[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Difficile de résumer ce roman, tant il a tendance à partir dans toutes les directions. Pourtant, en un seul mot, je pourrais peut-être le faire : génial!

Acherontia

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Bourré de références pop, construit de telle sorte qu'on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l'humour, de l'amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite!

The Telegraph (quatrième de couverture de l'édition française publiée chez Sonatine)

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

…Cet article de blog est politiquement incorrect!

Veuillez noter que cet état de fait est purement indépendant de ma volonté, et qu'il constitue une exception sur ce blog d'habitude si décent et soucieux de l'étiquette. Veuillez noter également que je dégage toute responsabilité quant aux injures et à la violence contenues dans les extraits, qui sont purement du fait de cet auteur Anonyme, et non du mien. Esprits chatouilleux s'abstenir, donc…

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Je ne suis pas très fière de le dire, mais ce livre végète littéralement dans ma PAL depuis plusieurs été. Oui, je dis été car c'est la saison durant laquelle il fut acheté. Au mois d'août, précisément, en occasion lors de la Nuit du livre de Redu (c'est en Belgique, pour ceux qui ne connaissent pas l'évènement). En revanche, vous dire en quelle année cet achat fut fait, je pense que ma mémoire ne vous permettra pas de vous fournir l'information…

Pourquoi l'ai-je acheté à l'époque? Ma foi, parce que j'en ai beaucoup entendu parler, de un. Et de deux, parce que le prix demandé était dérisoire par rapport au prix du livre neuf. Hé oui, c'est un élément important à prendre en considération, d'autant plus que l'objet se trouvait être particulièrement bien conservé. Je ne sais quel fluide d'embaumement son précédent possesseur a utilisé, mais cela fut efficace, de toute évidence.

Pourquoi ne pas l'avoir lu plus tôt? Je pense que l'objet s'est un peu perdu dans la jungle de ma PAL… comme c'est d'ailleurs souvent le cas pour beaucoup de livres, et pour beaucoup de blogueurs, si je ne m'abuse.

Pourquoi le ressortir maintenant, alors que tout espoir de lecture semblait perdu? Parce que j'ai eu la délicieuse chance de m'associer à Gilsayan pour le challenge "Pioche dans ma PAL", et que son choix s'est par chance porté sur ce titre… Et puis, de toute façon, j'avais prévu de le lire pour mon Challenge ABC de l'imaginaire de cette année. Donc cela tombait fort bien ^^

Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez? Lisez le Livre sans nom. À vos risques et périls.

Quatrième de couverture de l'édition française publiée chez Sonatine

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Ha! Je vous sens curieux d'en savoir plus sur ce livre, tiens! On y parle d'un livre sans nom, l'auteur est anonyme, ça fait beaucoup de mystères, tout ça… Hé oui, figurez-vous que c'est aussi cela qui a favorisé le succès de ce roman, et qui a fait parler bien des langues.

Pour la petite histoire, ce roman a été publié en juin 2007 sur internet, sur le site lulu.com, de façon tout à fait anonyme. Comment en est-on arrivé à l'éditer en format papier, je ne connaît malheureusement pas le fin mot de l'histoire, et je ne peux donc pas répondre à cette question. Toujours est-il qu'à l'heure actuelle encore, l'auteur n'a toujours pas donné son nom. Même les éditions Sonatine, qui ont publié la traduction française du roman initialement publié à Londres par Michael O'Mara Books, ne savent pas réellement qui il est.

Bien sûr, les rumeurs vont bon train ; les lecteurs curieux ont même attribué la paternité du roman à certaines célébrités. Quentin Tarantino a fait très logiquement partie du nombre. En effet, on ne peut pas nier que le roman possède un côté Kill Bill assez marqué. Le roman se situe même totalement dans la veine du film From dusk till dawn, dont Tarantino a réalisé le scénario. Ceci dit, les éditions Sonatine ont plutôt l'air de penser qu'il s'agit d'un parfait inconnu. Mais je crois que nous n'aurons jamais vraiment la réponse. Et si vous comptez fouiller du côté des réseaux sociaux, il paraît que l'auteur possède une page Facebook… au nom de Bourbon Kid!

Si vous avez envie de creuser plus le sujet, je vous propose cette petite interview de l'auteur himself ^^

Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l'histoire pour qu'on ait le plaisir de lire une suite?

The Booklist (quatrième de couverture de l'édition française publiée chez Sonatine)

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

La première fois que j'ai lu le synopsis de ce roman, j'ai plutôt halluciné. "Mais qu'est-ce que c'est que ce roman qui mélange autant d'éléments n'ayant rien en commun", me suis-je dit, tout en pouffant de rire. C'est surtout les "moines férus d'arts martiaux" qui m'a fait tiquer… Non pas parce que je me suis justement cassé le pied trois mois plus tôt à mon cours de Taekwondo, mais plutôt parce que cela clochait dans la liste des thèmes abordés. En cela, je paraphraserai la seule et unique philosophe issue de la téléréalité : "Des arts martiaux dans un western? Non, mais Allô, quoi!!"

Alors, laissez-moi vous expliquer… Une des grandes forces de ce roman, c'est de partir dans toutes les directions tout en gardant un fil conducteur et une unité certaine. Et ce fil conducteur, c'est ce côté western, justement.

On retrouve dans le récit les éléments typiques du genre, mais en version modernisée. Exit la période "Guerre de Sécession", les roulottes, les femmes avec des chapeaux ridicules, les indiens emplumés, les hennissements des cataclopes, le french cancan, et tout ça tout ça. Le récit est bien ancré dans notre petit monde moderne. Les roulottes et les cataclopes sont devenus des cadillacs jaunes, les chapeaux ridicules des déguisements d'Elvis, les indiens plein de plumes des vampires de la plus basse espèce, et le french cancan… euh… bah, laissez tomber.

Ceci dit… on retrouve le thème de la petite ville paumée au milieu d'un paysage désertique. Ce n'est peut-être pas une ville du Far West, mais c'est tout comme. Oui, enfin… Santa Mondega est située en Amérique du Sud, mais vous savez, le sud, l'ouest, c'est comme WC/toilettes et GB/Carrefour, n'est-ce pas… Ceci dit, ce bled est très représentatif des termes "paumé" et "désertique". On verrait presque des tumbleweed traverser les rues, poussés par le vent sentant le souffre.

Et bien sûr, en guise du bon vieux saloon cracra, l'auteur nous balance le Tapioca, petit bar miteux que seuls les habitués peuvent fréquenter. Pourquoi est-il ouvert aux seuls autochtones? Parce que dès qu'un étranger débarque, c'est la bagarre assurée. Et Sanchez, le tenancier du bar, déteste avoir à ramasser les morceaux…

Les moines étaient sortis sans un mot. "Bon débarras", pensa Sanchez. Nettoyer le plancher du Tapioca recouvert de sang était l'une des tâches qu'il aimait le moins. Et à présent, à cause de ces deux inconnus qu'il aurait dû envoyer paître dès leur arrivée, il allait devoir s'y coller.
Il alla dans la cuisine au fond du bar pour y prendre une serpillière et un seau d'eau et revint juste à temps pour voir un homme entrer au Tapioca. Un autre inconnu. Grand. Bien bâti. Habillé bizarrement, remarqua-t-il. Comme les deux autres clowns. C'était vraiment une journée de merde que s'annonçait. Sanchez en avait déjà assez, et on n'en était qu'au début de l'après-midi. Il avait un type raide mort par terre, la cervelle éparpillée aux quatre coins de la salle, et un autre mec avec une balle dans la jambe. Il faudrait appeler la police, mais peut-être pas tout de suite.

Le livre sans nom, de Anonyme

Il y a aussi ceux qui jouent au caïd, avec leurs longs manteaux et leurs Stetson pleins de poussière. Et puis il y a ceux qui jouent au shérif, version moderne. Bien entendu, l'on retrouve de nombreuses scènes de Bang!, de Pan!, de Bim! et de Piouh piouh! (ah non, ça c'est dans Star Wars, zut!)… Depuis le temps que ce blog existe, vous savez peut-être que je n'aime pas, mais alors VRAIMENT pas les scènes de baston à coup de flingue. Même au cinéma, et même si c'est Bruce Willis en petit débardeur sexy qui tient ledit flingue, ces scènes de mitraillage m'embêtent toujours au plus haut point. Allons savoir pourquoi. Moi-même, je n'ai jamais trouvé de raison valable à cet état de fait.

Quoi qu'il en soit, assez curieusement, cela ne m'a pas du tout gênée dans ce livre. Il est vrai que les combats sont variés et ne se font pas toujours à grand renfort de balles et d'explosifs. L'auteur fait appel à de nombreuses autres techniques, telles que le combat au couteau, le catch, ou les arts martiaux justement. Cette variété, doublée du fait que ces scènes de combat sont plus comiques qu'autre chose, contribue à mon appréciation. Il y a juste ce qu'il faut d'action, ce n'est pas répétitif, cela fait sourire, c'est donc juste parfait pour mes appétits limités en matière de western. Honnêtement, j'avais plus le sentiment de voir une scène de Kill Bill plutôt que des Sept mercenaires. Et comme j'ai adoré Kill Bill, ça tombe bien!

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Je sais que cela ne figure pas dans le résumé, mais vous vous en rendrez compte très vite à la lecture du roman, ce livre n'est pas juste un bouquin d'action. Que nenni! Il comporte également de nombreux éléments fantastiques. Et c'est là que ça devient intéressant pour moi, puisque le fantastique, c'est mon élément vital.

Très tôt dans l'histoire, vous entendrez parler d'une pierre bleue un peu spéciale, L'oeil de la lune. Je ne vous dirai évidemment pas ses propriétés, sinon je risque de vous spoiler une bonne partie de l'intrigue. Mais c'est un élément capital, car elle constitue selon moi le principal fil conducteur de l'histoire. Volée au monastère d'Hubal, nos deux moines "karaté kid" sont chargés de la retrouver à Santa Mondega. Manque de bol, il se trouve que les deux clowns sont mal préparés pour la mission. Ce sont des moines, après tout… imaginez-les, ils n'ont jamais touché à l'alcool, n'ont jamais utilisé de l'argent de leur vie, n'ont jamais vu une bagarre de café, ne peuvent ni voler, ni mentir, ni… sans enfreindre leur serment sacré. Bref, deux loustics comme eux sont bien mal rodés à la vie de cowboy.

Et puis bon, ils ne doivent pas mener leurs investigations dans n'importe quelle ville, c'est Santa Mondega, quoi… Une ville violente et corrompue, dirigée par une impitoyable mafia locale, et peut-être même quelque chose d'encore plus terrifiant que la mafia…

– Dis-moi, petit con, ça te dirait que je t'en mette une autre devant tous ces gens?
– Non.
– Alors ferme ta gueule et laisse-moi finir.
– Désolé.
– Tu m'étonnes que t'es désolé, putain. Maintenant écoutez bien, tous les deux. Dieu m'emploie au même titre qu'Il emploie Ses prêtres ou Ses exorcistes. Mais je suis le seul à faire ce que je fais. Je suis unique en mon genre." Il se pencha légèrement afin de s'assurer que toute l'attention des deux moines lui était acquise. "Notre Seigneur Tout-Puissant m'a chargé de débarrasser le monde des créatures du mal. Et Santa Mondega, mes bien chers frères, est la capitale mondiale des créatures du mal."

Le livre sans nom, de Anonyme

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Enfin, quand je dis "juste un peu d'humour"… C'est juste pour continuer à effeuiller la pâquerette au fil de mes titres. Parce que de l'humour, ce roman en est truffé. Je ne sais pas si tel était le but au départ, mais au final, c'est plutôt très réussi. Je vous parlais des deux moines un peu plus haut, et déjà, vous vous doutiez que leurs aventures ne risquaient pas d'être tristes. Mais c'est sans compter sur le terrible sosie d'Elvis, tueur à gage de son état, ainsi qu'une jolie panoplie de personnages complètement loufoques. Ils sont censés être sérieux, au départ, mais très vite, leurs tribulations prêtent à sourire. Le texte tout entier est empreint de dérision, avec un émaillage de railleries et d'humour noir du plus bel effet.

Je pense aussi que la plupart des scènes comportent une telle démesure que le lecteur finit par se gausser d'une situation au départ dramatique. Exactement comme dans Kill Bill, finalement. C'est cette surenchère de gore et de tragique qui confère au récit son originalité et son côté comique.

Et que dire de la finale, où tout le monde est déguisé pour la Fête de la lune, avec des costumes d'emprunt tous plus ridicules l'un que l'autre. Il faut dire aussi que le roman possède un côté très visuel. Lorsqu'on est plongé dans sa lecture, les mots se transforment aisément en images, et très vite, c'est comme si l'on regardait un film de série B ou un comics. Pour être honnête, c'est cette facette-là du roman que j'ai préféré. Sans parler des références hilarantes à la pop culture…

"Vous êtes censés être déguisés en quoi? demanda Sanchez.
– On est les rangers solitaires, répondit Miguel, prenant le pas sur Carlito de manière inhabituelle.
– Les Rangers solitaires? répéta Mukka d'un ton moqueur. C'est une blague, c'est ça?
– Non, pourquoi? Miguel semblait légèrement troublé.
– Peut-être parce que le principal trait du Ranger solitaire, c'est d'être seul, justement, répondit Mukka. D'où le surnom "Ranger solitaire"."
Miguel paraissait à présent tout à fait perdu. Carlito, de son côté, semblait se désintéresser totalement de la conversation.
"Écoute, ducon, finit par lancer Miguel. Dans la série télé, il avait toujours son fidèle Tonto à ses côtés, donc il était pas tout à fait "solitaire", pas vrai?
– Mais Tonto était pas un "ranger", pas vrai? C'était un "indien" corrigea Mukka. S'ensuivit un long silence.
– Ah, d'accord! dit Miguel, saisissant enfin où Mukka voulait en venir. Ouais, c'est vrai. T'as raison, en fait."

Le livre sans nom, de Anonyme

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Clairement, si vous cherchez du romantisme entre ces pages, passez votre chemin. Le langage est cru, les personnages n'ont aucune moralité, la ville est pourrie jusqu'à la moelle par le vice, et j'en passe. Même les couples qui pourraient paraître "mignons" se révèlent ne pas l'être du tout. Amis du sentimentalisme s'abstenir, donc… Moi, personnellement, cela m'a très bien convenu. Car s'il est une chose que je n'aime pas dans les romans, à l'instar des scènes où ça flingue dans tous les sens, ce sont les scènes romantiques où ça embrasse à tout va.

Et dire que mes parents espéraient une petite fille romantique et en dentelles… Bah! Elle est bien bonne, celle-là! 😉

"AOUH!… PUTAIN!… Mais merde!… Espèce de putain d'abruti! Putain de merde, vous m'avez planté! BORDEL DE MERDE! Espèce de… espèce de vieil enculé!
– Ça fait mal? demanda Kacy, et ce ne fut franchement pas l'une de ses plus brillantes remarques.
– BIEN SÛR QUE CA FAIT MAL, PUTAIN! JE VIENS DE ME FAIRE POIGNARDER, BORDEL!"
Dante agrippait son bras, tentant désespérément de juguler l'hémorragie, dont le débit était fort impressionnant. Cromwell avait tiré de sa poche un mouchoir en papier avec lequel il essuyait la lame de son couteau.
"Sentez-vous la blessure guérir d'elle-même, Dante? demanda-t-il posément.
– Vous vous foutez de ma gueule? Vous avez failli me couper le bras en deux. Bien sûr que c'est pas en train de guérir tout seul. Ça va prendre des putains de semaines à guérir. Il va sûrement falloir me faire des points de suture. Putain, Cromwell, mais qu'est-ce qui vous est passé par la tête? Je pensais que vous alliez juste me faire une petite entaille, pas me découper le bras, bordel de merde!

Le livre sans nom, de Anonyme

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

Difficile de résumer ce roman, tant il a tendance à partir dans toutes les directions. Pourtant, en un seul mot, je pourrais peut-être le faire : génial!

L'intrigue est super bien ficelée, l'auteur déploie d'excellentes idées et parvient à maintenir l'histoire sur les rails grâce à un fil conducteur, celui de la recherche de la pierre perdue. Le style d'écriture n'est pas spécialement fouillé. Mr Anonymous emprunte même beaucoup de vocabulaire au parler populaire, voire vulgaire. Mais cela cadre si bien avec l'histoire et les personnages que ce n'est absolument pas dérangeant. Donc, pour ceux qui ne sont pas puritains à l'extrême, je vous conseille de foncer sur cette lecture.

Et… Oh! Je ne vous ai pas parlé du fameux Livre sans nom… Ah, c'était le clou de l'histoire, pourtant. Eh bien tant pis, je vais vous laisser lire ça par vous-même. N'est-ce pas, que je suis cruelle? Héhé…

Allez, je suis bonne joueuse, je vais quand même vous donner un indice avec cette citation… Pas sur le livre sans nom, mais sur la façon de découvrir le méchant de l'histoire avant la fin ^^

– Aujourd'hui, ce sera les films d'horreur, dit Jensen dans un sourire. Copycat ou Ring?
– Ring, sans hésiter, répondit aussitôt Somers. Copycat n'est rien d'autre qu'un film de série B : n'importe quel cinéphile digne de ce nom est capable de deviner l'identité du tueur en série dès la première scène.
– C'est vrai? Jensen semblait surpris. Je ne m'en souviens plus.
– Ben tiens. William McNamara, qui commençait à l'époque à avoir le vent en poupe, était perdu dans la première scène au milieu d'une foule de figurants. Je me souviens encore de l'avoir vu et de m'être dit : qu'est-ce qu'un acteur qui a joué plusieurs rôles principaux peut bien faire assis au milieu d'un tas de figurants, à moins qu'il ne s'agisse du tueur en série dont on découvrira plus tard l'identité? J'avais bien évidemment raison, mais je dois admettre que cela ne m'a pas vraiment gâché le reste du film : le réalisateur s'en est très bien chargé tout seul.

Le livre sans nom, de Anonyme

[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom
[Chronique fantastique] Bourbon Kid. Tome 1, Le livre sans nom

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[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Bien qu'il ne soit pas très récent, ce roman m'a comme qui dirait envoûtée. L'ambiance, d'abord charmante et printanière, devient très vite oppressante, gagnant en intensité au fil que l'histoire se déroule. L'écriture est plaisante, pour ne pas dire brillante. Chaque élément d'intrigue est amené au compte-goutte, si bien qu'on ne parvient que difficilement à décrocher du livre.

Acherontia

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Aucun homme ne doit savoir, ni aucune femme en parler. Sinon…

Un peintre new-yorkais, sa femme et sa fille d'une douzaine d'années réalisent enfin leur rêve : s'installer à la campagne. Ils trouvent une vieille maison dans un village où les habitants vivent encore selon les coutumes ancestrales. Nos citadins sont aussitôt séduits par ces gens si proches de la nature, par cette vie toujours rythmée par les fêtes traditionnelles. Pourtant, peu à peu, l'inquiétude s'installe : Quels sont exactement ces rites de fertilité dont on parle à mi-mots ? Ce culte de la terre si vivace, si pittoresque, n'impliquerait-il pas des sacrifices humains ?

 

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

On ne peut pas vraiment dire que je me sois sentie attirée par la couverture… Comme beaucoup de romans des années 90, le graphisme n'est pas vraiment au rendez-vous… Alors pourquoi un tel choix?

C'est que cela fait quelques temps déjà que je me passionne pour la collection Terreur des éditions Presses Pocket. C'est une vieille collection, et elle n'est plus publiée, certes, mais c'est avec elle que j'ai commencé à lire des romans d'épouvante, donc je la porte tout naturellement dans mon coeur. Régulièrement, lorsque je dévalise les foires aux livres et les bouquinistes, j'achète les tomes qui me manquent encore (et ils sont assez nombreux…), le but étant d'un jour réunir la collection complète, même si tous les titres qui la composent ne se valent pas.

C'est dans le cadre de cette collection que j'ai acquis ce roman au titre qui prête à sourire. Et c'est aussi grâce à ce titre en particulier que j'ai enfin décidé de sortir ce roman de ma PAL. Début janvier, je me suis inscrite à un challenge sur le site Livraddict, qui consiste à se trouver un binôme lecteur, puis de piocher dans sa PAL deux romans qui nous intriguent. Gilsayan, mon binôme, a très judicieusement porté son premier choix sur ce titre un peu bizarre.

Je vous invite donc à découvrir ce qui se cache derrière…

Le temps revêtait le passé d'une patine de tendresse et l'on ne se souvenait plus combien, en ce temps-là, l'homme devait travailler dur et longtemps pour se nourrir, comme il était difficile de mettre au monde un enfant, comme il y avait peu de médicaments, peu de confort ; combien la vie était austère.

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Le roman commence gentiment, calmement. Le lecteur a tout le temps qu'il veut pour se plonger progressivement dans l'univers bucolique et conservateur du petit village de Cornwall Coombe. En gros, cela commence par l'exode d'un couple new-yorkais d'âge moyen et de leur fille ado décident. Alors qu'ils commencent à se lasser de leur vie citadine, ils décident de retourner vivre à la campagne. Leur beau rêve prend forme un peu par hasard, lors d'un déplacement en voiture au cours duquel ils empruntent des routes qu'ils ne connaissent pas pour visiter la région. Ils découvrent un magnifique village à l'ancienne, niché au creux d'une nature luxuriante et sauvage. Et, comble du bonheur, leurs pérégrinations les conduisent tout droit vers une grande maison qui semble abandonnée. Ils se renseignent auprès du voisinage pour voir si elle est à vendre, repartent bredouilles à New York, pour recevoir quelques temps plus tard un coup de téléphone de la propriétaire, qui accepte de céder son bien à un prix dérisoire.

L'histoire s'axe alors sur les rénovations de la maison et l'intégration de cette gentille famille citadine au petit monde très fermé du village. Peu à peu, on apprend à connaître les personnages les plus influents du village. La Veuve Fortune, par exemple, qui fait office de doyenne et de rebouteuse, et qui semble connaître tout ce qu'il y a à connaître sur cet écrin de verdure. Il y a aussi les Dodd, le couple voisin de la maison. Et toute une kyrielle d'autres protagonistes, tous aussi hauts en couleurs les uns que les autres. Des personnages que l'on apprécie, ou que l'on déteste, c'est selon. Mais une chose est certaine, aucun d'eux ne laisse indifférent.

Personnellement, j'ai adoré ce retour campagnard, cette volonté qu'a le couple new-yorkais de "retourner à la terre", comme ils le disent, de sentir à nouveau la terre sous leurs pieds et la nature autour d'eux, de revenir à des valeurs plus essentielles et de sortir du rythme effréné de la vie urbaine. Je ne peux que les comprendre. Moi-même, je me dis souvent que ce rythme de vie plus que soutenu est vain, tout comme l'est le fait d'être hyperconnecté, de courir sans cesse après le temps, de ne plus apprécier le moment présent comme il se doit… Je me dis souvent que l'on passe à côté de choses tout à fait essentielles, sans toutefois pouvoir changer de mode de vie. Et moi qui suis une campagnarde, à la base, je n'ai pu qu'apprécier ce retour à la nature, ainsi que ce village dont les bons côtés ne sont pas sans rappeler ceux de mon village d'enfance.

Oui, je parle des bons côtés, notez bien… Car, bien sûr, les problèmes pointent bien vite le bout de leur nez, comme vous l'imaginez. Très rapidement, on ressent que les habitants du village ne sont pas nets, qu'ils cachent bien des choses. L'ambiance, de prime abord ensoleillée, légère et accueillante, se fait de plus en plus oppressante au fil des pages. Il y a cette tombe creusée à l'écart du cimetière ; sa pierre tombale mentionne une mystérieuse jeune femme dont tout le monde refuse de parler. Il y a Missy Penrose, une fillette retardée qui semble posséder de curieux dons de divination. Il y a ce culte que les habitants du coin semblent vouer au maïs ; et de façon plus large, il y a le fait qu'ils soient si conservateurs…

J'aimais l'atmosphère de ces lieux, leur aspect tranquille, bucolique, la sensation de paix qui se dégageait des maisons, des pelouses soigneusement entretenues, des jardins nouvellement fleuris. J'aimais cette vigueur, cette pérennité dont étaient empreints les passants eux-mêmes, des paysans simples, aux visages simples de campagnards. On sentait une sorte de vénération pour le passé, un effort intransigeant pour conserver les choses telles qu'elles étaient autrefois et peut-être même une résistance à admettre les choses telles qu'elles sont.

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Le premier élément qui est venu m'inquiéter, ce n'est pas ce que les habitants cachent, mais plutôt ce qu'ils montrent ouvertement, c'est-à-dire leur conservatisme à toute épreuve. En fait, le village de Cornwall Coombe tout entier semble être resté à une époque reculée, un reliquat de la fin des années 1800, ou du début du siècle dernier. Petite parenthèse, j'ai même trouvé complètement incroyable cette façon qu'a l'auteur de décrire ce village. On ressent si bien l'ambiance qui s'en dégage qu'on a presque le sentiment d'évoluer dans une vieille carte postale sépia! On sent même les odeurs du cru, la bouse des champs, la poussière des habitations, l'odeur du linge de maison nettoyé à l'ancienne, les relents rances des remèdes de grand-mère, le fumet riche de la cuisine traditionnelle, le crottin des chevaux qui conduisent les calèches, les effluves corporelles peu recommandables, et j'en passe.

La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est que j'avais peut-être affaire à une sorte de boucle temporelle, un étrange phénomène qui ferait que cette portion précise de l'Amérique reste figée à la même époque, sans plus évoluer. Je me suis souvenue du film Le jour de la marmotte, où le héros ne cesse de se réveiller le matin du même jour, pour revivre sans cesse les mêmes aventures.

Outre mes supputations alambiquées, je trouve toujours un tel niveau de repli sur soi très inquiétant. Ces gens sont si enfermés dans leurs anciens schémas, si intolérants à tout ce qui vient de l'extérieur et tout ce qui représente le progrès, qu'on ne peut que craindre pour la survie des nouveaux arrivants. Heureusement pour ces derniers, ils viennent avec la totale volonté de laisser derrière eux la ville et leur ancien mode de vie. Ils se montrent même plutôt charmés par les manières désuètes et les vieilles superstitions des gens du cru. C'est même ce qu'ils recherchaient en emménageant dans le trou de cul du monde, si je puis dire.

De chaque côté de la route s'étendaient des champs de maïs déjà haut ; je dis que la récolte promettait d'être bonne et la Veuve acquiesça.
"Je le savais. J'ai écouté pousser le maïs pendant tout l'été. Oh! oui ; on l'entend très bien. Vous viendrez avec moi, une nuit, l'année prochaine. Ne riez pas, ce ne sont pas des balivernes, et vous l'entendrez, vous aussi. Le doux bruissement des feuilles, doux comme des ailes de fée. Et les tiges qui s'élancent vers le ciel, les épis qui se gonflent, petit à petit, jusqu'à ce qu'on entende éclater leur enveloppe. C'est quelque chose que d'entendre pousser le maïs, par une chaude nuit d'été, à la clarté mauve de la lune. C'est à ce moment-là qu'on peut dire que la terre a rendu la semence au centuple."

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Je pense que tout aurait pu se passer à merveille pour nos nouveaux arrivants, s'ils s'étaient pliés sans broncher aux vieilles traditions imposées par leurs nouveaux concitoyens. Mais vous le savez, n'est-ce pas… il y a toujours un mais! Écartez-vous un tant soit peu du carcan imposé, et vous serez au mieux pointé du doigt, au pire mis au ban de la société. Et tant qu'à faire les choses comme il faut, pourquoi ne pas devenir l'objet d'une chasse aux sorcières, ou d'une conspiration? Allons, soyons fous!

Vous connaissez peut-être cette chanson de Rammstein, Rosenrot. "Tiefe Wasser sind nicht still…", nous dit le chanteur. Comprenez par là que les eaux profondes ne sont pas calmes. Et que dire, dans ce cas, des très vieilles eaux, aussi obscures que la fin des temps, et aussi décomposées que les siècles qui passent?

Dans ce roman, tout est question d'apparence. Les villageois les plus sympathiques pourraient bien se révéler être les plus machiavéliques. Les fantômes et autres créatures surnaturelles entr'aperçus au clair de lune pourraient bien être plus humains qu'on le pense. Et si cette petite société rurale ne reposait pas tout à fait sur les mêmes principes que la société que l'on connaît, même avec un ou deux siècles de retard? Je vous le dis, méfiez-vous de l'eau qui dort…

Bientôt il ne resta plus personne, que moi.
Et le mouton étripé.
Et Missy Penrose.
Elle respirait par la bouche et émettait d'étranges sonorités, incompréhensibles, en regardant la cavité béante. "Mmm-um-nmm." La panse n'était plus rouge, une bile noire s'écoulait maintenant des tissus déchirés. Elle y plongea les doigts et les ressortit encore plus sanglants, encore plus noirs, les leva vers le ciel. Son corps se raidit et se mit à trembler. "Mm, um, nmm, mm."

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Qu'est-ce qui se cache derrière cet étrange culte du maïs, derrière ces fêtes populaires et ces traditions qui entoure la culture de cette plante au demeurant si banale? Superstitions, croyances désuètes, remèdes de grand-mère, rebouteux, rites ancestraux et impies… Allez, je laisse un peu votre imagination galoper!

Quoi qu'il en soit, personnellement, je n'ai pas pu une seule seconde deviner ce qui allait se passer. La fin m'a totalement bluffée, pour mon plus grand plaisir. Le seul petit bémol, c'est que je n'ai pas été suffisamment terrorisée. Peut-être n'était-ce pas vraiment le but de l'auteur, d'ailleurs… J'ai le sentiment que son objectif premier était avant tout de mettre l'accent sur l'ambiance suffocante, et de baser l'intrigue sur les déviances qui peuvent arriver lorsqu'une communauté vit aussi repliée sur elle-même. Ceci dit, il y avait quelques éléments d'intrigue que j'ai trouvé particulièrement ingénieux. Je ne vous en dit pas plus, sinon ce n'est pas marrant. Mais honnêtement, je vois mal un lecteur capable de deviner ce qui se cache derrière chaque personnage, derrière chaque tradition et derrière chaque secret.

Une belle découverte, vraiment!

Toutes deux avaient le corps en épis de maïs, de grands yeux dans une tête de paille, des jambes de paille et, pour vêtements, des chiffons en lambeaux. La poupée de Missy n'était qu'un jouet d'enfant, mais l'autre… Je contemplai son visage étrange, effroyable, essayant encore de comprendre ce qu'elle était. Elle représentait, de toute évidence, une femme car de grosses protubérances, des seins, étaient fixées au corps de maïs et le sexe était clairement défini par une fente profonde entre les jambes.
Qu'était-ce? Quelle main avait fabriqué cela? Je me rappelai tout à coup un de mes livres d'histoire de l'art. Je pris l'ouvrage sur l'étagère et l'ouvris au chapitre "Art primitif"…

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

Bien qu'il ne soit pas très récent, ce roman m'a comme qui dirait envoûtée. L'ambiance, d'abord charmante et printanière, devient très vite oppressante, gagnant en intensité au fil que l'histoire se déroule. L'écriture est plaisante, pour ne pas dire brillante. Chaque élément d'intrigue est amené au compte-goutte, si bien qu'on ne parvient que difficilement à décrocher du livre.

L'intrigue proposée est tout bonnement géniale, et bien malin sera celui qui pourra deviner la chute avant la dernière page. L'auteur maîtrise l'art d'étonner ses lecteurs en le mettant sur de fausses pistes. Et puis j'ai adoré ce village qui semble tout droit sorti d'une vieille carte postale victorienne, avec ses superstitions, ses rites, ses traditions. Tout cela sent tellement la poussière, la boue et la magie païenne!

Ce que je retiens de ce roman, surtout, c'est, au final, cette analyse très pointue de ce qui peut se passer au sein de certaines communautés vivant en autarcie complète, avec toutes les dérives que peuvent engendrer l'étroitesse d'esprit et la volonté de respecter à tout prix les traditions.

Je n'ai pas souvent dit cela au sujet de romans qui commencent à dater, mais je pense que ce roman précis mériterait une édition plus récente et plus coquette. Les quelques éditions faites par le passé (je crois que la dernière date de 1991) ont vraiment un look douteux qui ne donnent pas vraiment envie de découvrir l'histoire. Je crois que cela vaudrait la peine d'y penser. Après tout, la quatrième de couverture de mon édition en parle comme "l'un des livres clé de la terreur moderne", et je ne suis pas loin de partager cet avis…

Le vent souffla de nouveau, de nouveau la chose cria. Le corbeau lança un croassement plaintif, mortuaire. Je me sentis soudain très seul au milieu de cette clairière. Je regardai de nouveau l'arbre, essayant de percer le secret de cette créature grotesque. Son expression de défi acharné était à la fois mystérieuse et révélatrice, preuve que la vie lui avait été dérobée à un moment de refus ou de protestation.

La fête du maïs, de Thomas Tryon

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
Lu dans le cadre du challenge "Pioche dans ma PAL", session du 1er janvier au 28 février 2017

Lu dans le cadre du challenge "Pioche dans ma PAL", session du 1er janvier au 28 février 2017

Lu dans le cadre du challenge "Défi lecture 2017", thème n°23, un livre dont un des personnages est docteur (ici : la Veuve Fortune est docteur et rebouteuse)

Lu dans le cadre du challenge "Défi lecture 2017", thème n°23, un livre dont un des personnages est docteur (ici : la Veuve Fortune est docteur et rebouteuse)

[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon
[Chronique épouvante] La fête du maïs, de Thomas Tryon

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