur #Rebels pour convaincre le peuple de combattre cet Etat tyrannique, mais le réseau social aura-t-il suffisamment de poids pour faire plier le gouvernement et changer tout un pays ? De son côté, Enora devra prendre les décisions nécessaires afin de rester dans la Sélection, mais qui de Pyros ou d’Aldon choisira-t-elle ? Laissera-t-elle ses sentiments la guider ? Découvrira-t-elle enfin ce qui est réellement arrivé à sa sœur ? WE ARE #REBELS.

Le jeu du maître. T3, Fin de partie, de James Dashner

Éditions PKJ

Michael, Sarah et Bryson sont sortis de prison avec pour seule refuge une mystérieuse adresse dans les Appalaches. Ils ne sont pas les seuls à vouloir arrêter Kaine. D'autres Tangentes ont élaboré une stratégie pour contrecarrer son plan de cyber-domination. Mais pour cela, les trois amis n'ont pas le choix : ils doivent se replonger dans le Sommeil du VirNet, quitte à y risquer leur vie. La ligne entre la réalité et le virtuel s'amincit… et le véritable ennemi pourrait bien ne pas être là où on l'attend.

Metro 2035, de Dmitry Glukhovsky

Éditions L'Atalante

Les gens ont besoin de héros, expliqua Homère. Ils ont besoin de mythes. Ils ont besoin de voir la beauté chez les autres pour rester eux-mêmes humains. Qu’est-ce que je vais leur raconter ? Eh bien… une légende. Celle d’Artyom. Un gars lambda, comme chacun d’entre eux, qui vivait dans une station excentrée : VDNKh. Je leur raconterai l’histoire de ce garçon qui traverse tout le métro, qui s’endurcit au combat, qui devient un héros et sauve l’humanité. Voilà l’histoire qui leur plaira. Parce qu’elle parle de chacun d’entre eux. Parce qu’elle est belle et simple. 2035. Station VDNKh. Artyom y est retourné vivre. C’est un héros brisé, obsédé par l’idée que c’est à la surface qu’est le salut de l’humanité. Les Noirs anéantis, un souvenir le taraude, celui de la voix qu'il a entendue sur une radio militaire, deux ans plus tôt, quand il était au sommet de la tour Ostankino avec les stalkers. Aussi, depuis son retour, remonte-t-il quotidiennement à la surface, escalade des gratte-ciel en ruines, pour tenter d'entrer en contact avec d'autres survivants. Tenu pour fou, la risée de certains, Artyom sombre peu à peu jusqu'à ce que l'arrivée d'Homère bouleverse la situation : le vieil homme qui n’a de cesse que d’écrire son Histoire du métro, prétend en effet que des contacts radio ont déjà été établis avec d'autres enclaves…

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en mars 2017

Fin de ronde, de Stephen King

Albin Michel

Sept ans après le massacre perpétré par Brady Hartsfield (Mr Mercedes), ce dernier gît sur son lit d’hôpital, paralysé, le cerveau endommagé, subissant les essais cliniques expérimentaux du Dr Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

 

Du feu de l'enfer, de Sire Cédric

Presses de la Cité

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps tortués. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justese d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

Underground, de S. L. Grey

Éditions Fleuve Noir

Et si la menace ne venait pas de l’extérieur ? Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut gamme ? Et qu’est-ce qui les lie à part une volonté féroce de survivre ? Car entre les obsessions racistes et religieuses des uns, les délires et phobies des autres, cette communauté paraît au bord de l’implosion. Pourtant un équilibre semble se maintenir. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Nuits macabres, de Christelle Morize

Autoédité

Nul n’est à l’abri d’une terrible légende enfouie par nos pères. Trois étudiants en journalisme décident de faire leur enquête-reportage sur l’un des édifices les plus anciens de Lorraine, la Cathédrale Saint-Etienne de Toul. Les jeunes imprudents vont descendre dans une crypte secrète et franchir une limite jusqu’alors interdite. Leur curiosité va libérer un monstre immonde de sa prison. Chaque nuit, depuis lors, un homme est retrouvé mort, à moitié dévoré. La ville de Toul vit dans une tourmente insupportable. Les habitants parlent d’ombres gigantesques qui sillonnent l’épais manteau de la nuit. Une enquête qui s’annonce sous de mauvais auspices pour le lieutenant Benjamin Delavaut qui semble dépassé par les événements.

Night room, de Peter Straub

Éditions Bragelonne

Peut-on mourir de son imagination ? Willy Patrick, célèbre auteur du roman jeunesse maintes fois récompensé Le Cabinet noir, est en train de perdre l’esprit. Une fois de plus. Irrésistiblement attirée dans un parking désert, elle a la conviction que sa fille Holly y est retenue prisonnière. Or, Holly est morte. Le même jour, l’écrivain Timothy Underhill, qui tente depuis des mois de terminer un roman sur une jeune femme en perdition, est confronté au fantôme de sa fille de neuf ans, April. Il commence à recevoir des emails incomplets et angoissants de personnes issues de son passé – toutes décédées depuis bien longtemps. Lorsque Willy et Timothy se rencontrent, les inquiétantes ressemblances entre le deuil tragique de Willy et l’histoire du manuscrit de Timothy vont les conduire à unir leurs forces contre les ombres qui les entourent… avant que celles-ci ne se referment sur leur raison.

La nuit des cannibales, de Gabriel Katz

Éditions Pygmalion

Le réveil est difficile pour Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans. En ouvrant les yeux à sept heures un matin, il découvre qu'il est dans le corps d'un adolescent. Bientôt, sa situation empire : on essaie de l'assassiner…

Nightfall, de Jake Halpern et Peter Kujawinski

Éditions PKJ

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village. Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en mars 2017

La saga Vorkosigan. La reine rouge, de Lois McMaster Bujold

Three years after her famous husband’s death, Cordelia Vorkosigan, widowed Vicereine of Sergyar, stands ready to spin her life in a new direction. Oliver Jole, Admiral, Sergyar Fleet, finds himself caught up in her web of plans in ways he’d never imagined, bringing him to an unexpected crossroads in his career. Meanwhile, Miles Vorkosigan, one of Emperor Gregor’s key investigators, this time dispatches himself on a mission of inquiry, into a mystery he never anticipated – his own mother. Plans, wills, and expectations collide in this sparkling science-fiction social comedy, as the impact of galactic technology on the range of the possible changes all the old rules, and Miles learns that not only is the future not what he expects, neither is the past.

Earthend. T3, Échos des mers, de Gillian Anderson

Éditions Bragelonne

Prête à remonter le temps pour sauver son fils… Après avoir découvert les fascinants secrets de la civilisation ancienne de Galderkhaan en explorant les vestiges de leur mémoire collective, la psychiatre Caitlin O’Hara doit affronter la pire des épreuves. Son fils unique Jacob est accidentellement expédié dans le passé, au beau milieu des événements tragiques qui ont précipité la fin de l’ère galderkhaani. Si elle veut sauver Jacob, Caitlin doit apprendre à maîtriser la technologie millénaire de ce peuple avancé et suivre la trace de ceux qui ont survécu, à notre époque, et semblent prêts à tout pour changer le destin de leurs ancêtres – y compris à tuer. Caitlin saura-t-elle résoudre l’équation à temps et ramener son fils à ses côtés sain et sauf ?

Mass effect, l'intégrale du premier cycle, de Drew Karpyshyn

Éditions Bragelonne

Une édition prestige digne de l’une des sagas de jeux vidéo futuristes la plus mémorable de ces dix dernières années. Les civilisations les plus développées de la galaxie dépendent toutes de la technologie des Prothéens, une espèce supérieure disparue il y a cinquante mille ans. L’humanité, après avoir découvert des équipements prothéens sur Mars en 2148, est parvenue à se mêler aux espèces qui profitent déjà de ces avancées et lutte pour se faire une place au sein de la communauté galactique. David Anderson, contre-amiral et héros de guerre de l’Alliance, ainsi que la scientifique Kahlee Sanders, vont jouer un rôle décisif au cœur des intrigues et des conspirations les plus sombres de l’Univers. Cette intégrale réunit les romans Mass Effect : Révélation, Mass Effect : Ascension et Mass Effect : Rétorsion accompagnés d’illustrations issues des jeux vidéo de BioWare maintes fois récompensés.

Cartel robotique, l'intégrale, de Christian Perrot

Éditions Lune écarlate

Après une guerre planétaire, quelques cités survivantes devinrent des mégalopoles repliées sur elles-mêmes et totalement indépendantes, tant d’un point de vue énergétique qu’informatique, transformant le réseau internet en un système local. Les décisions politiques et sociétales se limitèrent aux habitants de ces tentaculaires rassemblements humains. Dans l’une de ces mégalopoles coupées du reste du monde, les drones se sont développés au point d’être omniprésents, au détriment des robots en général, et des androïdes en particulier. Historiquement compréhensible, cet état de fait est devenu le quotidien des millions d’âmes vivant au sein de cette immense cité. Cette situation de monopole satisfait les habitants et le consortium à la tête des industries productrices de drones, mais un groupement de sociétés spécialisé en robotique complote. Au fil d’années de lutte industrielle, les deux responsables de ces puissantes holdings ont depuis longtemps dépassé le point de non-retour dans leur antagonisme. L’affrontement est devenu inévitable !

Luna, de Ian McDonald

Éditions Denoël, collection Lunes d'encre

2110. Sur une Lune où tout se vend, où tout s’achète, jusqu’aux sels minéraux contenus dans votre urine, et où la mort peut survenir à peu près à n’importe quel moment, Adrianna Corta est la dirigeante du plus récent des cinq «Dragons», ces familles à couteaux tirés qui règnent sur les colonies lunaires. Elle doit l’ascension météoritique de son organisation au commerce de l’Hélium-3. Mais Corta-Hélio possède de nombreux ennemis, et si Adrianna, au crépuscule de sa vie, veut léguer quelque chose à ses cinq enfants, il lui faudra se battre, et en retour ils devront se battre pour elle… Car sur la Lune, ce nouveau Far West en pleine ruée vers l’or, tous les coups sont permis.

Le vieil homme et la guerre. T2, Les brigades fantômes, de John Scalzi

Éditions Milady

Tu t'appelles Jared. Ta mère est une cuve et ton esprit n'est pas le tien. Tu as parlé à soixante secondes, marché à deux minutes et pris la navette à une heure dix. Ton avenir ? Il ne t'appartient pas. A deux semaines, tu intégreras le corps d'élite des Forces de défense coloniale, les " Brigades fantômes ". Au nom de l'humanité, toi qui n'es pas vraiment humain. Mais l'esprit-qui-n'est-pas-le-tien grandit en toi. cet esprit qui, ailleurs, planifie la destruction de l'humanité. Au nom de quoi, au nom de qui ? Et toi, que choisiras-tu, Jared?

La saga sélène. T3, La guerre du ciel, de Yann Eon

Editions Anyway

Dans le livre un, nous avons laissé le peuple de l’astre des nuits, les Sélènes, terrorisé par les projets d’extinction fomentés par leurs ennemis « d’en bas ». Dans le deuxième épisode, par un fantastique retournement de situation, ils ont chassé les terriens de la lune et désormais abrités dans leur sanctuaire lunaire, ils ont osé envoyer une tête de pont armée sur terre pour créer le « réduit » : une colonie de peuplement Sélène en Amazonie. Sur un équilibre des forces précaire et un projet de colonisation de Vénus, fédérateur entre Terriens et Sélènes, une paix de dix ans s’en suit, que tous veulent croire éternelle, chacun ayant son lot d’espace de vie sans gêner l’autre. Une cohabitation pacifique se dessine. Mais c’était sans compter sur la folie des hommes.

Mass effect : Andromeda. T1, La révolte de Nexus, de Jason M. Hough et K. C. Alexander

Éditions Milady

Le premier d’une nouvelle série de romans Mass Effect autour du prochain opus du jeu culte, prévu pour 2017 ! Endormis pendant des siècles à bord de leur vaisseau, les colons ont rêvé d’un nouveau foyer au cœur de la galaxie d’Andromède. Mais lorsqu’ils s’éveillent enfin, leurs espoirs volent en éclats. Turiens, Galariens, Asari et Humains se retrouvent soudain face à des dangers qui surpassent leurs pires cauchemars. Le Nexus, pivot de l’exploration de leur nouvelle colonie, a subi des dégâts critiques avant même l’arrivée des arches. La mission compromise, la chef de sécurité Sloane Kelly doit rétablir l’ordre dans la station et identifier au plus vite la nature de la menace qui pèse sur ses résidents. Son échec sonnerait le glas de l’Initiative Andromeda.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

À chaque heure son mystère.
À l'aube, les arcanes de la vie et de la lumière. À midi, les énigmes de la solidité. À 15 heures, dans la bourdonnante chaleur du jour, une lune fantôme, déjà haute dans le ciel. Au crépuscule, le souvenir. Mais à minuit? Oh, à minuit, le mystère du temps même ; celui d'un jour qui passe à jamais pour devenir histoire, tandis que nous dormons.

Sacrements, Clive Barker

Synopsis…

Photographe de grand renom, Will Rabjohns fait frissonner le monde entier en dévoilant la nature sauvage sous ses aspects les plus cruels. Son œil impitoyable traque les derniers instants des animaux en voie de disparition.
Quand l'attaque brutale d'une ourse polaire le plonge dans un coma profond, il revit une aventure inquiétante, enfouie au cœur de ses souvenirs d'enfance : sa rencontre nocturne avec un couple étrange, porteur d'une mission de mort.
Will se trouve alors face à une vérité qui le dépasse et l'entraîne des bars gays de San Francisco aux collines du Yorkshire, puis au large de l'Ecosse, à la recherche de sa propre identité et de la source de toute vie.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

La loi d'attraction universelle…

Ce roman est mon second roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady pour octobre 2016. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Milady pour ce partenariat et la découverte de ce roman.

Avec ce volume, je continue sur ma lancée de ma grande incursion dans l'univers de Clive Barker.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

Une bien étrange lubie…

Comme vous l'avez sans doute lu dans le résumé, Will, le héros du roman, est photographe. Mais, loin de suivre les traces de ses nombreux confrères, Will ne s'exerce pas à l'art délicat du portrait, ni à celui de photographe reporter, et encore moins à celui de photographe sportif. Non, Will a ses petites lubies, ses thèmes de prédilection qui le rendent unique, en un sens. Unique, et terriblement macabre. Les animaux en voie de disparition sont ses modèles, la cruauté gratuite son leitmotiv, et la bêtise humaine son cheval de bataille.

Voilà qui fait de Will un photographe professionnel écologiquement engagé, et c'est très bien, dans un sens. Oui, sauf que Will n'est pas aussi clair qu'il en a l'air. On se rend vite compte que sa passion pour le moins morbide ne relève pas juste d'un héroïsme dénonciateur, d'un combat sans fin contre la barbarie de l'homme, mais plutôt d'une sorte de fascination malsaine face à la mort. Et encore plus quand ces animaux massacrés sont… les tous derniers représentants de leur espèce. Celui-là ne reviendra pas… ni celui-là… ni celui-là, non plus…

Will regarda. La lumière émise par les photographies n'était pas stable, et il y avait une bonne raison à cela. Sur les images, les formes brillantes et floues s'étaient animées : elles voltigeaient et papillotaient, comme si le feu les dévorait lentement. Et dans leur agonie Will les reconnaissait toutes : un lion écorché, pendu à un arbre ; une tente misérable, faite de bouts de peau d'éléphant pourrissante, jetée sur les os de leurs congénères… Images d'un monde corrompu, elles n'étaient plus fixes ni lointaines, mais déferlaient dans la pièce en un furieux tourbillon de douleur.

Sacrements, de Clive Barker

Étant très sensible à la cause animale, j'avoue que la passion de Will m'a mise assez mal à l'aise. J'apprécie le geste, toutefois. Cette dénonciation des méfaits humains à l'égard des populations animales est plus que louable. Il faut après tout bien que quelqu'un agisse en tant qu'éveilleur de conscience. Si personne ne s'en charge, comment les choses peuvent-elles changer? Et il faut dire aussi que le poids et la symbolique de l'image a généralement une force de persuasion que d'autres médias n'ont pas.

Malgré tout, étant trop sensible, j'ai tendance à éviter ces images qui me choquent et me font trembler jusqu'au plus profond de moi. Donc, rien d'étonnant à ce que j'aie trouvé certains passages de ce livre déroutants, voire heurtants. Ceci étant, j'apprécie l'initiative de l'auteur qui, par le biais de l'écriture et du fantastique, parvient à faire passer un message de mise en garde quant à la mise en danger et la disparition de centaines d'espèces animales de par le monde. Je ne sais pas si tel était son but, ou s'il s'agit simplement d'un élément d'intrigue comme un autre pour lui, mais quoi qu'il en soit, ça ne peut pas faire de mal.

Entre rêve et réalité…

Quand tout dérape…

Comme on peut s'en douter, c'est le genre de métier qui comporte indubitablement des risques, et non des moindres. C'est en cherchant à photographier des ours se nourrissant dans une décharge publique que tout dérape pour Will. Il est attaqué par une ourse massive qui le laisse dans un état physique pitoyable et un profond coma.

Sur sa gauche, hors de son champ de vision, quelque chose reniflait. Will tourna son regard chaviré dans cette direction. L'ourse avait plongé son museau dans le corps de Guthrie, dont elle humait les exhalaisons. Elle releva sa tête énorme. Son museau dégouttait de sang.
Voilà donc à quoi ressemble la mort, songea Will. Pour chacun d'entre nous, voilà à quoi ressemble ce qu'il avait photographié tant de fois. Le dauphin pris dans le filet, qui se noie tout doucement, avec de pitoyables frémissements ; le singe paniqué, qui s'agite entre les cadavres de ses congénères, et tourne vers Will un regard que celui-ci n'a pu soutenir qu'à travers l'objectif. Dans ces circonstances , ils se valaient tous, le singe, l'ourse et lui-même. Ils n'étaient rien que des êtres éphémères, dont le temps était compté.

Sacrements, de Clive Barker

Retour vers le passé…

Le coma de Will a ceci de particulier qu'il le ramène loin dans ses souvenirs, jusque dans son univers pour le moins malheureuse. Coincé entre une mère dépressive et un père indifférent à son sort, qui lui reproche la mort de son frère, chouchou de la famille, Will ne parvient pas à trouver sa place. Alors que la famille déménage dans un trou perdu de l'Angleterre, le gamin se lie plus ou moins d'amitié avec un frère et une soeur qu'il entraînera dans ses étranges aventures champêtres. Les deux frangins lui parlent d'un étrange bâtiment en ruine perdu dans les collines, et bien entendu, comme tous les enfants qui se respectent, ils pousseront leurs excursions jusqu'à cet endroit prétendu maudit, par curiosité et par goût du risque. Ce qu'ils y découvriront les traumatisera et les poursuivra toute leur vie durant.

Il tremblait comme une feuille et commençait à claquer des dents. Il avait mal aux jambes, et son visage battu par la pluie était tout engourdi. Il essaya d'appeler à l'aide, mais dut rapidement renoncer à cette idée. En comparaison du vacarme de l'orage, sa voix semblait si frêle qu'après quelques cris il s'aperçut qu'il n'avait aucune chance de se faire entendre. Il avait tout intérêt à économiser les forces qui lui restaient, à attendre que l'orage passe pour pouvoir s'orienter. Cela devrait être assez facile, sitôt que les lumières du village réapparaîtraient – et elles le feraient fatalement, tôt ou tard.
Et soudain un cri, quelque part dans la tempête. Quelque chose déboula, juste devant lui, puis une voix sèche :
– Attrapez-le!

Sacrements, de Clive Barker

Mauvaises rencontres…

C'est lors d'une excursion en solitaire que Will rencontrera un très étrange couple, Jacob Steep et Rosa McGee. Fasciné par eux, il ne pourra s'empêcher d'être entraîné par eux vers des activités bizarres et de plus en plus dangereuses. Il voue à Steep une dévotion totale, sans doute parce qu'il est en manque de reconnaissance paternelle et qu'il trouve en cet individu un peu de ce réconfort et de ce charisme qui manquent si cruellement à son père. Il suivrait Jacob les yeux fermés jusque dans les pires plans foireux, s'il le fallait. Et c'est d'ailleurs ce qui se passe… Car Jacob Steep et sa femme sont tout sauf des individus inoffensifs et sains d'esprit. Ils entraîneront le petit sur une voie sombre, attisant en lui le goût et la fascination pour la mort, faisant surgir dans son esprit d'étranges visions qui le poursuivront jusque dans ses rêves, tout de sa vie, jusqu'au dénouement de l'histoire.

En parlant, il plongea la main dans sa poche, dont il tira encore un peu de combustible pour alimenter son minuscule bûcher. Cette fois, Will était assez près pour s'apercevoir que ces brindilles bougeaient. Fasciné et un peu écoeuré, Will se rapprocha de la table et vit enfin ce que tenait Steep : une phalène dont il serrait les ailes entre le pouce et l'index. Les pattes et les antennes s'agitèrent désespérément lorsque l'insecte fut précipité dans le feu, et, durant un bref instant, ce fut comme si la chaleur du feu allait soulever l'animal et l'emporter en lieu sûr, mais, avant qu'il n'ait pu s'élever, ses ailes s'enflammèrent, et il tomba.
– En vivant comme en mourant, nous alimentons le feu, souffla Steep. Telle est la mélancolique vérité des choses.

Sacrements, de Clive Barker

D'agaçantes entités…

Mais qui sont ces étrangers qui logent en pleine campagne comme des clochards, et qui parlent de mort comme si c'était la plus belle chose en ce monde? Le texte laisse entendre qu'ils pourraient être des sortes de divinités, mais personnellement, je les trouve juste bizarres. Ils m'évoquent plutôt des patients hystériques évadés de l'hôpital psychiatrique du coin…

Je dois dire que cette propension à la théâtralité m'a beaucoup agacée, tout comme leur petit jeu de "je t'aime, je ne t'aime plus", et le fait qu'ils ne savent jamais vraiment ce qu'ils veulent. Jacob Steep tient toujours des propos étranges, comme s'il s'était fait laver le cerveau par une secte morbide férue de mort et de sang. Ses dialogues étaient trop mystiques pour moi, aussi avais-je trop souvent du mal à suivre où il voulait en venir. Quant à Rosa, son côté geignard et son tempérament de chaudasse invétérée ne m'a pas du tout plu. Et quand je dis chaudasse, elle est même carrément glauque et malsaine! Cette scène où elle laisse un gamin la toucher, et celle où elle dit avoir essayé des rapports sexuels avec un cheval… hmmm! No comment…

Je comprends que Will se soit senti attiré par ces deux personnages énigmatiques, que la curiosité et le besoin de reconnaissance parentale l'ait poussé à les suivre, mais en ce qui me concerne, cela n'a pas fait mouche dans mon esprit. Ils ont juste réussi à me taper sur les nerfs. Dommage…

Quel dommage que le gamin soit encore si petit! Elle se serait volontiers amusée avec lui, un certain temps. Elle aurait fini par l'épuiser, bien sûr, et très vite. Chaque fois qu'elle avait ouvert son lit à d'autres hommes que Steep, elle avait toujours été déçue. Malgré leur virilité, malgré leur ardeur, aucun d'entre eux n'avait eu l'extraordinaire endurance de Jacob. Bon Dieu, elle le regretterait! Pour elle, il avait été plus qu'un mari, plus qu'un amant ; il avait été l'aiguillon qui l'avait poussée à tous les excès, suscitant des comportements qu'elle n'aurait jamais osé se permettre, et dont elle n'aurait jamais pensé tirer tant de plaisir, avec quelque être que ce fût, homme ou bête.

Sacrements, de Clive Barker

En résumé…

Je suis assez mitigée quant à cette lecture… Même si certaines descriptions ont heurté ma sensibilité, j'ai apprécié le message écologique passé, que ce soit voulu ou non par Clive Barker. L'écriture de l'auteur était, dans ce roman-ci, égale à elle-même, dirais-je. Ni meilleurs, ni moins bonne que celle trouvée dans mes précédentes lectures. J'ai même relevé quelques jolies métaphores, ce qui ne gâche rien. Petit bémol, je me serais peut-être bien passée de certaines scènes de débauche (sexuelle et autre). Cela n'a rien à voir avec l'homosexualité de Will, car je me pose clairement en adversaire de l'homophobie, mais je suis mal à l'aise avec ce que l'alcool et les drogues peuvent avoir comme résultat. La perte de contrôle de soi qu'ils induisent m'effraie, et je n'aime guère retrouver cela, ni dans les livres, ni à la télévision. Mais cela ne tient évidemment qu'à moi…

Mis à part Will, je n'ai pas accroché avec les personnages, et surtout pas avec les deux protagonistes principaux, à savoir Jacob et Rosa. Je n'ai juste pas compris ce qu'ils étaient, et même si je l'avais compris, je crois qu'ils m'auraient tapé sur les nerfs malgré tout. Ce mysticisme propre à Jacob, et ce côté "petite fille trop gâtée" de Rosa, ce sont là des points de caractères qui tendent à m'agacer au plus haut point. Dommage, car l'histoire repose principalement sur leur deux personnages…

Une dernière chose, et non des moindres, je n'ai en fait pas compris le but de l'histoire. Où l'auteur a-t-il voulu en venir? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de fou? J'ai trouvé que la fin partait un peu en vrille (pour ne pas dire en couille…), et je n'ai pas eu les réponses aux questions que je me posais. Ou alors, si l'auteur les a données, je ne les ai pas comprises. La faute aux propos trop sibyllins de ses personnages…!

Ma note : 14/20, pour être gentille, parce que le style d'écriture est soigné et que j'ai aimé le personnage de Will.

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Acherontia.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

D'autres romans de Clive Barker chroniqués sur mon blog…

Lecture en cours #1

Titre : Sacrements

Auteur : Clive Barker

Lecture en cours #1

Éditions Bragelonne

548 pages

Fantastique/Horreur/Thriller

Prix : 25 € (grand format)

ISBN 9791028101459

Synopsis…

Photographe de grand renom, Will Rabjohns fait frissonner le monde entier en dévoilant la nature sauvage sous ses aspects les plus cruels. Son œil impitoyable traque les derniers instants des animaux en voie de disparition.
Quand l'attaque brutale d'une ourse polaire le plonge dans un coma profond, il revit une aventure inquiétante, enfouie au cœur de ses souvenirs d'enfance : sa rencontre nocturne avec un couple étrange, porteur d'une mission de mort.
Will se trouve alors face à une vérité qui le dépasse et l'entraîne des bars gays de San Francisco aux collines du Yorkshire, puis au large de l'Ecosse, à la recherche de sa propre identité et de la source de toute vie.

 

Les statistiques…

Commencé le dimanche 20 novembre 2016

Terminé le 27 novembre 2016

[Chronique] Wild fell, de Michael Rowe

L'écriture était magistrale, toute en fluidité et maturité. L'auteur mélange à merveille les voiles du passés aux lumières du présent et nous offre, au travers du miroir de l'irréel, une vue terrifiante sur les abîmes par-delà la mort. Si vous cherchiez une ghost story​​​​​​​ gothique et pourtant résolument moderne, la voici qui est toute trouvée!

Acherontia

Synopsis…

Elle attend dans l’obscurité depuis plus d’un siècle. Dressée sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure résiste pourtant aux assauts des saisons depuis des décennies. Bâtie pour sa famille par un homme de pouvoir du XIXe siècle, la maison a gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants de la région prient pour que les ombres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent, loin, très loin de la lumière. À présent, il est venu à elle. Jameson Browning, qui connaît bien la souffrance, a acheté Wild Fell avec l’intention d’y commencer une nouvelle vie. De laisser entrer la lumière. Mais ce qui rôde dans la maison est fidèle aux ténèbres qui y règnent, et la garde jalousement. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps. Et maintenant, enfin… elle l’a trouvé.

[Chronique] Wild fell, de Michael Rowe

La loi d'attraction universelle…

Ce roman est mon premier roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady pour septembre 2016. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne pour ce partenariat et la découverte de ce livre.

Vous vous en doutez, je suis très friande de "ghost stories". Sans doute est-ce mon caractère un tantinet gothique qui me pousse à apprécier les évanescentes émanations qui se dégagent des pages de ces romans à l'ambiance si particulière.

Une introduction au top…

Le roman s'ouvre sur une introduction de la taille d'un chapitre, dans laquelle l'auteur nous donne un bref aperçu d'un sordide événement ayant eu lieu aux alentours de Wild Fell dans les années 60. Ce fut une excellente idée de la part de Michael Rowe, qui plonge le lecteur directement au coeur du mystère de cette inquiétante bâtisse. J'ai adoré cette introduction, son côté rétro, presque innocent, qui se mêle progressivement à une ambiance de plus en plus sombre, oppressante. Seul petit bémol, qui n'en est pas vraiment un en soi, c'est que j'aurais aimé en avoir plus. Que cela dure encore quelques pages, ou même ne fut-ce que quelques lignes…

Elle regarda la masse sombre de l'île qui se dressait sur le lac, telle une forteresse, à une trentaine de mètres de distance. En fait, elle donnait l'impression de s'élancer hors de l'eau et vers le ciel, plus haute que n'importe quelle île qu'elle avait pu voir au cours de son existence. Elle se demanda si c'était un effet d'optique dû au clair de lune. En général, Brenda n'avait aucune difficulté à s'orienter en fonction de sa position relative au lac. Mais là, elle devait bien admettre qu'elle ne savait pas où elle était. Cette pensée était déjà en soi un peu excitante, mais plutôt mourir que de le reconnaître face à cet abruti de Sean, même si elle commençait à apprécier la tournure que prenait la soirée plus qu'elle ne l'aurait cru.

Wild fell, de Michael Rowe

Maléfique présence…

Si la transition entre l'introduction et le reste du récit m'a semblé un peu violente, l'écriture fluide et très agréable de Michael Rowe m'a permis de rentrer assez vite dans la vie du petit Jamie. Très vite, même, car je me suis si bien prise au jeu que j'ai lu le roman pratiquement d'un trait! Il faut dire que le récit que Jamie fait de ses mésaventures n'y est pas étranger. D'un ton très posé, très mûr, il nous raconte comment il a rencontré sa meilleure amie, Hank (Lucinda de son vrai nom, mais elle est garçon manqué et assume à merveille son caractère masculin). Puis il nous fait part de sa rencontre avec une étrange jeune fille dont le reflet se superpose au sien dans le miroir

Les yeux clos, je tendis la main vers ma lampe de chevet pour éteindre. Puis j'ouvris les yeux et regardai dans le miroir.
Quelque chose d'indéfinissable avait changé. Je voyais toujours ma chambre, mais à présent, une obscurité générale baignait les contours, un flou pas très différent de l'aspect un peu passé d'une photo ancienne, jaunissante, abîmée par l'âge et craquelée sur les bords. Mon reflet s'était également modifié de manière similaire et tout aussi impalpable. Parce qu'il faisait sombre, je ne distinguais pas mes yeux, mais mes épaules voûtées et resserrées suggéraient l'allure affectée d'une jeune fille perchée au bord d'une chaise ancienne trop grande pour elle. Quand je détendais instinctivement mes épaules afin de dissiper l'illusion, mon image m'imita, mais avec un temps de retard, me sembla-t-il, comme pour me faire comprendre qu'elle ne s'exécutait que par tolérance, et certainement pas parce que les lois de la physique l'y forçaient.

Wild fell, de Michael Rowe

Le hasard n'existe pas…

Tout comme l'amitié de Hank suivra Jamie jusqu'à la fin, la présence ténue et menaçante d'Amanda se fera sentir, elle aussi, jusqu'au dénouement final. Très tôt après cette irréelle rencontre, Jamie verra sa vie bouleversée à plusieurs reprises, de différentes manières et à différents degrés.

Tout au long du récit, c'est comme si les ombres du passé cherchaient à ternir la lumière du présent. L'on ressent cette menace qui plane sans cesse sur le jeune héros, ce sombre nuage qui hante ses pas, prêt à tout moment à se déchirer pour laisser la violence des éléments se déchaîner. 

L'on ressent aussi que tous ces événements ne surviennent pas par hasard. D'ailleurs, le hasard existe-t-il? Et si les pas de Jamie étaient guidés à son insu par des puissances invisibles, miroir après miroir, mystère après mystère? Et si son destin était lié d'une façon ou d'une autre à ce lugubre manoir, Wild Fell

 

Je rêvai que je chevauchais mon Schwinn rouge sur un promontoire surplombant un vaste lac sombre.
Au milieu de l'étendue d'eau se dressait une île entourée d'une couronne sauvage de roche grise et de pins vert foncé. Sur l'île se trouvait un château dont les tourelles s'élevaient au-dessus des cimes des arbres. Le soleil couchant striait le ciel bleu céladon de rayures rouges cru et orange lumineux.
Je connaissais cette vue, chaque vague, chaque rocher qui faisait saillie, chaque branche de pin qui s'arquait, se tendait pour crever le ciel qui saignait. Ce paysage m'était aussi familier que ma propre rue, mais même dans mon rêve, je sus qu'il s'agissait d'un endroit où je n'avais jamais été.

Wild fell, de Michael Rowe

Une ambiance gothique parfaite…

La force du récit réside d'une part dans l'incroyable capacité de l'auteur à savamment distiller les éléments d'intrigue, de façon à surprendre le lecteur et à maintenir un suspens constant. Tout au long des chapitres, l'on sent que quelque chose est sur le point de se produire, quelque chose de froid et de malveillant, quelque chose qui se tapis derrière chaque coin de phrase et qui attend le meilleur moment pour saisir le lecteur à la gorge. Il y a une sorte de tension continue qui est à la fois admirable, car elle relève d'un sacré tour de force, et délectable. Something's just about to break, comme le dit la chanson de Breaking Benjamin. Et de fait, dans ce récit, il y a toujours quelque chose qui semble sur le point de se rompre, à l'instar d'un sombre maléfice qui n'attend qu'un souffle de vent pour se répendre. 

D'une autre part, Michael Rowe sait très bien jouer sur une imagerie très gothique. À travers ses mots, les ambiances fusent, vaporeuses et évanescentes. Les voiles s'épaississent au fil de l'écriture et deviennent cocon, cristallisé autour d'un hideux papillon. La finale est délicatement ourlée de relents de moisi, de nuages de poussière et d'exhalaisons putrides. Elle nous baigne dans un halo d'irréalité déroutant et nous laisse sur la langue comme un goût de trop peu. Si, dit comme cela, la lecture vous tente moyennement, je peux vous assurer qu'elle en vaut la peine. Les moyens déployés par l'auteur pour moderniser les ghost stories traditionnelles sont plus que convaincants. 

Avant que la dernière des flammes ne soit étouffée, j'aperçus quelque chose que j'attribuai au vent qui faisait se balancer les arbres sous la pluie.
À une quinzaine de mètres de l'extrémité de la maison, sous un bosquet de pins blancs, une silhouette se tenait à proximité de l'arbre carbonisé, comme si elle cherchait à se réchauffer auprès du feu. Elle me parut féminine, bien que, à part sa petite taille, j'aurais eu du mal à expliquer exactement ce qui me permettait de lui attribuer un sexe. En effet, je ne distinguais rien de ses formes, de son visage, et encore moins de ses vêtements.
Je plissai les yeux dans l'obscurité pour mieux voir, mais quand un nouvel éclair zébra le ciel quelques secondes plus tard, la silhouette avait disparu et le feu éteint fumait sous la pluie qui ne donnait aucun signe d'épuisement, bien au contraire.

Wild fell, de Michael Rowe

En résumé…

J'ai dévoré ce roman du début à la fin, sans aucune restriction. Je n'y ai trouvé qu'un seul soupçon d'arrête : la fin, peut-être trop irréelle, trop floue à mon goût. Je n'ai pas bien su séparer le vrai du faux, ni le passé du présent, d'ailleurs. Cela m'a troublée et laissée un peu (trop) sur ma fin faim. Mis à part cela, l'écriture était magistrale, toute en fluidité et maturité. L'auteur mélange à merveille les voiles du passés aux lumières du présent et nous offre, au travers du miroir de l'irréel, une vue terrifiante sur les abîmes par-delà la mort. Si vous cherchiez une ghost story gothique et pourtant résolument moderne, la voici qui est toute trouvée!

Ma note : 17/20

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques!

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Acherontia.

[Chronique] Secret show, de Clive Barker

Synopsis

La vie de Randolph Jaffe, modeste employé d'un bureau de poste restante du Nebraska bascule quand, en parcourant les lettres "abandonnées", il met à jour l'existence d'une société secrète qui pratique L'Art, une sorte de magie, un savoir occulte quasi divin. Quittant le Nebraska pour la Californie, il fait la rencontre du Dr Fletcher, avec qui il met au point le Nonce. Ce dernier leur confère un pouvoir mystique et exacerbe leurs différences. Un combat de titans a alors lieu, au cours duquel les deux hommes sont projetés dans les entrailles de la Terre, où ils se retrouvent prisonniers. Jusqu'au jour où ils parviennent à féconder quatre jeunes filles et à reprendre leur combat à travers leurs "enfants".

[Chronique] Secret show, de Clive Barker

La loi d'attraction universelle…

Ce roman est mon quatrième roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady/Castelmore pour ce second trimestre de l'année. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne pour ce partenariat et la découverte de cette lecture.

Cette année, chez Bragelonne, est une année de réédition massive des écrits de Clive Barker. Cela tombe bien, car c'est aussi l'année de début de mon partenariat avec la maison d'édition, et je me fais donc un plaisir de chroniquer chaque roman de Barker qui sors cette année.

Un trou perdu…

Je dois vous avouer qu'au début, je me suis demandée où Barker voulait en venir avec son histoire de lettres perdues. J'avais du mal à concevoir où cela pouvait mener de concret. L'idée est évidemment bonne, mais elle offre tellement de possibles que cela donne le tournis. Jaffe va-t-il devenir fou à force de mener ce train de vie, enfermé à décortiquer le courrier perdu des quidams? Va-t-il découvrir un complot, tomber sur la correspondance de l'amour de sa vie, ou encore entendre parler d'un mystère qu'il aurait envie de résoudre?

Le début du roman nous donne l'impression de s'être perdu dans le trou de balle de l'Amérique avec pour seule compagnie notre "ami" Jaffe, étrange petit homme banal, effacé et sans grande ambition. Une sorte de raté, pourrait-on dire.

C'est justement ce sentiment de vie inutile, ce manque d'ambition qui va le pousser, très curieusement, à se passionner pour le courrier qu'il décortique. Un courrier qui, contre toute attente, va révéler bien des mystères qui méritent qu'on s'y attarde.

Jaffe avait eu une vie médiocre. Né à moins d'une centaine de kilomètres d'Omaha, c'était là qu'il avait été éduqué, là qu'il avait enterré ses parents, là qu'il avait par deux fois fait la cour à une femme et échoué à la conduire à l'autel. Il était sorti de l'État à quelques reprises, et il avait même envisagé (après sa seconde tentative maritale infructueuse) de se retirer à Orlando, où vivait sa sœur, mais celle-ci l'avait persuadé de n'en rien faire, prétextant qu'il n'aimerait ni les gens ni le soleil. Il était donc resté à Omaha, perdant souvent son travail pour en chercher un autre, ne s'engageant jamais très longtemps envers quoi que ce soit ni qui que ce soit, ce qui lui était bien rendu.
Mais lors de sa longue retrait dans la Salle des Lettres Mortes, il avait goûté à des horizons dont il n'avait jamais soupçonné l'existence, et cela lui avait donné de l'appétit pour les grands espaces. Quand il n'avait vu au-dehors que le soleil, la banlieue et Mickey Mouse, il n'en avait eu strictement rien à foutre. Pourquoi se soucier de partir en quêtes de telles banalités? Mais à présent, il était plus avisé. Il y avait des mystères à élucider, des pouvoirs à prendre, et quand il serait maître du monde, il anéantirait les banlieues (et le soleil s'il le pouvait) et transformerait l'univers en ténèbres ardentes où l'homme serait enfin capable de connaître les secrets de son âme.

Secret show, de Clive Barker

L'itinéraire d'un enfant gâté…

Au travers de ces écrits perdus, c'est tout un système de croyance que découvre Jaffe. En ouvrant ces enveloppes, il lève un coin du voile qui constitue l'univers et découvre des secrets magiques, des vérités cachées qui vont lui conférer une puissance inégalée. Il entrevoit des vérités jusqu'alors cachées. Le Banc, l'Art, et Quiddity, cette mer onirique à laquelle on n'accède que trois fois dans sa vie.

Jaffe se sent poussé par une force inconnue et quitte son trou de souris. Commence alors un grand voyage que l'on pourrait qualifier d'initiatique, si Jaffe n'était pas aussi "Jaffe". C'est que le bonhomme ne cherche pas à se grandir ou à devenir meilleur, non. Si vous conceviez ce roman comme un récit des révélations qui furent faites à Jaffe sur les chemins de Compostelle, ou lors de sa médiation au sommet du Tibet, chaudement entouré de son sari orange, vous vous trompez lourdement. Ici, nul miracle de Lourdes, nulle apparition de la Sainte Vierge (en même temps, vous vous en doutiez, n'est-ce pas? Avec Barker aux commandes, rien ne peut arriver d'aussi spirituel). Non, bien sûr, tout ce que Jaffe désire, c'est du pouvoir. Le pouvoir de changer sa vie minable et de devenir plus grand, plus puissant qu'il ne l'est. Et ce pouvoir, il le trouve dans cette étrange magie évoquée dans les lettres mortes qu'il triait. Une magie onirique, sombre, mystérieuse, envoûtante… et terriblement glauque.

C'est que Jaffe n'est pas quelqu'un de bien, mais alors pas du tout. Il assassine son boss, couche avec tout et n'importe quoi, violente un vieillard pétomane et laisse les cafards lui faire des gâteries (soit dit en passant, en matière de zoophilie, il y avait sans doute mieux à trouver…).

Parlant de vieillard, celui-ci sera justement le presque aboutissement de son voyage initiatique pseudo-religieux. Il s'appelait Kissoon. Ce n'était pas un cheval blanc, mais il aurait pu devenir l'idole de Jaffe… si celui-ci n'avait pas tenté de le tuer, du moins. En même temps, si Kissoon avait moins mauvaise haleine et avait pu un peu mieux retenir ses ventosités… Oui, oui, parce qu'aussi étrange que cela puisse paraître, on en est là. C'est vrai, je le raconte avec ironie, mais la scène est tout de même assez loufoque, et le personnage du petit vieux est pour le moins surprenant. Soit.

Kissoon était terrifié à présent. Il était adossé au mur de la hutte, les bras écartés à la recherche d'un point d'appui, et Jaffe lui trouva des ressemblances avec une héroïne de film muet. Ses yeux n'étaient plus mi-clos mais grands ouverts et mouillés. On pouvait en dire autant de sa bouche, grande ouverte et mouillée. Il n'arrivait même plus à proférer des menaces ; il se contentait de trembler.
Jaffe tendit une main et la passa autour de la gorge flasque du vieillard. Il affermit sa prise, sentant ses doigts plonger dans la chair. Puis il leva l'autre main, qui tenait le couteau émoussé, jusqu'au coin de l’œil gauche de Kissoon. Le souffle du vieil homme sentait aussi mauvais qu'un pet de malade. Jaffe ne voulait pas le respirer, mais il n'avait pas le choix, et dès qu'il l'inhala, il comprit qu'il s'était fait baiser. Ce souffle était plus que de l'air ranci. Il y avait autre chose là-dedans, quelque chose qui était expulsé du corps de Kissoon et qui s'insinuait dans le sien – ou du moins tentait de le faire. Jaffe lâcha le cou flasque et recula d'un pas.

Secret show, de Clive Barker

Coup de génie…

Bien sûr, Jaffe n'obtiendra rien de Kissoon, car ce dernier est furieux de la façon dont les choses se sont déroulées (et, entre nous, on le serais à moins, non? Moi aussi j'aurais envie d'envoyer sur Mars le premier venu qui essayerait de m'étrangler).

Jaffe va donc devoir trouver une autre personne, une intelligence capable de réaliser pour lui son "grand œuvre" en toute obéissance et soumission. Cette personne, il la trouvera en Fletcher, petit génie qui va mettre au point une substance appelée "nonce".

Cela vous paraît obscur, vu ainsi, n'est-ce pas? Je vous rassure, pour moi aussi, ce n'était pas évident de tout suivre.

Le Nonce, si vous voulez, est une sorte de pierre philosophale. Elle permet de transcender ce avec quoi elle entre en contact. Prenez Raul, par exemple. Raul était un chimpanzé, autrefois, et grâce au Nonce, il va devenir un vrai petit garçon. Un peu trop poilu pour son âge, certes, et incapable de mentir, heureusement pour lui, sinon il aurait eu de sérieux soucis d'appendice nasal.

Mais, à l'instar de l'Anneau unique de Tolkien, le Nonce a sa volonté propre. Il détruira son éprouvette pour mieux sauter au visage de son créateur. C'est ainsi que notre ami Fletcher se verra infligé d'une âme et d'un esprit supérieurs qui lui seront enviés par Jaffe. Et donc, Jaffe prendra le Nonce pour ne faire plus qu'un avec lui. Mais comme toujours dans les livres, il y a des méchants et il y a des gentils. Dans ce cas précis, vous vous doutez que Jaffe est meuchant! Et que Fletcher est gentil, selon toute vraisemblance.

Le premier acte du Nonce fut de mettre la mémoire de Jaffe en marche arrière, de faire défiler sa vie à reculons depuis l'instant où il l'avait touché, perçant chaque événement jusqu'à ce qu'il plonge dans les eaux des entrailles de sa mères. On lui accorda un instant de douloureuse nostalgie pour cet endroit – calme, sécurité -, puis sa vie le saisit à nouveau pour lui faire faire le voyage de retour, tout le long de sa médiocre existence à Omaha. Dès le début de sa vie consciente, il y avait eu tant de rage en lui. Contre les petits et les puissants ; contre les bons élèves et les séducteurs, ceux qui avaient toutes les filles et toutes les bonnes notes. Il ressentit à nouveau cette rage, mais de façon plus intense : comme une cellule cancéreuse grossissant en un clin d’œil pour le distordre. Il vit ses parents disparaître, se vit incapable de s'accrocher à eux, ou de les pleurer après leur départ, mais toujours saisi par la rage, ne sachant ni pourquoi ils avaient vécu ni pourquoi ils s'étaient souciés de la mettre au monde. Il tomba à nouveau amoureux, par deux fois. Fut par deux fois repoussé. Nourrit sa douleur, en décora les cicatrices, laissa sa rage grossir encore. Et entre ces échecs remarquables, le poids perpétuel des emplois qu'il n'arrivait pas à garder, de ces gens qui oubliaient son nom d'un jour à l'autre, des Noëls qui succédaient aux Noëls en ne marquant que le passage des ans. Échouant toujours à comprendre pourquoi il avait été créé – pourquoi on était créé, alors que tout n'était qu'illusion et tromperie, tout finissait dans le néant.

Secret show, de Clive Barker

Le grand combat…

Ils se raguent et se roupètent, ils s'emparouillent et s'endosquent contre terre…

Oui oui, merci Monsieur Henri Michaux. Mais en l’occurrence, ils s'endosquent dans la terre. Car leur combat sera souterrain, faisant trembler le sol américain, créant des failles, des grottes, des tunnels… des fentes aspiratrices dans lesquelles des baigneuses seront impitoyablement noyées, puis recrachées à la surface avec au creux du ventre d'étranges envies de reproduction.

Soit dit en passant, j'ai trouvé qu'à ce stade, l'auteur passe un peu trop rapidement de l'histoire initiale (celle de Jaffe et de Fletcher) à la suite, ce qui fait que le combat dont je vous parle est à peine effleuré. J'ai trouvé cela dommage, car j'aurais trouvé intéressant qu'il soit plus développé.

Ceci étant, sachez que ce combat souterrain n'est que le commencement d'un combat beaucoup plus ample et ô combien plus sournois…

Serial metteur en cloque…

C'est ici qu'intervient l'épisode de la Ligue des vierges. Quatre jeunes filles seront "choisies" par Jaffe et son concurrent, Fletcher, pour mettre au monde leurs descendants, qui continueront sur terre le combat que leurs parents mènent sous leurs pieds.

Étrange, n'est-ce pas? Eh bien, c'est la partie du livre que j'ai préféré. Jaffe, à présent devenu le Jaff, et Fletcher ne se contenteront pas de "féconder" les filles de la manière traditionnelle, pour dire les choses platement. La graine qu'ils sèment en elles est psychologique, elle les poussera à trouver un père biologique à n'importe quel prix et à concevoir un enfant, qui sommes toutes aura deux pères : le père biologique, l'humain, et le père spirituel, le Jaff ou Fletcher.

C'est à partir de ce moment-là que l'histoire prend tout son sens et devient réellement intéressante. Là où, avant, on se demandait où l'auteur voulait en venir, on voit à présent se mettre en place les machiavéliques mécanismes qui mènent au grand final.

Cette histoire de la Ligue des vierges, je l'ai trouvée absolument magistrale. L'ambiance confinée de la petite ville du sud des États-Unis écrasée par la chaleur, le scandale, les rumeurs, le côté glauque et malsain de la situation, le destin tragique des quatre filles et de leurs enfants… C'est vraiment à partir de ce passage que mon intérêt s'est trouvé éveillé, et je n'ai pas été déçue par la suite.

L'étonnement de Randy Krentzman n'avait pas étouffé sa libido. Il ne comprenait pas pourquoi cette fille s'offrait à lui gratuitement, mais une telle occasion était trop rare pour qu'il fasse la fine bouche. Aussi accepta-t-il, du ton de celui à qui on fait de telles propositions tous les jours. Ils restèrent ensemble durant tout l'après-midi, passant à l'acte non pas une fois mais trois. Elle partit à six heures et quart et rentra chez elle avec la satisfaction du devoir accompli. Ce n'était pas de l'amour. Randy était stupide, égoïste et piètre amant. Mais peut-être avait-il fait entrer la vie en elle, ou du moins contribué pour une cuillerée de liquide à l'alchimie de son ventre, et c'était tout ce qu'elle avait désiré de lui. Pas un seul instant ces nouvelles priorités ne furent remises en question. L'objectif de la fécondité était parfaitement clair dans son esprit. Quant au reste de la vie, le passé, l'avenir et le présent, tout n'était que flou.

Secret show, de Clive Barker

Comme l'auteur en parle dans l'entretien dont j'ai fait la chronique il y a peu (voir le lien ci-plus bas), il aime décrire de grandes scènes presque apocalyptiques pour progressivement glisser vers des scènes à plus petite échelle, plus intimistes, plus dramatiques aussi. On sent bien, à ce moment de l'histoire, le passage de la grande fresque où le paysage se déroule à perte de vue au petit tableau ovale centré sur un personnage, un détail, une scène de vie suspendue dans le temps. Mais on sent également que ce petit tableau ovale qui paraît presque anodin aura des répercussions gigantesques sur la grande fresque, et c'est ce qui rend cette scène terriblement attrayante.

Juste… waw!

La scène en elle-même est savamment amenée d'un point de vue narratif. Le mystère se dégage de la toute première phrase du chapitre comme une fumerolle s'échappe de la craquelure d'un volcan. Les filles allèrent deux fois dans l'eau… c'est simple, mais tellement efficace…

Le chapitre qui se déroule sous les yeux du lecteur explique effectivement la première fois où les filles allèrent dans l'eau. Mais à la fin du chapitre, on reste sur sa faim, car de seconde fois, point il n'y a… Si bien que l'on se demande si l'auteur n'a pas commis une erreur. On se questionne, on s'interroge, le mystère monte, et la tension dramatique avec… Oh, ne vous en faites pas, les réponses viendront! Mais seulement quand l'auteur l'aura décidé…

Cette simple phrase, pour moi, est un vrai coup de génie. Non contente de relancer une histoire qui aurait pu partir dans toutes les directions, elle fait grimper le suspens pour l'amener à un point quasi insoutenable. L'auteur prend le lecteur à la gorge pour ne plus le lâcher. Et ce, pour notre plus grand plaisir!

Les filles allèrent deux fois dans l'eau. La première fois, ce fut le lendemain du jour où une tempête avait éclaté au-dessus du comté de Ventura, faisant tomber en une nuit sur la petite ville de Palomo Grove plus d'eau que ses habitants ne se seraient raisonnablement attendus à en voir en une année. Cette mousson n'avait cependant pas adouci la chaleur. Caressée par une faible brise en provenance du désert, la ville cuisait à une température de plus de quarante degrés. Les enfants, qui s'étaient épuisés à jouer dans la chaleur durant toute la matinée, passèrent l'après-midi enfermés. Les chiens maudirent leur fourrure ; les oiseaux refusèrent de chanter. Les vieillards se mirent au lit. Vêtus de leur seule sueur, les amants adultères firent de même. Les infortunés devant accomplir une tâche qu'ils ne pouvaient pas repousser au soir (Dieu veuille que la température consente alors à baisser) se mirent au travail, les yeux fixés sur le trottoir, et chaque pas leur était une épreuve, chaque souffle rendait leurs poumons poisseux.

Secret show, de Clive Barker

En résumé…

J'ai préféré Secret show aux Évangiles écarlates, dans ce sens que l'histoire était mieux ficelée et comportait plus de mystère. La fin était moins brouillonne, également. Les personnages sont toujours aussi peu engageants, toujours aussi amoraux et répugnants, mais c'est aussi ce qui fait le charme des écrits de Barker – oui, il faut croire que nous autres, lecteurs, sommes un peu maso pour nous complaire ainsi dans les ambiances glauques et laisser des personnages peu recommandables peupler nos lectures…

On retrouve dans ce nouvel opus de Barker sa propension à la grandiloquence et à l'exaltation. En effet, certaines scènes pourraient presque être qualifiées de bibliques, tant le sentiment de grandiosité et de mysticisme qui se dégage du texte est puissant. C'est d'ailleurs un peu à cela que tend l'auteur, de son propre aveu (il en parlait dans l'entretien dont je vous parlais un peu plus haut).

Un dernier point qui m'a beaucoup plus dans ce récit, c'est le sentiment que rien n'est inutile, que toutes les actions, si petites soient-elles, auront une incidence sur le reste de l'histoire. Du coup, l'attention du lecteur est maintenue jusqu'à la fin, le suspens ne quitte pas le fil des pages, et on ne peut qu'en être ravi.

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques!

Votre très dévouée,

Acherontia.

Les autres romans de Clive Barker chroniqués sur ce blog…

[Chronique Document] Dans les collines, entretien avec Clive Barker, de Peter Atkins et Dennis Etchison

Synopsis

En mars 2000, l’écrivain, réalisateur et artiste Clive Barker a reçu dans sa maison des Hollywood Hills un ami de longue date, Peter Atkins, lui aussi originaire de Liverpool et scénariste de trois des films de Barker. L’idée initiale – une interview balayant la carrière de Clive susceptible d’intéresser ses nombreux admirateurs – s’est immédiatement développée pour explorer les questions plus vastes et plus profondes qui motivent sa vie et son œuvre. Le résultat, un dialogue remarquable de près de deux heures, offre un portrait spontané et révélateur de Barker qui est probablement unique. Ceci restitue la transcription complète de cet enregistrement qui n’a jamais été publié sous aucune forme.

[Chronique Document] Dans les collines, entretien avec Clive Barker, de Peter Atkins et Dennis Etchison

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La vie n'est pas une répétition. C'est la représentation. On ne passe sur scène qu'une fois, alors autant faire les choses qui comptent le plus pour soi.

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

La loi d'attraction universelle…

Cet ebook est ma troisième lecture lue dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady/Castelmore pour ce premier trimestre de l'année, et mon premier ebook de leur collection "Snark". Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne pour ce partenariat et la découverte de cette lecture.

Après avoir lu Les évangiles écarlates, j'avais envie de découvrir Clive Barker autrement, pouvoir entrer dans son esprit, avoir un aperçu de sa façon de penser et de voir les choses. Je suis au final très contente de cette petite incursion, pour des raisons que nous allons voir tout de suite…

Parfois je peux avoir l'esprit de compétition un peu trop poussé, en particulier en littérature ou en peinture. Mais je ne ressens pas cela pour le cinéma. Heureusement, j'ai tendance à n'être jaloux de la réussite que de gens déjà morts, ce qui simplifie grandement ma vie sociale. [rires]

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

Avis aux lecteurs…

Avez-vous jamais eu envie de découvrir l'arrière du décor? De savoir ce qu'il peut bien se passer dans la tête de vos écrivains préférés? De connaître ce qui vous attend au détour de leur méandreux encéphale? Vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi un tel choix de thème, pourquoi telle psychologie pour un personnage donné, pourquoi la mise en avant de tel élément plutôt qu'un autre? Voici une partie de réponse à toutes ces questions qui jusqu'à présent sont restées en suspens…

Pour celles et ceux qui connaissent déjà Clive Barker, peut-être avez-vous pensé que ses écrits ne peuvent être que l’œuvre d'un écrivain fou à l'encéphale passablement en voie de dégénération? Héhé, il faut bien l'avouer, quand je lis certains passages de ses romans, je me pose des questions quant à sa santé mentale. Et si je me trompais sur toute la ligne? Et si en fait nous nous trouvions bien étonnés après la lecture de cet entretien? Je vous laisse le découvrir…

On m'a demandé de modifier mon texte. Bien sûr, je n'en ai fait qu'à ma tête et le livre a été bien accueilli par la critique et les lecteurs. Mais ça montre bien qu'il ne faut jamais baisser la garde. L'homophobie est toujours là, bien présente. Le racisme aussi. Nous sommes encore bien loin de l'Ère du Verseau.

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

Café philosophique…

Je me suis trouvée agréablement surprise dès les premières lignes de cet entretien. Comme beaucoup, sans doute, j'imaginais Clive Barker comme quelqu'un de ténébreux, avec un petit je-ne-sais-quoi de perverti qui met du piment à ses romans. À la lumière de cette interview, je peux dire qu'il n'en est en fait rien. De nombreuses déclarations démontent complètement la thèse de l'écrivain fou présentant un goût douteux pour le macabre et l'occultisme.

De ce que j'en lis, l'auteur a l'air parfaitement sain d'esprit. Plus que cela, au fil des lignes, on découvre une personne sensible et habitée de nobles intentions.

Clive Barker commence cet entretien en nous parlant d'un peintre qu'il affectionne, de cette impression de grandeur épique qui se dégage de ses tableaux, grandeur qu'il tente de reproduire au travers de ses textes. Il nous parle également de la Bible, qui est pour lui une grande source d'inspiration.

Puis au fil des questions et des réponses, il aborde de nombreux autres sujets, très philosophiques pour la plupart. Il évoque son passage du monde du théâtre à celui de l'écriture avec un beau sens de l'autocritique. De nombreux propos, d'ailleurs, sont teintés de cette lucidité assez plaisante, qui tend à démontrer que l'auteur ne se fait pas du tout le gros cou. Malgré son succès, Clive Barker a su rester simple, et c'est d'autant plus admirable.

Je pense que ce qui fait la force des films d'horreur et des films fantastiques, c'est que cette chose est souvent de nature métaphysique. Quand le spectateur ou le lecteur arrive à ce moment-là, il se trouve confronté à quelque chose d'exaltant. Dans Imajica, mon plus gros livre à ce jour, j'ai inclus un moment similaire à celui que je viens de décrire dans Le seigneur des anneaux, où la géographie bien particulière d'Imajica est d'une certaine façon la clé du roman. C'est une idée incroyablement simple. Parfois, ce qui me plaît dans l'ampleur d'un roman de 800 pages, c'est la possibilité de bâtir toutes ces digressions, d'ajouter tous ces détails et ces expériences autour d'un noyau très simple. La vie est pleine de digressions et de sources de distraction qui sollicitent notre esprit en permanence, mais en son coeur, il faut qu'elle contienne quelques réponses simples. Des sentiments simples, fondamentaux. L'amour, essentiellement. C'est le seul moyen pour que tout le reste fonctionne. Et sans amour dans ta vie, le reste, aussi amusant, aussi décoratif soit-il n'a que peu de sens. Je cherche donc toujours activement cette idée emblématique. Parfois, elle peut venir assez tard – il m'est arrivé de ne comprendre quel était vraiment le thème d'un énorme pavé qu'au beau milieu du deuxième jet.

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

Café littéraire…

J'ai également beaucoup apprécié la façon dont il parle de son métier d'écrivain. Ce sont des informations évidemment bien précieuses pour moi, qui tente mes premiers pas dans le milieu de l'écriture. Ce genre de témoignages me prouvent que je ne suis pas seule à ressentir ce que j'éprouve lorsque j'écris.

Et à nouveau, l'on retrouve ce côté philosophique qui ne quitte jamais vraiment l'auteur. Dans de nombreux passages, il dévoile des thèmes qui lui sont chers, en expliquant pourquoi ce choix. Au travers de son témoignage, le lecteur parvient à mieux cerner ce que Clive Barker tente de transmettre au fil de ses récits. J'ai été surprise de constater à quel point cet auteur peut être pointu et profond dans ses analyses littéraires, appréciant particulièrement cet extrait où il parle des mythes fondateurs et de la nécessité d'y prêter plus attention, de les respecter en tant que patrimoine de l'espèce humaine…

Il existe d'extraordinaires représentants de cette énergie incroyable, que l'on trouve en chacun de nous et que je qualifierais de divine, capables de transformer le monde avec art. Et de nous montrer l'altérité dans ce qui nous entoure, et en nous-mêmes. Je suis toujours déçu de constater qu'on met tellement l'accent sur le décryptage du scénario du dernier épisode en date de Star Trek ou de Buffy, mais pas assez selon moi sur l'analyse de ce que sont ces histoires à la base et de la façon dont elles sont liées à ce que racontait déjà Boccace ou Chaucer. Ce n'est pas faire preuve de prétention intellectuelle. Je désire simplement que les gens soient conscients que ces thèmes font partie de la nature même des êtres humains, depuis l'origine. L'histoire de la quête. L'histoire d'un voyage pour mieux se connaître soi-même, qui nécessite une descente aux enfers. L'histoire d'une personne qui doit mourir pour retrouver et ramener l'être aimé. Ce sont les grands récits anciens qui nous ont façonnés en tant qu'espèce. Et je pense qu'il est de notre responsabilité, nous qui sommes impliqués dans la célébration du fantastique sous toutes ses formes, de nous montrer plus exigeants, d'éclairer nos lecteurs. Nous sommes trop simplistes. Trop paresseux. Nous nous soucions bien trop du nombre d'exemplaires d'Harry Potter vendus cette semaine, alors que nous devrions davantage nous pencher sur la façon de partager avec les gens cette tradition riche et ancienne à laquelle nous appartenons et nous empruntons.

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

Marche sur mes traces…

J'aimerais marier la peinture et l'écriture. C'est mon ambition avec ces livres [la série Abarat] : réunir deux parties complètement différentes de ma vie. Au final, je ne veux pas qu'on se souvienne de moi comme d'un écrivain, d'un peintre ou d'un cinéaste, mais comme de quelqu'un qui a fait oeuvre d'imagination. Voilà ce que je veux. Quelqu'un qui a rêvé les yeux ouverts et qui, en partageant ses rêves, a amélioré la vie des gens.

Dans les collines, entretien avec Clive Barker

Ce dernier extrait n'est pas choisi au hasard. Il est celui qui m'a le plus touchée parmi toutes les révélations de cet entretien. Il m'a touchée parce qu'il reflète à merveille ma façon de concevoir les choses, il résume parfaitement ce que je voudrais parvenir à faire avec mes projets d'écriture et de dessin. Ne pas être juste un écrivain, juste un dessinateur, mais être plus que cela : un passeur. Passeur de savoir, d'une part, car l'on s'inspire toujours de choses qui font partie du monde réel, l'on contribue toujours d'une façon ou d'une autre à la diffusion de la culture qui, à mon sens, est l'arme ultime contre toutes les barbaries. Passeur d'univers, d'une autre part, car l'on permet au lecteur de passer du monde réel à d'autres mondes inconnus et pourtant passionnants, enrichissants, des mondes qui utilisent les codes du réel pour faire passer des messages concrets à travers des métaphores et des allégories. Passeur de rêves, enfin, car l'on permet au lecteur un peu de rêve, d'évasion, et c'est souvent plus que bienvenu.

En résumé…

J'ai été enchantée de découvrir cet entretien, réalisé avec brio par Peter Atkins et Dennis Etchison, il faut le souligner. Clive Barker se révèle au final être quelqu'un de bien, tout simplement. Un auteur doté d'une philosophie profonde, d'une grande humanité, d'une sensibilité certaine, et d'un sens pointu de l'analyse. Je me suis trouvée bien étonnée devant la complexité de sa psychologie, mais aussi devant son apparente gentillesse. J'ai apprécié qu'il reste simple, sans se donner des airs de fou ou de grand méchant comme on pourrait s'y attendre de la part d'un écrivain d'horreur. Je pensais aller à la rencontre d'une personnalité ténébreuse et un tantinet effrayante, il n'en fut rien.

Clive Barker dévoile de nombreux thèmes qui lui sont chers, et explique pourquoi ces motifs particuliers lui tiennent à coeur. Il revient également sur les débuts de sa carrière, sur les raisons qui l'ont fait passer du monde du théâtre à celui de la littérature, puis du cinéma et de la peinture. Il explique ses motivations, ses choix, ses envies, la façon dont il aime que ses romans soient construits, les messages qu'il aimerait faire passer. Mais pas que…

Cet ebook n'est pas destiné qu'aux seuls fans de Barker. Je conseille cette lecture à toute personne désireuse de connaître l'envers du décor du métier d'écrivain, de voir d'un peu plus près ce que représente le processus d'écriture pour de tels romans, mais aussi d'en savoir plus sur les littératures de l'imaginaire en général.

Ses commentaires quant à son métier d'auteur, agrémentés de digressions philosophiques, me seront plus que certainement utiles lors de mes premiers pas dans le monde de l'écriture. Comme quoi, rien n'arrive jamais par hasard. À croire que cet ebook était mis sur ma voie pour me pousser plus avant dans cette longue maturation de mon projet d'écriture.

Ma note : 19/20 – Une excellente interview, magistralement réalisée. Des propos extrêmement intéressants qui touchent à tous les domaines de l'écriture et de la création artistique en général. J'ai adoré!

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques!

Et n'hésitez surtout pas à commenter cet article, ou à rejoindre ma page Facebook ^^

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