Top Ten Tuesday #39

TopTenTuesday

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire initié par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani puis par Frogzine. Et le thème de cette semaine est…

Les 10 euh… 3 meilleurs romans post-apocalyptiques/dystopiques

Je suis un peu honteuse, mais je dois bien avouer que c’est très, très loin d’être le genre que je lis le plus. On ne peut pourtant pas dire que je n’apprécie pas… Je crois juste que je me suis fixée d’autres priorités pour le moment. Quoi qu’il en doit, il y a quand même trois romans qui m’ont marquée, dont une série i-né-vi-table!! Lire la suite

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Les pirates de l'Escroc-Griffe, l'intégrale, de Jean-Sébastien Guillermou

Bragelonne

Caboche ne sera plus jamais privé de liberté !
C’est du moins ce qu’il se promet après s’être échappé de l’orphelinat militaire, pour partir à la recherche de son père. Il croisera sur sa route l’équipage de L’Escroc-Griffe. Connus pour n’avoir jamais réussi un abordage, les hommes de Bretelle, vieux capitaine désabusé, semblent davantage échappés de la troupe d’un cirque que d’un bateau pirate.
Mais Caboche a le goût de l’aventure, et un talent certain pour la persuasion. Il va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoise, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites, pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme.

Le baron noir. T1, d'Olivier Gechter

Mnémos

Paris, 1864. La vieille Seconde République est toujours dirigée par le Président Bonaparte. La France domine l’industrie dans tous les domaines : depuis le début du siècle, ses dirigeables sillonnent les cieux, ses transports ferroviaires véhiculent les marchandises de ses usines et de ses colonies dans toute l’Europe. Antoine Lefort, jeune magnat des transports et fabriquant d’armes, est un des artisans de cette puissance. Lorsqu’un de ses plans ultra-secrets est volé au nez et à la barbe des autorités, il décide de tendre un piège à ces espions, à la solde d’une puissance étrangère. L’aide d’Albert le majordome, du jeune Clément Ader et surtout celle du Baron Noir, un mystérieux justicier en armure, ne sera pas de trop.

Le Paris des merveilles. T2, L'élixir d'oubli, de Pierre Pevel

Version poche

Paris, début du xxe siècle.
Dans un Paris de la Belle Époque où se côtoient gnomes, dryades, chats-ailés et arbres enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, membre reconnu d’un club de gentlemen magiciens, est sur une nouvelle affaire de meurtre. La victime est un antiquaire apparemment sans histoires, mais l’enquête du mage le conduit à un nom que beaucoup redoutent : Giacomo Nero. Cet ambitieux mage noir pourrait bien être mêlé à une intrigue trouvant ses origines à l’époque de la Régence. En ce temps-là, Griffont était le chevalier de Castelgriffe. Érudit désinvolte et mage libertin, il s’apprêtait à affronter une société secrète et, ce faisant, collaborait pour la première fois avec une certaine baronne de Saint-Gil. Cependant, révéler aujourd’hui les secrets du siècle passé pourrait bien éveiller un confit s’étendant jusqu’à l’OutreMonde…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles.

Magnifiques artifices. T1, La dame aux artifices, de Shelley Adina

Moonshell books

Londres, 1889. Règne de Victoria. Le fils de Charles Darwin est Premier ministre. Et la vapeur est l’énergie qui mène le monde. À 17 ans, Claire Trevelyan, fille du vicomte St. Ives, était censée se contenter de verser élégamment le thé, coudre un ourlet à la perfection et mettre le grappin sur un bon parti. Malheureusement les talents de Claire ne relèvent pas de la salle de bal mais du laboratoire de chimie, où les choses ont la fâcheuse habitude d’exploser. Quand son père joue son patrimoine sur les moteurs à combustion et le perd, Claire se retrouve catapultée dans les rues malfamées de Londres. Mais, en jeune femme pleine de ressources et d’esprit, elle retourne la situation en sa faveur. S’en suit l’ascension d’un nouveau chef de bande du milieu glauque de la ville, connu sous le nom de la Dame aux artifices. Quand elle rencontre Andrew Malvern, membre de la Société royale des Ingénieurs, elle réalise que ses talents peuvent lui servir à beaucoup d’autres choses, outre les artifices explosifs. Ils peuvent l’aider à exaucer ses rêves et ses… mais parfois des amitiés les plus sincères peuvent naître les plus grandes trahisons…

Victorian fantasy. T2, De velours et d'acier, de Georgia Caldera

Pygmalion

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.
Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.
Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice.

Les foulards rouges. Saison 3, Épisode 6, The shadow of death, de Cécile Duquenne

Bragelonne snark

Découvrez la fin de l’incroyable périple de Lara et Renaud dans la troisième et ultime saison des Foulards Rouges ! Une épopée qui vous emmène loin, très loin par-delà les étoiles, et qui mêle magie, uchronie, steampunk, mystère et amour avec brio.

Le secret de la dame en rouge, de Béatrice Bottet

Scrinéo

En cette fin du XIXème siècle, on prépare à Paris l'exposition universelle, et l'inauguration de la Tour Eiffel. Violette Baudoyer se réfugie dans la capitale après avoir fui sa famille. Elle est recueillie par Madame Bouteloup, et formée à la voyance au sein de la bonne société. Florimond Valence est quant à lui journaliste aux Nouvelles du matin, et mouchardeur pour le commissaire Aristide Barjoux. Lorsque le corps d'une femme est découvert dans le quartier de Belleville, Florimond doit élucider l'affaire. C'est alors qu'il va croiser la route de Violette… Qu'a-t-elle à voir avec ce meurtre ? Est-elle menacée ? Florimond peut-il l'aider ?

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Metro 2034, de Dmitry Glukhovsky

L'Atalante

La station Sevastopolskaya produit de l'électricité qui alimente le métro moscovite, mais la dernière caravane d'approvisionnement n’est jamais réapparue, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche…
Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d'entre les morts, rongé de l'intérieur par les ténèbres ; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette d'ériger un mémorial à l'humanité disparue ; Sacha, enfin, toute jeune fille qu'ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père.

Forget tomorrow. T2, Remember yesterday, de Pintip Dunn

Lumen

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé…par votre futur moi !
À seize ans, Jessa vit dans un monde au bord du chaos. Jusque-là, tout le monde recevait au seuil de l’âge adulte un souvenir sélectionné et envoyé par son futur moi, une carte de visite qui conditionnait la vie et la carrière de chaque individu. Mais, depuis quelques années, le processus a été interrompu. On ignore encore comment ces images étaient envoyées depuis l’avenir dans le présent, on sait simplement que la clé de cette découverte décisive, c’est Jessa elle-même.
Ses pouvoirs psychiques en font donc la plus précieuse des habitantes d’Eden City… mais elle se refuse absolument à aider les autorités, car elles ne sont pas étrangères au suicide de sa sœur, dix ans plus tôt. Assaillie par une série d’étranges appels à l’aide, Jessa décide de se laisser guider par ces visions, quitte à devoir collaborer avec Tanner Callahan, jeune scientifique de renom sur lequel reposent justement tous les espoirs de découverte du souvenir futur. Autrement dit, son ennemi juré.
Son instinct ne serait-il rien d’autre que la main implacable du destin ? Dans la veine de Minority Report, Remember Yesterday est une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir oser réécrire son histoire et défier le futur.

Absynthe. T1, C'était nuit en le solitaire octobre, de T. J. Klune

MxM Bookmark

Les cieux, ils étaient de cendre et graves ; les feuilles, elles étaient crispées et mornes – les feuilles, elles étaient périssables et mornes. C’était nuit en le solitaire Octobre de ma plus immémoriale année. [Edgar Allan Poe, traduction de Stéphane Mallarmé]
Il était une fois l’humanité gorgée de rage, désormais incapable de la contrôler, et le monde sombra dans les flammes.
Un siècle plus tard, sur ces terres dévastées qui avaient autrefois été l’Amérique, un homme brisé connu seulement sous le nom de Cavalo tente de survivre. Se tenant volontairement à l’écart de tout ce qui reste de la civilisation, Cavalo se terre dans les ruines décrépites de l’Institut Correctionnel Nord de l’Idaho, avec un cabot appelé Sale Clebs et un robot aux limites de la folie pour seuls compagnons. Cavalo lui-même se désagrège lentement, ses souvenirs s’élevant comme autant de fantômes hantant les cellules de détention.
Lorsqu’il fait le choix périlleux de traverser les terres radioactives des Deadlands, Cavalo fait la rencontre d’un psychopathe muet appartenant à un groupe de meurtriers qui se fait appeler les Dead Rabbits. Prenant l’homme en otage, Cavalo est non seulement obligé de faire face aux horreurs de son passé, mais aussi aux multiples ramifications de ses choix qui impactent sur son présent. Et ce sera grâce à son prisonnier qu’il trouvera un possible futur, où la rédemption n’est pour l’heure qu’une simple lueur vacillant au loin.
Le monde est mort.
Voici l’histoire de ses restes…

Le serment incandescent. T2, La révolte des omégas, de Francesca Haig

Le livre de poche

« Quand son cœur s’arrêterait de battre, le mien s’arrêterait également. Zach m’avait trahie chaque fois qu’il en avait eu l’opportunité, mais notre mort commune était une promesse qu’il était impossible de rompre. »
Parce qu’elle veut croire en son rêve d’un monde où Alphas et Omégas vivent égaux, Cass s’est enrôlée dans la résistance. À l’aube d’une guerre civile sans précédent, elle va cependant apprendre que, pour changer l’avenir, elle doit d’abord comprendre le passé.
Or, ni les visions qui la hantent, ni la cruauté de son jumeau alpha Zach ne l’avaient préparée au secret qu’elle va découvrir. Elle ne reculera devant rien pour trouver un remède au lien fatal qui l’unit à son jumeau… et pour rejoindre cet Ailleurs légendaire, où une nouvelle conception de la vie est possible.

The new order, de Chris Weitz

Le livre de poche

Un virus a décimé la population des États-Unis, à l'exception des adolescents. Ces derniers pensaient être les seuls survivants… mais ils se trompaient. Donna et Jefferson se sont séparés. Jefferson retourne à New York, où il va tenter de trouver l'antidote du virus au sein de la tribu des Washington Square. Donna, quant à elle, se rend en Angleterre, où elle est confrontée à un tout autre monde. Parviendront-ils à se réunir de nouveau pour empêcher ce qui s'annonce comme un désastre plus grand encore que le virus qui a anéanti le continent ?

Young Elites. T1, Young Elites, de Marie Lu

Castelmore

"Je ne veux plus qu'on m'utilise, qu'on me blesse ni qu'on me rejette."
Adelina a survécu à l'épidémie qui a ravagé son pays. D'autres enfants, comme elle, en ont réchappé, la maladie laissant sur leur corps d'étranges marques. Les cheveux noirs d'Adelina sont devenus argentés, ses cils blancs et une cicatrice barre la gauche de son visage. Son père lui mène la vie dure : comme la majorité de la population, il voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour leur nom et leur famille.
Mais la rumeur dit que les survivants n'auraient pas récolté que des cicatrices : ils auraient aussi acquis de mystérieux superpouvoirs.
Et, bien que leur identité demeure secrète, ces miraculés portent déjà un nom : les Young Elites.
"Et maintenant, c'est à mon tour de vous faire souffrir."

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Nightfall, de Jake Halpern et Peter Kujawinski

PKJ

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village.

Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû

Omnia, de Denis Labbé

Éditions Chat Noir

Loudun, 1632.
De jour en jour, la peste noire se raréfie, c’est la fin du calvaire pour les habitants, dont
le chanoine Urbain Grandier, qui ne rêve que de retrouver ses ouailles, leur admiration et leurs faveurs. Parmi elles, Soléna, une jeune femme aussi belle que mystérieuse, semble prête à tout pour le séduire, mais dans quel but ?
Lille, 2021
Rentrée universitaire pour Révena et sa meilleure amie Kiara, après des mois d’épidémie grippale qui a décimé une partie de la population. Pourtant l’étudiante ne retrouve pas le sourire, ses nuits sont hantées par de macabres visions qui la vident de son énergie. Sa rencontre avec un nouvel élève, Louis, pourrait bien soigner son esprit. Dès les premiers instants, une connexion indéfectible lie ces deux jeunes gens dont le destin semble réveiller les maux du passé. À moins que la trame du temps soit plus complexe que cela. En tout cas, c’est bien ce qu’a décidé de découvrir une organisation secrète qui espionne ce trio qui, lui-même, semble ignorer que sa seule existence pourrait détruire notre monde…

Tragic circus, de Mathieu Guibé et Cécile Guillot

Éditions Chat Noir

« Mesdames et Messieurs ! Jouvenceaux et jouvencelles ! Petits et grands ! Approchez, approchez ! Venez assister à un spectacle unique en son genre. Notre cirque vous ouvre ses portes et dévoile ses mystères. »
À chaque prestation, les monstres de foire enchantent les spectateurs : l’enfant funambule, le dompteur de fauves et la charmeuse de serpents, clowns et jongleurs, sans oublier l’effroyable homme sans visage…
Mais que se passe-t-il au cirque Andreani une fois le rideau retombé ? Quels sombres tourments agitent les âmes et enflamment les cœurs ? À moins qu’il n’y ait à l’œuvre une magie pernicieuse… Cela, Cătălina, la nouvelle diseuse de bonne aventure, va tenter de le découvrir, mais même les Tarots ne sauraient la prémunir contre l’indéfectible fatalité…

[Nouveautés] Sorties steampunk, uchronies, dystopies, horreur et SF en avril 2017

Quand les ténèbres viendront, d'Isaac Asimov

Chez Denoël

Lagash est une extraordinaire planète dont les habitants ne voient jamais la nuit puisque leur système solaire est composé de six soleils. Or, voici venir une tragédie terrifainte : le crépuscule tombe sur Lagash. Des six soleils, il ne reste plus que Beta à briller, lequel commence lui-même à faiblir singulièrement. Dans quelques heures, les ténèbres viendront, et avec elles la fin de la planète, prétendent les savants. Mais pourquoi les habitants de Lagash ne supporteraient-ils pas la nuit ? Auraient-ils si peur des étoiles ?
Quatre des nouvelles sélectionnées par Asimov lui-même pour constituer le recueil américain Nightfall, dont la publication se poursuit dans Présence du Futur avec L'amour, vous connaissez ? et Jusqu'à la quatrième génération.

Tugdual. T3, La terre des origines, d'Anne Plichota et Cendrine Wolf

En version poche

À Serendipity, l'émotion a saisi toute la communauté devant les manifestations extraordinaires et inexpliquées que chacun a put observer. Malgré les propos rassurant des autorités, les théories du complot se multiplient. D’où venaient les lueurs surgies dans la nuit? De vols d'engins militaires comme on leurs dit? Ou de visiteurs bien plus inquiétants?
Pour Zoé, Tugdual et Mortimer, c'est l'heure des révélations. En apprenant d'ou ils viennent vraiment, ils vont être confronté à un choix impossible… Et quand Zoé disparaît, le temps s’accélère: les deux garçons doivent mettre en place une stratégie, sans pour autant se dévoiler complètement auprès de leurs amis de l'Ordre.
La Terre n'est pas seule à devoir faire face à des ennemis redoutables. Edéfia est en danger et avec elle la survie de l,humanité toute entière. Oksa va devoir s'en mêler. Pour les deux mondes, c'est la dernière chance…

Le cycle de Takeshi Kovacs. T1, Carbone modifié, de Richard Morgan

En version poche chez Milady

Action, aventure, cyber, thriller, tous les genres les plus porteurs du cinéma hollywoodien sont réunis dans ce roman actuellement en cours d’adaptation cinématographique…
Au 26e siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie, emportant ses religions et ses conflits raciaux dans la froide arène de l’espace. Tandis que ces tensions font rage et que de sales petites guerres éclatent tous les quatre matins, le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes de choc d’élite : les Corps Diplomatiques. En outre, la technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous pouvez vous offrir un nouveau corps… L’ex-Corps Diplomatique Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; c’étaient les risques du métier, mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumières, réenveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, et balancé au centre d’une conspiration vicieuse (même selon les critères d’une société qui a oublié la valeur d’une vie humaine), il réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes… Un riche magnat demande à Takeshi de l’aider à élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?

Les naufragés du Commonwealth. T1, L'abîme au-delà des rêve, de Peter F. Hamilton

Milady

Chargé d’enquêter sur la probable présence d’une civilisation perdue dans le Vide, Nigel Sheldon, créateur de la société du Commonwealth, part en expédition vers cette portion de l’espace extrêmement dangereuse. En s’écrasant sur une planète du Vide, Nigel va découvrir bien plus que ce qu’il venait chercher. Un monde peuplé d’humains y affrontent un terrible ennemi : des prédateurs spatiaux artificiellement modifiés qui exterminent toutes les espèces qui croisent leur route. L’humanité est menacée…

Les naufragés du Commonwealth. T2, Une nuit sans étoiles, de Peter F. Hamilton

Bragelonne

Peter F. Hamilton est de retour avec la suite très attendue de L’Abîme au-delà des rêves.
Mélange d’intrigue complexe, de suspense palpitant, de concepts scientifiques innovants et de personnages richement dépeints, Une nuit sans étoiles clôt ce cycle d’une manière magistrale.
Bienvenido est en crise. Après avoir échappé au Vide, la planète dérive à des millions d’années-lumière du Commonwealth. Sa population humaine ne peut compter que sur elle-même pour vaincre les Fallers, des créatures extraterrestres traquant toute forme de vie intelligente, capables d’infiltrer une société humaine et de prendre la place de ses citoyens en alimentant une méfiance généralisée.
S’appuyant sur une technologie interdite, une mystérieuse jeune femme, que tout le monde appelle l’Ange guerrier, a pris la tête d’une résistance désespérée contre les Fallers.
De son côté, l’astronaute Ry Evine entrevoit un dernier espoir. Lors d’une mission contre l’ennemi, sa capsule endommage un vaisseau inconnu, qui abrite… une enfant. Issue du Commonwealth, elle possède des connaissances susceptibles de tous les sauver. Mais si les Fallers la capturent, aucun des habitants de Bienvenido ne survivra…

Autour d'Honor. T4, Au service du glaive, de David Weber et Eric Flint

L'Atalante

Un prince de la Couronne chez les intégristes de Masada pour son premier déploiement, alors qu’une évasion inimaginable s’y prépare ;
La première Graysonienne enseigne de vaisseau à l’épreuve de la tourmente, à l’époque du gouvernement Haute-Crête ;
Angoisses, manœuvres et frictions dans la Flotte de Havre aux derniers jours de la dictature ;
La virée tragico-loufoque de deux agents manticoriens en goguette ;
Un séjour à haut risque à bord du croiseur lourd le plus foutraque de l’univers connu ;
L’officier tactique du capitaine Honor Harrington détaché auprès des services de sécurité de la Flotte pour une mission secrète.

Poumon vert, de Ian R. MacLeod

Le Bélial

Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal. Un voyage sans retour — le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards — oui, un… « mâle ». Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Les Loriens. T7, United as one, de Pittacus Lore

J'ai Lu

LS nous ont traqués pour nos Dons,
ILS sont maintenant à votre poursuite.
ILS savent que vous avez des pouvoirs,
ILS craignent notre force.
NOUS devons leur donner raison !
NOUS pouvons sauver la planète si
NOUS nous battons ensemble.
NOUS avons besoin de votre aide.
ILS ont amorcé la guerre,
NOUS la gagnerons !
TOUS POUR UN !

[Chronique] La voix nomade, de Brian Merrant

[Chronique] La voix nomade, de Brian Merrant

Synopsis…

Que se passerait-il si, du jour au lendemain, la totalité de la population de la planète disparaissait?

Ary, 25 ans, analyste-programmeur contrarié, se retrouve confronté à ce phénomène alors qu’ils se lève un matin pour se rendre à son bureau.

Débute ainsi une étrange aventure qui le fera rencontrer Pier, un individu aussi énigmatique qu’absurde possédant un bus aménagé en appartement roulant doré d’un studio de radio.

Ary et Pier, devenus amis seuls contre la solitude et allant de surprises en aberrations, prendront la route en quête d’autres survivants afin de comprendre pourquoi sept milliards de personnes se sont évaporées subitement.

Mais les choses ne sont peut-être pas tout à fait ce à quoi elles ressemblent…

La loi d'attraction universelle…

Au départ, je ne connaissais pas du tout cette lecture. C'est grâce au service d'autoédition numérique Librinova que je l'ai découverte (et je les remercie au passage, et pour la découverte, et pour leur patience), lorsqu'ils m'ont contactée pour me proposer un partenariat sur ce roman.

Une belle idée de départ…

La voix nomade nous propose une apocalypse d'un type un peu particulier, un postulat original à la façon de M. Night Shyamalan dans son film Phénomènes. Là où le lecteur s'attend à rencontrer les flammes des Enfers, il ne trouve que le mystères et ses accompagnements de questions. Cela commence toujours par un "Et si…".

Et si l'humanité entière disparaissait du jour au lendemain sans laisser de trace? Et si il restait, malgré tout, quelques rescapés de cette terrible tragédie? Et si ces rescapés parvenaient à se rencontrer, à collaborer? Et si, par leur ingéniosité, ils mettaient au point un système capable de repérer d'autres isolés comme eux?

C'est là l'idée de départ proposée par l'auteur, une idée qui séduit, qui donne envie d'en savoir plus, qui tient en haleine jusqu'au bout de la nuit. Une idée qui glace les sangs, aussi. Et si c'était possible, après tout? Comment réagirions-nous?

Seul et perdu face à des phénomènes qu'il ne comprend pas, Ary tombe par le plus grand des hasards sur Pier, un sympathique bonhomme qui traîne derrière lui un passé un peu honteux. Pier est l'heureux propriétaire d'un bus qu'il a tenté de métamorphoser en studio de radio. Tenté, je dis bien… Car qui dit disparition des humains, dit aussi disparition de l'électricité. Et sans électricité, point de radio. Qu'à cela ne tienne! Ce n'est pas cela qui arrêtera nos deux amis. Quelques péripéties plus tard, la Voie Nomade prend enfin vie.

Cette idée originale m'a d'emblée emballée. Je n'ai pu m'empêcher de repenser aux ambiances très particulières des films de Shyamalan, et cela m'a plu. Et cerise sur le gâteau, l'intrigue débute dans un endroit que je connais un peu, à Saint-Brieuc en Bretagne. Je suis allée en vacances dans la région l'année dernière et m'y été bien amusée. J'étais donc heureuse de retrouver de petites notes de rappel de mon voyage, même si ce n'est plus du tout le Saint-Brieuc tel que je l'ai vu (un peu moins peuplé, un peu plus dystopique).

Je marchais vers la voiture et eu la surprise de découvrir le parking moitié moins rempli que les autres jours. Mais où étaient-ils tous partis? À moins que ce ne fût une blague, l'incongruité de la situation me fit tiquer. Mon tempérament introverti et, logiquement, détaché de pas mal de choses ne me faisait pas prêter attention à cette foultitude de détails insignifiants. Sauf peut-être pour le voisin avec son chien. Ça, c'était vraiment la plaie. "Qui pourrait ne pas l'entendre ce sale clébard? Bah!" Sinon, rien à faire des voitures, du parking, des éboueurs, de la radio et des sornettes. Juste le boulot qui tournait en rond dans ma tête comme un hamster sur sa roue. Ça par contre je ne pouvais pas y échapper. À l'angoisse de la journée s'ajoutait, perfide, le silence glaçant qui englobait la résidence. Les immeubles, dont celui où je vivais, semblaient gigantesques et prêts à toucher le ciel orageux avec leur toit gris sale et plat. Ils ressemblaient à d'immenses allumettes plantées là, bêtement, à la merci des intempéries et du temps qui passe sans jamais s'arrêter.

La voix nomade, de Brian Merrant

Une critique acerbe de notre société…

Et vous, comment prendriez-vous les choses, si l'humanité toute entière venait à disparaître, vous laissant seul sur Terre, ou presque? Regretteriez-vous la vie que vous avez connue jusque là?

Ary, lui, ne la regrette pas vraiment. Il semble même presque satisfait de la situation. Il faut dire aussi que notre héro de l'histoire n'était pas vraiment le héro de sa vie. D'une nature plutôt réservée, la société ne lui a pas fait de cadeaux – ah, comme je compatis! Aliéné à son train-train quotidien, enchaîné à une vie qui ne lui convient pas, obligé de se fondre dans le moule pour exister, Ary profite de la Grande Disparition pour verser son venin sur la société telle qu'elle était avant que l'Humanité ne prenne ce tournant décisif.

Je dois dire que le résultat de cette acerbe critique est assez plaisante à lire. Je suis certaine que bon nombre d'entre nous se retrouveront dans ce personnage emmuré dans son quotidien fade et répétitif.

En y réfléchissant davantage, ça se comprenait aisément et rapidement. Qui, en jurant une main sur le cœur et l'autre sur la Bible aurait sincèrement pu déclarer "Oui votre honneur, je le confesse devant Dieu et les Hommes. Depuis l'âge de 20 ans je me suis levé tous les jours à §H30 en respectant scrupuleusement un rituel qui me permettait d'affronter mes devoirs. Je me levais, puis je filais sous la douche, passais cinq minutes à me laver en écoutant toujours les mêmes chansons – cinq minutes, pas plus, sinon retard! – puis partais m'enfermer dans ma voiture qui me coûtais 300€ par mois sans compter le carburant et l'assurance, tout ça pour me retrouver coincé dans les bouchons avec des centaines d'ahuris comme moi, enrageant d'être en retard, maudissant l'autre con de devant qui n'avançait pas évidemment puisque ce con-là ne devait pas travailler évidemment puisque c'était un con et j'arrivais tous les matins soit en avance, soit en retard, je vous le jure votre honneur, et mon patron m'allumait, me remontait les bretelles, alors la journée commençait plutôt pas mal. Ensuite je travaillais, de 8h30 à midi. On m'autorisait à manger quand même, mais pas à faire de sieste puisque les horaires sont les horaires bon Dieu quand allez-vous comprendre ça et vous le caler dans le crâne, puis ça recommençait jusqu'à 18h, et mes collègues souriaient devant moi, persiflaient dans mon dos, s'inquiétaient de ma santé et râlaient de mes absences pour cet ulcère de la taille d'un citron qui me bouffait l'estomac, mais mon médecin m'a dit que ce n'était rien, juste un peu de stress.

La voix nomade, de Brian Merrant

Une fantastique aventure humaine…

Et puis vient cette rencontre d'un Ary déboussolé dans un monde désolé, et d'un Pier craintif mais déjà habitué à la situation. Leur relation ne sera pas toujours de tout repos. Au début, les deux rescapés se jaugent mutuellement, puis apprennent à mieux se connaître et s'apprivoisent peu à peu. Ils finissent par se dévoiler, chacun à sa manière, Ary en fervent détracteur d'une humanité morte et enterrée, Pier en aimable boyscout mécano un peu honteux de sa part d'ombre.

Vous l'imaginez, La voix nomade (le bus, pas le roman) finira par fonctionner et jouer son rôle de phare dans la brume dense de la solitude. Il y aura d'autres rencontres, d'autres apprivoisement, d'autres dévoilements. Certaines rencontres m'ont plu, d'autres un peu moins…

Je fermai les yeux, puis les rouvris. Le bus se trouvait toujours là.

– Mais qu'est-ce que ce truc fout ici? Tu peux me dire? Tu peux me dire pourquoi tu m'as fait marcher pendant 107 ans pour… Pour ça?? C'est ça ta putain de surprise à la con?

– Hé, du calme, vieux… Ouais, c'est ma surprise. C'est mon bus. J'le bricole depuis, pfiou… Au moins quatre ans, si c'est pas plus.

Je l'attrapai par les épaules et le secouai comme un vieux chêne bourré jusqu'à la gueule de glands. Et il devait y en avoir un paquet dans cette tête.

– Tu te rends compte qu'y a plus un seul péquenaud sur cette putain de planète et que toi tu m'emmènes voir un bus? Un BUS! Nom de Dieu c'est pas possible Pier, t'es complètement con!

– Calme-toi, Ary, s'il te plaît, sois un peu zen. Tu vas nous claquer dans les pattes à force.

– Ya de quoi!

– Mais non…

Je le lâchai brusquement et fis demi-tour, prêt à rebrousser chemin jusqu'à mon appartement. Que les murs aient été mauve criard, rose bonbon ou jaune pisse je m'en moquais comme de ma première ligne de code. Je voulais juste quitter cet abruti et rentrer chez moi. Mais j'entendis un bruit qui m'arrêta subitement, moi et ma colère. Je vis que Pier reniflait piteusement.

La voix nomade, de Brian Merrant

Misère humaine…

Si j'ai moins apprécié certaines de ces rencontres, c'est parce qu'elles m'ont mises mal à l'aise. Une en particulier… Sans en dire trop quant à l'histoire, il y avait ce type qui voulait se suicider et qu'ils ont réussi à dissuader. Après une longue phase de mutisme où l'on sent qu'il se reconstruit petit à petit, le type s'ouvre un peu plus aux autres et leur explique son histoire personnelle, celle qu'il a vécue avant la Grande Disparition. Une sombre histoire de viol commis dans une chambre d'hôtel sordide par un luxembourgeois qui se prenait pour Christian Grey.

À la base, je n'aime pas les histoires de viol. C'est un sujet qui me fait mal car j'ai pitié du personnage, tout fictif soit-il. Et assez curieusement, j'ai toujours l'impression de me salir l'âme à la lecture de ce genre de choses. Certains viols sont bien décrits, car l'auteur en dit juste assez pour qu'on le devine, sans toutefois sombrer dans des descriptions qui n'en finissent pas. Avec de la finesse et de la sensibilité, cela peut passer. Dans le présent cas, ce que j'ai lu m'a plus fait penser à une surenchère de détails glauques qu'à un texte délicat au sujet à peine suggéré. Cet étalage de laideur m'a vraiment déplu, dégoûtée même. Je me serais volontiers passée de tous ces détails qui, finalement, n'apportent rien, si ce n'est que de mettre le lecteur mal à l'aise.

J'avoue avoir décroché de l'histoire peu après ce passage. Chose que je ne fais jamais d'habitude, et encore moins dans le cadre d'un partenariat, j'ai lu la fin du roman en diagonale. Honte à moi… Mais je ne me sentais pas d'humeur à lire d'autres scènes de ce genre. Du coup, c'est vrai que je n'ai pas profité de l'intrigue ni des effets de surprise, mais bah… tant pis pour moi…

De quelques incohérences et autres poils hérissés…

Si le concept d'un monde vidé de ses habitants se tient au début très bien, on voit rapidement apparaître quelques incohérences et d'autres questions sans réponses. La première de ces questions a été, pour moi, celle-ci : mais comment font-ils pour ne pas souffrir de carences alimentaires? Ne se nourrir que de boîtes de conserve, ce n'est pas terrible pour l'organisme, tout de même… L'humain a besoin de légumes et de viande fraîche, non? Bon, c'était peut-être expliqué dans la fin du roman, mais je ne me souviens pas avoir vu passer ça dans ma lecture rapide.

Une autre chose, qui au début m'amusait, puis qui s'est rapidement mis à me taper sur le système, ce sont les petits surnoms que se donnent Ary et Pier. Ary-Trotteur, Ary-Magicien, Pier-Mickey et j'en passe. Quelques surnoms du genre m'auraient prêté à sourire, car cela aurait conféré une petit note d'humour au récit assez sombre et désabusé. Mais comme en toute chose, le trop nuit au bien. Force est de constater que le grand méchant trop s'est immiscé dans la sauce et l'a fait tourné vinaigre…

Une question de mise en page…

Ce qui m'a le plus déplu, dans ce roman, c'est évidemment la mise en page catastrophique, pour ne pas dire cataclysmique. Les dialogues étaient rédigés dans une autre mise en forme que les passages narratifs. Les caractères étaient plus petits, la police semblait différente. À priori, cela ne gène pas, c'est un parti pris comme un autre, et cela peut même donner du charme au roman. Là où je tique, c'est quand je vois des parties de narration écrites dans la même mise en forme que les dialogues, et débutant par un tiret… Le lecteur, habitué aux changements de typographie, interprète le passage en question comme étant un dialogue, et se trouve alors dans l'incompréhension la plus totale, parce que ça ne correspond à rien de ce que le personnage est censé répondre… C'était franchement gênant, et j'avoue que c'est aussi ce qui a fait qu'à un moment donné, j'ai arrêté ma lecture sérieuse pour adopter une lecture en diagonale, plus rapide.

C'est vraiment dommage, car le roman perd du coup toute sa force et son intérêt, alors que l'histoire méritait sans doute qu'on s'y plonge davantage.

En résumé…

J'ai vraiment beaucoup apprécié le début du roman. L'écriture est plaisante, l'idée est originale, on en envie d'en savoir plus, on se sent intrigué, happé par l'histoire. L'ambiance n'y est pas étrangère, car l'auteur a très bien su rendre cette atmosphère de désolation et d'écrasante solitude.

Malheureusement, chez moi, la sauce n'a pas pris. Les surnoms à deux balles m'ont irritée plus qu'amusée, le côté crade et cru de certains passages m'ont déplu, et même rebutée, la mise en page désastreuse a freiné ma lecture au point de la mettre pratiquement au point mort. Au final, j'ai tout bonnement bâclé la fin du roman. L'histoire me rendait carrément maussade par moment, la solitude des personnages m'écrasait littéralement, je me sentais comme engluée dans une mélasse de crasse humaine et de décombres. D'un côté, cela signifie que l'ambiance n'est pas si mal rendue. Mais moi, petite lectrice, j'avais un mal fou à me dépêtrer dans ces atmosphères qui me plombaient le moral. Ce n'est pas ce que je cherche dans une lecture. Je ne dis pas que je cherche à tout prix des lectures Bisounours qui empestent les couleurs flashy et qui dégoulinent de bons sentiments (ce n'est d'ailleurs pas mon style). Mais dans cette histoire-ci, il y avait un petit je-ne-sais-quoi de glauque qui ne m'a pas plu. Peut-être est-ce dû à cette histoire de viol bien trop détaillé qui m'a filé la nausée. Peut-être n'est-ce que mon imagination qui s'emballe bien trop vite et qui voit au-delà du texte des choses qui n'y sont pas. Ou peut-être que ce texte n'était tout simplement pas fait pour moi.

Ma note : 12/20. Je ne suis pas coutumière de ce genre de note, mais comme je le dis plus haut, ce roman n'était pas pour moi. Ce n'était pas un mauvais roman du point de vue de l'histoire, mais je n'ai simplement pas accroché.

[Chronique] La voix nomade, de Brian Merrant

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques…

…où nous verrons comment gagner sa vie en arrachant des canines, où un petit génie mollasson et une demoiselle maladroite adepte du théâtre aideront notre héroïne punko-gothique badass, où une sombre bataille se livre entre des vieillards édentés et des morts-vivants en blouse blanche, où des ninjas japonais vêtus à la façon "visual kei" se déchaînent à grand renfort d'ombrelle et où, enfin, un fantôme habillé en citrouille d'Halloween aura son mot à dire.

[Chronique] New Victoria, l’intégrale, de Lia Habel – part 1

[Chronique] New Victoria, l'intégrale, de Lia Habel - part 1

Synopsis…

New Victoria : une civilisation high tech obéissant aux codes et aux modes de l’ère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts.

La loi d'attraction universelle…

Je sais que cela devient lassant, mais… la couverture! Eh oui, cet élément indispensable de l'objet-livre a encore frappé!

Et quel objet-livre! Bragelonne a, de nouveau, mis le paquet sur la présentation, parvenant à appâter même les cœurs les plus endurcis. En fine amatrice d'esthétique steampunk, je ne pouvais fondamentalement pas passer à côté. Alors, voyons voir, passons en revue les atouts séduction de ce volume… Une présentation soignée, des couleurs paon et turquoise, sombres et lumineuses à la fois, qui attirent le regard aussi sûrement qu'un éphèbe nu sur une plage, un cœur mécanique disloqué laissant apparaître un joli petit lot de rouages (et là, c'est mon propre cœur qui fond à cette douce évocation), un grand format agréable à manipuler, des tranches dorées, une petite frise baroque sur les en-têtes et les pieds de pages et, cerise sur le gâteau, les coins des pages sont arrondis. Même les intitulés de chapitres sont agrémentés de tuyauteries et de mécanismes steampunk!

Voici qui confère à cette intégrale des allures de merveilleux rainbow cake entr'aperçu dans la vitrine d'une boulangerie et qui me donne envie de m'en faire une part sur le champ!

New Victoria en portrait chinois…

Si New Victoria était une musique…

Alliant sonorités futuristes et culture zombie, The Browning décrit assez bien ce roman avec ce morceau Living dead.

Si New Victoria était un tableau…

Steam zombies, de Simon Beer.

[Chronique] New Victoria, l'intégrale, de Lia Habel - part 1
Si New Victoria était un plat…

Du tofu aux asticots. Vous comprendrez pourquoi en lisant cette chronique plus avant 😉

Si New Victoria était un juron…

Celui qui est mien et que j'affectionne le plus : putréfaction!

Quand post-apocalyptique et steampunk se mêlent…

L'univers proposé par Lia Habel est original en ce sens qu'il mêle différents genres des littératures de l'imaginaire : le roman post-apocalyptique et presque dystopique, où, suite à une série de catastrophes naturelles, la plupart des pays ont disparus et les survivants se sont réorganisés comme ils ont pu…

Cent cinquante ans auparavant, le monde était un endroit terrifiant. À cette époque, la race humaine avait déjà subi une longue liste d'horreurs. Sur terre, les pôles avaient de nouveau disparu sous des chapes de glace meurtrières, et les hivers étaient devenus longs et rudes pour un nombre croissant de nations. Les humains avaient été contraints de se replier vers les zones tempérées le long de l'équateur, créant d'importantes vagues migratoires. Des pays avaient été totalement balayés de la surface du globe par des tempêtes cataclysmiques. Cuba, l'Indonésie, l'Angleterre, le Japon. Tous avaient disparu.

La planète toute entière souffrait, mais les Amériques, selon moi, enduraient plus que leur lot de catastrophes. Les réfugiés venus du Canada étaient porteurs d'une nouvelle souche du virus de la grippe qui terrassa une personne infectée sur quatre. La famine succéda à cette épidémie, puis la second guerre de Sécession et ses destructions nucléaires.

Personne ne remporta cette guerre. Les États-Unis cessèrent d'exister. Les survivants se préservèrent comme ils le purent, se regroupant pour fonder de nouvelles tribus qui ne reposaient ni sur la race, ni sur la classe sociale, ni sur la nationalité.

Cependant, le pire restait à venir.

New Victoria, tome 1, de Lia Habel

… Et le steampunk, de par l'esthétique du roman et le choix d'une pseudo société victorienne…

La direction que nous prîmes ne fut pas le fruit d'un coup de tête ou d'une folie passagère, mais mon peuple, conservateur par nature, n'avait jamais oublié le passé. Alors que les tribus du Sud imaginaient des mondes parfaits, futuristes et complètement utopiques, ou bien sombraient dans le chaos et la misère, les miens adoptèrent un mode de vie à l'ancienne. Les robes longues redevinrent la norme pour les dames. L'étiquette devint un passe-temps national. La violence et la grossièreté furent sévèrement réprouvées. Chacun était tenu de respecter ses supérieurs et d'être bien conscient de la place qu'il occupait dans la société.

Quelques décennies plus tard, mes ancêtres avaient définitivement arrêté leur choix sur l'époque victorienne comme modèle de politesse, d'ordre et de prospérité. Lorsque le moment fut venu d'entériner notre Constitution et de baptiser notre pays, le peuple se prononça, avec une écrasante majorité, en faveur de "New Victoria".

New Victoria, tome 1, de Lia Habel

J'avoue que j'ai eu un peu de mal à m'adapter à ce mélange dans un premier temps, même si mon trouble n'a perduré que le temps de lire les trente premières pages. Je me suis sentie déroutée de voir une société "high tech" employer l'étiquette et les mœurs de l'époque victorienne. Pour moi qui suis accoutumée aux romans steampunk se passant effectivement à la fin du 18e siècle, voire au début du 19e siècle, ou même pendant la seconde guerre mondiale comme c'est parfois le cas, le décalage était si énorme qu'il m'a fallu m'y acclimater. C'est que, pour moi, une demoiselle en robe de bal et corset assise dans un fiacre et lisant… une tablette numérique… c'est délicieusement nouveau et inattendu.

Une fois accoutumée à ce décalage temporel, on devient vite accro au concept. Finalement, que nous ayons affaire à de la mécanique steampunk toute de cuivre vêtue et fonctionnant à l'éther, ou à des gadgets high tech fonctionnant à la fée électricité et visant à recréer un monde idéal basé sur l'époque victorienne, ma foi… c'est toujours de la technologie! Même si je confesse une préférence accrue pour la bonne vieille mécanique de cuivre et de laiton fonctionnant à la vapeur ou à l'éther et dotée de noms barbares qui feraient boucler les moustaches du plus puritain des gentlemen.

Une autre chose à laquelle j'ai eu un peu de mal à m'adapter, c'est le passage incessant d'un personnage à l'autre d'un point de vue narratif. L'histoire est racontée en "je", mais à chaque chapitre, la personne qui se cache derrière ce "je" change, sans pour autant que le style d'écriture soit adapté en fonction (comme on peut le voir notamment dans La horde du Contrevent d'Alain Damasio). C'est un peu perturbant au début, mais on s'y fait. Et heureusement, chaque chapitre est intitulé en fonction du nom du narrateur, ça aide 😉

Lazare et tofu…

Désolée, mais vu le thème et l'actualité, je n'ai pas pu m'en empêcher…

Une des grandes forces de ce roman, qui fait également son originalité, ce sont bien sûr les zombies. On sent que Lia Habel a mené une enquête très approfondie sur ces créatures, ne gardant que le meilleur de toutes les histoires de morts-vivants qu'elle a pu lire ou visionner.

Pour faire simple, les zombies tirent leur état d'un virus très justement nommé le Lazare (du même nom que ce personnage biblique mort depuis quatre jours et ressuscité par Jésus). L'auteur explique savamment bien les mécanismes du Lazare, ses origines, ses effets sur l'organisme et ses conséquences. Tellement bien que l'on y croirait.

Lia Habel explique aussi que certains individus qui se réveillent après leur mort sous l'effet du Lazare sont intacts, leur personnalités inchangées et leurs souvenirs indemnes, ou presque. Ces individus-là se trouveront dans les rues, errant sans but, en état de choc. D'autres, en revanche, reviennent avec un esprit beaucoup plus altéré. Ceux-là errent aussi dans les rues, mais avec un autre but, celui de grignoter du bifteck au goûter, fût-il animal ou humain.

– C'est vrai, il semblerait que nous ayons des tendances naturelles au cannibalisme, répondit-il d'un ton si détaché que j'en eus la chair de poule. Voilà ce dont je voulais parler quand je vous ai dit que votre père m'avait sauvé la vie. Au cours de ses recherches, il s'est aperçu que certains d'entre nous revenaient mieux… conservés que d'autres. Au niveau des souvenirs, ou de la personnalité, par exemple. De nouveaux morts-vivants que ses hommes croisaient avaient l'air d'errer sans but, complètement perdus et bouleversés… Ceux-là ne semblaient pas nécessairement à l'affût de leur prochain repas. C'est ainsi que sa mission s'est transformée… Eh bien, c'est-à-dire qu'en l'absence de remède sa mission est devenue de nous aider à gérer notre maladie.

J'eus l'impression qu'on venait de m'écraser une brique entre les deux yeux. Tout à coup, tout devint limpide. Mon père avait réellement vu des monstres affamés évoluer devant ses yeux. Un vieux conte était devenu réalité. Cela aurait été la même chose s'il avait découvert un dragon. Il aurait essayé de le dompter.

– C'est comme… voyez-vous, comme pour un être humain vivant, continua Bram. Il vous faut certaines choses. Vous avez besoin de nourriture, d'eau. Si vous en manquiez, alors peu importe le niveau de civilisation que vous pensez avoir, vous régresseriez. Sans ces éléments, vous deviendriez folle. Vous tueriez les autres, trouveriez des astuces pour vous les procurer. C'est un simple instinct animal. Il est difficile d'être gentil quand on est tenaillé par la faim. Eh bien, j'ai besoin de certaines choses, moi aussi. J'ai un besoin maladif de liquides, parce que je suis en train de me dessécher. J'ai un besoin maladif de protéines, parce qu'à chacun de mes mouvements, j'endommage les tissus de mon organisme, même si je ne peux plus utiliser les protéines pour me régénérer. Et les prions qui vivent dans mon cerveau ont un besoin maladif de nouvelles victimes et poussent mes synapses à me rendre un peu vif. Bref, je suis complètement reprogrammé pour éprouver le désir brûlant de trouver un beau corps bien chaud. Comme n'importe quel adolescent, voyez-vous.

New Victoria, tome 1, de Lia Habel

Deux catégories de zombies, donc… Si la première est totalement inoffensive, la seconde, en revanche, est létale. Mais comme dans tout roman post-apocalyptique qui se respecte, l'armée (ou ce qui en tient lieu) est là pour veiller au grain. Et bien sûr, quoi de plus naturel que d'utiliser les zombies sains pour lutter contre les cannibales? Après tout, ils sont sacrifiables, ils sont déjà morts…

C'est donc dans ces circonstances qu'évolue Bram, l'un des héros de cette histoire. Bram est en gentil zombie. Il marche à peu près comme tout le monde, parle normalement, a une apparence presque saine, si ce n'est le voile blanc qui recouvre ses yeux. Il calme ses envies sanguinaires en ingurgitant du tofu. Même si son corps est incapable de synthétiser les protéines pour se régénérer, le tofu a au moins le mérite de lui contenter l'estomac et les papilles (ou presque). Oui, Bram est un brave zombie, un petit capitaine au service de sa patrie, prêt à donner sa vie (?) pour sauver les pauvres Victoriens qui ne savent pas quel fléau les guette. Et comme tous les zombies de son âge, Bram est amoureux. Difficile, quand on a plus de cœur à faire battre plus fort, et quand les papillons dans le ventre ne sont en fait que des vers attirés par la chair en décomposition. D'autant plus difficile que l'heureuse élue est, elle, bien vivante…

Heureusement, Bram a de nombreux amis dans son unité. Entre Chas, Coalhouse, Renfield, et j'en passe, il n'y a que l'embarras du choix. Eux aussi sont de braves zombies, avec du caractère, toutefois. Ils ne sont peut-être que de la chair à canon, mais faut pas les emmerder! Surtout Chas, d'ailleurs. Nommée originellement Chasteté, cette jeune demoiselle a tout pour me plaire. Une langue bien pendue, un caractère bien trempé, un look d'enfer et une mâchoire d'acier.

Une héroïne et demi qui en a…

Un autre point fort du roman, c'est Nora Dearly, notre héroïne en corset et jupons. Je pense que tout me plaît dans son caractère. Et, vous savez, le caractère d'un personnage, c'est un peu comme en cuisine. Il faut user des bons ingrédients dans de bonnes proportions et éviter les mélanges hasardeux. Dans le présent cas, Nora est une jeune demoiselle qui sait ce qu'elle veut et qui fera tout pour obtenir gain de cause. Opiniâtre, mais non têtue, combative mais non garçon manqué, romantique sans être fleur bleue, sensible sans être fragile, jolie sans être canonissime, mignonne mais pas potiche, et d'une intelligence extrême, elle incarne pour moi l'héroïne parfaite, le mélange et le dosage idéal. Elle ne m'a déçue à aucun moment, mais en revanche, elle n'a cessé de m'étonner.

J'ai particulièrement apprécié son petit jeu avec Bram, jeu qui avait pour but de faire accepter à Nora la réalité de la situation avec le Lazare, le fait qu'elle soit entourée de morts et que le monde tel qu'elle le connaissait s'écroule autour d'elle. C'est un passage tout en délicatesse, parce que Bram respecte au mieux la sensibilité de Nora et ne cherche en aucun cas à la brusquer. De son côté, Nora se laisse le temps pour assimiler les bribes d'information données par Bram. C'est une sorte d'apprivoisement d'un monde nouveau, version zombie.

[Nora]

Je parvins à loger les cartouches dans le chargeur et le refermai d'un claquement sec. Je remplis les poches amples de ma chemise de nuit avec le reste des munitions. Ensuite, me forçant à calmer ma respiration, je regardai autour de moi. La salle de bains de mon père était accessible d'où je me trouvais, mais il n'y avait aucune issue par là. De larges baies vitrées donnaient accès au balcon, mais il faudrait alors que je saute dans la rue…

… ou que je grimpe sur le treillage pour rejoindre le toit.

Une fois mon plan arrêté, je me jetai sur les portes vitrées du balcon et les ouvris en grand. La chambre de mon père se trouvait juste au-dessus de son bureau et, en contrebas, je vis d'autres créatures s'engouffrer à l'intérieur par les fenêtres. Combien étaient-elles? Descendre n'était sûrement pas envisageable.

Je passai la bandoulière du fusil par-dessus ma tête, et commençai à escalader le treillage blanc fixé sur la façade de la maison. Il était recouvert de roses, dont les épines m'égratignèrent la peau et s'accrochèrent à ma chemise de nuit. Des gouttes de sang perlèrent sur mes doigts, mais je fis abstraction de la douleur.

New Victoria, tome 1, de Lia Habel

Tiens? J'ai bien dit une héroïne et demi? Une héroïne et… une paire de jambes qui avance seule? Ou alors… une héroïne et un buste qui se traîne? Rien de tout cela, je vous rassure!

Il y a une autre personne que l'on pourrait élever au rang de demi-héroïne (et demi doit ici être pris au sens de "personnage secondaire qui aurait tout d'une héroïne"). Il s'agit de sa meilleure amie, miss Pamela Roe. Pamela n'est certes pas le personnage central de l'histoire, et d'ailleurs au début, je pensais qu'elle n'était là que pour le décor, ou pour épauler Nora de temps à autre comme n'importe quelle bonne amie. Mais en réalité Pamela prend véritablement part à l'histoire, à son histoire à elle, vécue en parallèle de celle de Nora. Et on peut dire qu'elle gère la situation aussi bien que son amie.

[Pamela]

Je l'attrapai en ôtant une main de la femme et commençai à frapper. Je suis incapable de dire si cela lui fit mal ou non, mais cela la déconcentra assez pour qu'elle s'en prenne à l'ombrelle plutôt qu'à moi. Je parvins à la repousser suffisamment pour pouvoir me libérer de son poids en me tortillant, et à me relever. À bout de souffle, j'agrippai l'ombrelle comme une batte de base-ball.

Elle s'élança vers moi. Je la frappai avec force. Je parvins à la maintenir à distance, mais malgré la force des coups que je lui assenais, l'ombrelle n'était pas assez lourde pour la blesser sérieusement. J'essayai de m'échapper, mais elle était si rapide qu'elle parvint à attraper le bord de ma robe, exactement comme ma mère l'avait fait quelques minutes plus tôt, et je n'eus d'autre choix que de me retourner et l'affronter à nouveau. Elle eut tôt fait de m'acculer contre un mur, faisant de moi une proie impuissante. Elle s'approcha en sifflant, le corps penché vers l'avant, et je compris que j'allais mourir.

Je ne saurai jamais ce qui me prit à cet instant-là, quelle partie de mon cerveau commanda mes bras. Peut-être que Nora était morte et que son esprit me hurlait ses instructions. Mais, dans une dernière et pathétique tentative pour me sauver, je retournai l'ombrelle pour la tenir comme un javelot, et la lançai de toutes mes forces au moment où elle bondissait sur moi comme un animal.

New Victoria, tome 1, de Lia Habel

D'autres personnages… qui en ont moins…

Comme dans tous les bons romans, on trouve également ce que l'on appelle des anti-héros. Dans ce roman-ci, je peux en citer trois qui m'ont littéralement tapé sur le système nerveux… N'est-ce pas, Isambard Roe, Michael Allister et Vespertine Minck?

Ce ne sont pas des méchants à proprement dit, juste d’indécrottables casses-pieds qui ralentissent les héros et qui me sont antipathiques à mourir. Et Isambard, celui-là… À la seule évocation de ce prénom, mon estomac gronde tout seul dans son coin… trop proche de "Carambar"!

La belle et… le zombie!?

C'est peut-être l'élément le plus improbable de ce roman, au final. Je vous ai dit que Bram était amoureux, n'est-ce pas? Est que l'heureuse élue était une vivante? Eh bien, devinez de qui il s'agit… Je ne vous ferai toutefois pas l'affront de vous révéler si cet amour sera partagé ou non!

Mais, quoi qu'il en soit, vous imaginez cela, vous? Une romance entre une vivante et un zombie? Embrasser de la chair froide, flasque, et tout et tout? Voir votre amoureux vous regarder d'un œil languide et… plein de pus? Je ne peux pas m'empêcher de multiplier les blagues graveleuses et d'imaginer les pires scénarios.

"Tient donc, chéri, tu as l'air bien réceptif, ce soir…

– Hé ouais, ma puce, rigidité cadavérique…" ou encore…

"Hihi, chéri, tu me chatouilles!

– Et merde! Euh… t'aurais encore un peu de vermifuge?"

Oui, bon, soit. C'est rigolo, mais ça reste quand même un tantinet nécrophile, et ça, c'est franchement tek tek beurk…

Ceci dit, malgré ce côté un peu risible, j'ai trouvé ça complètement mignon au final. Et puis j'ai aimé leur respect mutuel, leur manière de s'apprivoiser l'un l'autre. Pour une amourette d'ado, les deux zigotos sont au final très matures dans leurs sentiments respectifs, et ça… hé ben ça, j'achète, évidemment!

Nora tourna son visage vers moi. Elle ne sourit pas mais, sans que je sache pourquoi, j'aimais la façon dont elle me regarda. Comme si je lui inspirais quelque chose. Comme si j'avais dit quelque chose qui résonnait en elle.

Je lui tendis la main.
– Allons danser.
Elle sourit.

Pendant les deux heures qui suivirent, nous nous rapprochâmes l'un de l'autre et nous nous touchâmes sans aucune peur ni regrets. À la fin, Nora accepta de se blottir dans mes bras pour danser un slow, mais il fallut d'abord que je la persuade que nous le dansions de cette façon chez les Punks et que ce n'était pas simplement un prétexte pour pouvoir la tenir contre moi.

Quelque chose rompit cependant le charme. Je me retrouvai à humer son odeur pour la deuxième fois de la journée, penché tout contre son oreille. Elle se raidit un peu.

– Que se passe-t-il?
– Vous sentez… le chocolat.
Elle inclina la tête.
– Le docteur Chase m'a prêté du parfum.

Je me mis à rire. Je savais qu'elle allait me détester pour ce que j'allais dire, mais tant pis.
– De la chair vivante enrobée de chocolat.
Elle rougit.
– Oh! Taisez-vous!

New Victoria. Tome 1, de Lia Habel

En résumé…

Je me suis bien amusée avec ce premier volet de la série New Victoria. J'ai aimé l'univers et le concept que j'y ai découvert, j'ai adoré Bram et Nora (et Pam) jusqu'au trognon. Les zombies sont charmants, ou presque, et paraissent parfois plus vivants que les vivants eux-mêmes.

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est le roman du siècle, mais j'ai pris beaucoup de plaisir avec cette lecture. J'ai ri, j'ai psychoté un peu dans les moments les plus épineux, j'ai râlé sur les méchants et les emmerdeurs, j'ai été attendrie par le feu de la romance, bref… c'était bien écrit, bien conté et j'étais dans l'histoire avec les personnages du début à la fin.

Le seul point un peu moins positif, c'est que j'ai eu du mal à démarrer ce roman. J'ai dû attendre l'arrivée des gentils zombies pour vraiment accrocher à l'histoire et me laisser entraîner. Le début, quoique nécessaire à la compréhension, était peut-être un peu long.

Ma note : 17/20. Il y a de la recherche et du boulot derrière cette histoire de zombie, et j'ai trouvé les personnages vraiment bien travaillés, avec des caractères très complets et très aboutis.

[Chronique] New Victoria, l'intégrale, de Lia Habel - part 1

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques!

PS : Je crois que je ferais un bon zombie…