Throwback Thursday #9

Throwback Thursday #9

Le Throwback Thursday a été initié par BettieRose books sur son blog. Chaque jeudi, un nouveau thème est proposé. À moi de trouver un livre qui colle à ce thème et de vous en parler un peu.

Et cette semaine, le thème est…

La plus belle couverture

Throwback Thursday #9

Pour cette session, j'ai longtemps hésité entre plusieurs couvertures, toutes plus belles les unes que les autres…

Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9

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Voici celle qui, finalement, sera l'heureuse élue…

Throwback Thursday #9

La grande bible des fées, d'Édouard Brasey

Créatures merveilleuses, d'apparence féminine, dotées de pouvoirs surnaturels, généralement bienveillantes, les fées ont le pouvoir d'exaucer les voeux des mortels et de les protéger.
Mais la mystérieuse histoire du peuple des fées ne s'arrête pas là. Ces êtres de lumière ont une génèse,, des rites précis, une religion (le nouveau testament des fées), des fêtes communautaires, une histoire du costume, des légendes en pagaille, une oeuvre littéraire et musicale importante (elles écrivent, entre autres, de la poésie)…

Throwback Thursday #9

Je viens juste de terminer cette lecture, et cela tombe bien, car sa superbe couverture convient parfaitement à cette édition du Throwback Thursday. Je ne l'ai pas encore chroniqué (je suis terriblement en retard sur mes chroniques, pour changer), mais je vais déjà vous donner un petit aperçu de mon ressenti…

Comme la plupart des beaux livres d'Edouard Brasey, il est bien sûr superbement illustré. C'est la première chose que l'on remarque lorsqu'on tourne les pages pour la première fois, et franchement, le résultat qu'on est en droit d'attendre lorsque l'on voit la couverture est loin d'être décevant. Plusieurs illustrateurs, dont Sandrine Gestin qui travaille régulièrement avec l'auteur, s'y donnent à coeur joie pour ravir visuellement le lecteur.

Mais La grande bible des fées ne ressemble pas tout à fait au travail habituel de Brasey. Il est moins "factuel" que son trio d'encyclopédies du merveilleux (enfin, si l'on peut parler de factuel lorsqu'on traite de sujets fantastiques). Cette Bible se veut autant littéraire et poétique qu'informative. C'est, je dirais, la partie qui m'a le moins plu. Non pas parce que c'était mal fait ou mal écrit, tout au contraire, mais tout simplement parce que je m'attendais à un ouvrage dans la veine des Encyclopédies. Dans le cadre de l'écriture de mon premier roman, j'ai besoin d'informations sur les fées et le "Petit Peuple", des légendes qui y sont associées, des particularités qu'on leur prête, etc. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai sorti ce livre de ma PAL ce mois-ci, et donc je me suis trouvée un peu désabusée. J'y trouvé certes quelques informations, mais surtout beaucoup de belles histoires et de "broderies" autour du thème des fées. De très jolies broderies, certes, mais qui n'ont pas été d'une grande aide.

Ceci étant, celle ou celui qui cherche un peu d'évasion et de beauté, allez-y les yeux fermés! L'objet-livre, en tout cas, vaut franchement le détour. Voyez par vous-mêmes…

Throwback Thursday #9
Throwback Thursday #9

Et vous, quelle couverture auriez-vu choisi ?

Un excellent jeudi à toutes et à tous!

[Nouveautés] Les sorties fantastiques en mars 2017

[Nouveautés] Les sorties fantastiques en mars 2017
[Nouveautés] Les sorties fantastiques en mars 2017

Comme un conte, de Graham Joyce

Éditions Folio SF

Tara Martin a mystérieusement disparu il y a vingt ans. Son frère, ses parents, son petit ami, tous la croient morte. Pourtant, lorsqu’elle réapparaît ce jour de Noël, elle semble n’avoir pas changé. Peut-être son regard s’est-il alourdi d’une ou deux rides, mais tout indique qu'elle est restée la jeune fille d’à peine seize ans qui s’était évanouie dans la nature. Et c’est peu de dire que sa famille doute des explications qu’elle fournit pour justifier sa longue absence. Quel drame cache réellement son étrange disparition? Quel événement atroce occulte-t-elle par une amnésie de vingt ans? À moins que sa singulière version des faits ne soit vraie, malgré ses allures de conte de fées? Comme un conte offre une galerie de personnages émouvants et explore de façon brillante les diverses interprétations des mythes féeriques. Le roman a reçu le British Fantasy Award 2013 et le prix Imaginales 2015.

 

À ma vie, à ta mort, de Sandra Triname

Éditions Plume Blanche

"Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire qui le mènera jusqu’au pied du World Trade Center, ce terrible jour du 11 septembre 2001. Une fois son bras vengeur lancé et bien que la faucheuse soit belle à couper le souffle, rien ne peut la stopper. Instrument du Destin ou de la Mort elle-même, Mike devra résoudre cette affaire en empruntant des sentiers dont personne ne revient jamais."

Sorcière blanche, d'Anne-Marie Desplat-Duc

Éditions Rageot

1664. Fille d'un aristocrate qui a déshonoré son nom et croupit en prison, Agathe de Préault-Aubeterre passe son enfance en Bretagne. là, une vieille femme lui affirme qu'elle possède un don. elle l'initie aux secrets de la nature et lui transmet ses pouvoirs. contrainte de suivre sa mère aux caraïbes, Agathe embarque pour Saint-Domingue. elle vogue dorénavant vers son destin…

Le lien du faucon, de Delphine Laurent

Oskar éditions

Juin 2016, en Alsace. Le jeune Mélissandre vient faire un stage dans la volerie des Rapaces. Son rêve : devenir une femme « Maître Fauconnier ». Mais pas facile de se faire une place dans ce monde d’hommes. On ne lui confie que les basses besognes ainsi qu’une minuscule responsabilité : prendre soin d’une vieille fauconne qui semble habiter les lieux depuis toujours. Juin 1735, dans un château du duc de Kratzberg, Louis est un jeune et talentueux fauconnier. Lorsqu’il découvre Gemma, un faucon femelle hors du commun, il pressent que sa vie peut basculer. Il rêve secrètement de servir le roi de France. Aussi, quand le comte de Valency, courtisan de Versailles, vient passer quelques jours au château, le jeune homme pense enfin toucher son but. Et si les destins de Mélissandre et de Louis étaient liés à celui de Gemma, la fauconne ?

[Nouveautés] Les sorties fantastiques en mars 2017

Exilium. Livre 1, L'internat, de Frédéric Bellec

Autoédité

« Cette semaine-là, de fortes chutes de neige exigèrent la fermeture du lycée où je travaillais comme ‘pion’, mais le maintien exceptionnel de l’internat permit l’hébergement de la poignée d’élèves bloqués sur place. Par ma proximité avec le lieu de travail, je fus le seul disponible pour assurer les nuitées. La semaine se présentait alors avec un calme insolent : encadrer sept adolescents occupés à compter les flocons au sein d’un établissement vidé de son âme. Sauf que nous n'étions pas seuls ! Au début, j’expliquais aux élèves effrayés que le vent et le froid étaient à l’origine des souffles et des craquements. Jusqu’à ce que leur fréquence nous accule à l’évidence : quelque chose sans aucun lien avec la météo avait infiltré le dortoir ! Alors que je pensais avoir trouvé le calme dans la campagne du Centre France, après mon départ de la Côte d’Azur pour la petite ville de Saint-Amand-Montrond, j’allais découvrir un énigmatique Berry, qu’au XIXe siècle Chateaubriand avait décrit comme une contrée " où se passaient des choses étranges " ! »

Exilium. Livre 2, Les legs noirs 1, de Frédéric Bellec

Autoédité

« C’était il y a quatre mois, lors de mon premier face-à-face avec les rigueurs de l’hiver saint-amandois. Trois discrets élèves du lycée où j’exerçe comme pion m’ouvraient les yeux sur leur étrange faculté de se transformer en une improbable et redoutable créature. Je fus terrorisé. Mais ils m’aidèrent à surmonter mes peurs pour comprendre leur place dans l’ordre naturel des choses. Je devins leur meneur, et l’un d’entre eux mon gardien. Partager cette expérience dans mon premier témoignage fut éprouvant mais me servit de thérapie post-traumatique. Je restai convaincu qu’après cela plus rien ne pourrait m’effrayer. Jusqu’à ma confrontation avec quelque chose de plus grand, plus fort, imprévisible. Et pour la première fois : maléfique ! Cet ouvrage relate les événements survenus après ceux rapportés dans mon premier témoignage. »

Nox Arcana. T1, Nox Atra, de Victoriane Vadi

Éditions MxM Bookmark

Le jour, Val travaille pour un petit bouquiniste. Il a abandonné ses études et perdu de vue ses amis depuis qu'il est hanté par des visions. La nuit, il dort seul dans un minuscule appartement où le cauchemar d'une créature d'épouvante le tourmente dans son sommeil. Alors qu'il sombre lentement dans la solitude et l'obscurité, un soir, un homme mystérieux se présente à la boutique. Il semble savoir quelque chose de son don et du mal qui le dévore et lorsqu'il se propose de l'aider, Valenn accepte. Mais malgré sa bienveillance, un inquiétant pressentiment ne le quitte pas : Sytry va-t-il le libérer de ses démons comme il l’affirme, ou l'entraînera-t-il plus loin encore dans un monde de ténèbres ?

Enfants des éléments. T1, Chevaucheurs de foudre, d'Agathe Roulot

Anyway éditions

Stormrider. Un nom étrange quand on réside en France. Un nom original qui se révèle être bien plus que cela le jour où je me découvre le talent de contrôler la foudre. Mais ce pouvoir se révèle être davantage une malédiction qu'un don. Je me fais rattraper par le passé de mes ancêtres, glorieux mais couvert de zones d'ombres que je ne suis pas prête à assumer. Une secte aux desseins sanguinaires et une Caste séculaire vivant dans le secret se disputent mes pouvoirs, trop puissants pour passer inaperçus. Voilà, vous avez un aperçu de l'ambiance qui règne autour de moi. Je m'appelle Sandy, je suis une Chevaucheuse de Foudre et je serai un pion sur l'échiquier de l'Ancienne Prophétie.

[Nouveautés] Les sorties fantastiques en mars 2017

Génération K. T2, de Marine Carteron

Éditions du Rouergue

Toujours traqués pour leurs redoutables pouvoirs, Kassandre, Mina et Georges sont enfin parvenus à se réunir. Leur ADN mutant fait d'eux des génophores, des êtres aux pouvoirs terrifiants. Mafieux et scientifiques essayent de les capturer pour cette raison. Mais bientôt tout cela n'aura plus d'importance car Le Maître arrive… Marine Carteron, auteure des Autodafeurs, signe ici le second tome haletant de sa trilogie Génération K.

 

Panthéra. T1, L'effroyable vengeance de Panthéra, de Michel Pagel (alias Pierre-Alexis Orloff)

Les moutons électriques

Qui est Panthéra ? se demande la France entière en cet automne 1963. Quelle est l’identité de cette créature tout de noir vêtue qui rôde nuitamment sur les toits ? Qui entre par effraction chez les notables ? Qui menace et qui tue ? On la sait femme, on la devine jeune, belle, on la suppose démoniaque… mais qu’en est-il vraiment ? Et si, sous ces dehors impitoyables, sanguinaires, se cachait une jeune fille sensible et bonne, contrainte de brimer sa vraie nature pour mener à bien l’effroyable mission vengeresse qu’elle s’est assignée ? De ses ennemis, de la police, de la presse ou des Faëriens venus sur Terre pour combattre les démons déchaînés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui pourra bien répondre à toutes ces questions ? Sous le pseudonyme de Pierre-Alexis Orloff, Michel Pagel a renoué avec ses amours pour la littérature populaire, tout en conservant une inspiration proche de son cycle fantastique de la Comédie inhumaine.

Panthéra. T2, Panthéra contre Faustus, de Michel Pagel (alias Pierre-Alexis Orloff)

Les moutons électriques

L'industriel Marcel Duchard, l'âme du groupe de satanistes ayant causé durant la Deuxième Guerre mondiale la mort des parents d'Alice de Sérigny, charge le farfadet Dorilien et le satyre Faustus de lui amener Panthéra pieds et poings liés. Tandis que le centaure Sargo, lui, se lance sur la piste de lady Dunsmore, et que l'inspecteur Carlier s'intéresse de très près aux faits et gestes du jeune Percival Arlington, notre héroïne saura-t-elle vaincre le charme redoutable de Faustus tout en résistant aux assauts de son propre démon ?

Panthéra. T3, La mère de Panthéra, de Michel Pagel (alias Pierre-Alexis Orloff)

Les moutons électriques

La scène d'horreur qui s'est jouée aux Peupliers, et durant laquelle ont trouvé la mort le farfadet Dorilien et le photographe Jean-Marie Ducos, n'a laissé indemne aucun de ses protagonistes. Panthéra, gravement blessée, s'est enfuie dans la nuit, laissant l'inspecteur Carlier, la nymphe Erynia, le journaliste Francois Renouard et le jeune Percival Arlington choqués, en proie à leurs cas de conscience respectifs. Marcel Duchard, quant à lui, apprend sous quelle identité se présente celle qui semble lui avoir déclaré une guerre sans merci. Tout en organisant sa propre disparition, devenue nécessaire après les frasques de son employé Faustus, il va s'attacher à percer le mystère qui entoure la mère de Panthéra.

Panthéra. T4, Un amour de Panthéra, de Michel Pagel (alias Pierre-Alexis Orloff)

Les moutons électriques

Antoine Carlier, désormais employé par l’avocat Roger Formellot, a pris en filature l’ancien SS Heinrich von Verschtaufen ainsi que son étrange assistant, l’Inca Huayna, une mission qui se révélera extrêmement dangereuse et mouvementée, alors que se déchaînent les conséquences mystiques de l’assassinat du docteur Lanerolles par le redoutable satyre Faustus. Panthéra, quant à elle, semble devoir filer le parfait amour avec Percival Arlington, mais saura-t-elle protéger son employeuse Marie-France d’Aygues-Vives des dangers qui la menacent en la personne des splendides quoique meurtrières jumelles Colson ? Son identité secrète résistera-t-elle à l’enquête des services secrets qui s’intéressent de très près à son amie Tanya ? Et qui est cette mystérieuse jeune femme, elle aussi vêtue d’un collant noir, prête à entrer en action ? Une autre Panthéra ?

Métamorphose. T3, Sombre présage, d'Ericka Duflo

Éditions Les Malins

Senna continue sa formation à Arpia. Mais elle est hantée par le sombre présage qu'Io lui a adressé et elle n'a toujours pas résolu le mystère de ses affaires volées. La situation d'Ian se dégrade. Elle n'a personne sur qui compter. Entre manigances, déceptions et trahisons, Senna est plus méfiante que jamais. Pour faire face à ces difficultés, elle va être amenée à faire des choix, à créer de nouvelles alliances et peut-être devoir renoncer à certaines amitiés.

La trilogie des gemmes. T3, Vert émeraude, de Kerstin Gier

Hachette Jeunesse

« Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le cercle est refermé, le secret révélé. Un secret qui remonte à la nuit des temps. » Gwendolyn a-t-elle jamais été une lycéenne comme les autres ? Pour son premier vrai chagrin d'amour, en tout cas, elle aimerait bien faire comme toutes ses copines : pleurer des heures au téléphone et se gaver de chocolats. Mais pas question, les Veilleurs du temps ont besoin d'elle. Pire, c'est avec Gideon lui-même, celui qui lui a brisé le cœur, qu'elle doit repartir en plein XVIIIe siècle, affronter un drôle de comte, soi-disant immortel. Plus question de pleurer, il faut agir !

Souffleur de rêves. T2, L'ombre et la lumière, de Bérengère Rousseau

Éditions Livr'S

Le Pilleur n'est plus. Sa mort n'a pas sauvé le Royaume des Songes. Toujours là-bas, Sonia est en proie au doute. Est-elle vraiment capable de les aider ? Maître Okar n'a plus qu'une seule solution, la former au plus vite. Au fil du temps, la jeune fille devra se battre pour donner vie à son don, loin de Mathis et des siens. Pourtant, elle ne peut exister à la fois dans ce monde et dans l'autre. Quand viendra l'heure du choix ultime, quelle décision prendra-t-elle ?

Les ailes d'Alexanne. T7, James, d'Anne Robillard

Michel Lafon

Rien ne va plus sur la Terre. Le chaos règne et une maladie mystérieuse frappe massivement la population. Malheureusement, il n'existe pas encore de vaccin pour l'enrayer. Il n'en faut pas plus pour que l'équipe de la loge Adhara, dont fait partie Alexanne, se mobilise pour essayer d'identifier la source de cette étrange épidémie qui dépasse l'état des connaissances médicales actuelles et qui pourrait bien être d'origine extraterrestre. Comme le point d'entrée semble trouver sa source aux abords du mythique Triangle des Bermudes, un détachement de l'équipe doit se rendre sur place de toute urgence pour découvrir comment se transmet le fléau. L'enjeu? La survie de la race humaine!

D'ombre et de braises. T2, Sang d'ombre, de Nathy

Éditions Lune écarlate

« Il serait l’homme qui ferait vibrer le cœur d’Angelyne, celui qui lui arracherait des cris, celle qui lui appartiendrait corps et âme, quoi qu’ait pu prétendre Thomas. Jamais il n’accepterait qu’elle soit à un autre ! Jamais ! Il ne laisserait pas Thomas la marquer de son empreinte indélébile, comme il le lui avait déclaré. Il avait beau se débattre contre les paroles du psychopathe, il ne pouvait s’empêcher d’y apporter un certain crédit… » Le départ brutal d’Angelyne jette Swann dans les affres d’une douleur sans nom. Entre désespoir et folie furieuse, le vampire plonge dans l’abime de la cruauté et de la dépendance. Mais la communauté ichorienne traumatisée par les récents événements n’est pas au bout de ses surprises. Quels terribles secrets les Immortels découvriront-ils ? Et qu’adviendra-t-il de Swann, alors qu’Angie a disparu, emportant avec elle le cœur de l’immortel ?

Lecture en cours #21

Lecture en cours #21

Série : Les nécrophiles anonymes. T2

Titre : L'étrange cas du docteur Ravna et de monsieur Gray

Auteur : Cécile Duquenne

« Qu’y a-t-il avant la mort ? »
En tant que vampire, Bob n’échappe pas à certains doutes et ressent le besoin de retrouver ses plus vieux amis. Mais les réjouissances tournent court lorsqu’un certain vampire nommé Dorian Gray hypnotise Bob et en fait son pantin. Qui est vraiment Dorian ? Quel lien l’unit à Bob ? Entre hallucinations puissantes et rares moments de lucidité, le vampire va tenter d’éclaircir ce mystère, lié à ses origines inconnues…
Népomucène, quant à lui, tente le tout pour le tout afin de ramener son ami à la raison. Parviendra-t-il à arracher Bob des griffes de Dorian ?

Lecture en cours #21
Lecture en cours #21

Éditions Bragelonne

Collection Snark

237 pages

Fantastique

Sorti en 2014 dans la collection, en 2013 à l'origine

Format ebook

Lecture en cours #21
Lecture en cours #21

Commencé le 24 mars 2017

Terminé le … mars 2017

Lecture en cours #20

Lecture en cours #20

Série : Les nécrophiles anonymes. T1

Titre : Quadruple assassinat dans la rue de la morgue

Auteur : Cécile Duquenne

Népomucène, préposé à la morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d'environ 150 ans d'âge. Lorsqu'il manque devenir la cinquième victime d'un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l'enquête. L'immortel est certain qu'une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

Lecture en cours #20

Éditions Bragelonne

Collection Snark

185 pages

Fantastique

Sorti en 2014 dans la collection, en 2012 à l'origine

Format ebook

Lecture en cours #20

Commencé le 20 mars 2017

Terminé le 23 mars 2017

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

À chaque heure son mystère.
À l'aube, les arcanes de la vie et de la lumière. À midi, les énigmes de la solidité. À 15 heures, dans la bourdonnante chaleur du jour, une lune fantôme, déjà haute dans le ciel. Au crépuscule, le souvenir. Mais à minuit? Oh, à minuit, le mystère du temps même ; celui d'un jour qui passe à jamais pour devenir histoire, tandis que nous dormons.

Sacrements, Clive Barker

Synopsis…

Photographe de grand renom, Will Rabjohns fait frissonner le monde entier en dévoilant la nature sauvage sous ses aspects les plus cruels. Son œil impitoyable traque les derniers instants des animaux en voie de disparition.
Quand l'attaque brutale d'une ourse polaire le plonge dans un coma profond, il revit une aventure inquiétante, enfouie au cœur de ses souvenirs d'enfance : sa rencontre nocturne avec un couple étrange, porteur d'une mission de mort.
Will se trouve alors face à une vérité qui le dépasse et l'entraîne des bars gays de San Francisco aux collines du Yorkshire, puis au large de l'Ecosse, à la recherche de sa propre identité et de la source de toute vie.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

La loi d'attraction universelle…

Ce roman est mon second roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady pour octobre 2016. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Milady pour ce partenariat et la découverte de ce roman.

Avec ce volume, je continue sur ma lancée de ma grande incursion dans l'univers de Clive Barker.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

Une bien étrange lubie…

Comme vous l'avez sans doute lu dans le résumé, Will, le héros du roman, est photographe. Mais, loin de suivre les traces de ses nombreux confrères, Will ne s'exerce pas à l'art délicat du portrait, ni à celui de photographe reporter, et encore moins à celui de photographe sportif. Non, Will a ses petites lubies, ses thèmes de prédilection qui le rendent unique, en un sens. Unique, et terriblement macabre. Les animaux en voie de disparition sont ses modèles, la cruauté gratuite son leitmotiv, et la bêtise humaine son cheval de bataille.

Voilà qui fait de Will un photographe professionnel écologiquement engagé, et c'est très bien, dans un sens. Oui, sauf que Will n'est pas aussi clair qu'il en a l'air. On se rend vite compte que sa passion pour le moins morbide ne relève pas juste d'un héroïsme dénonciateur, d'un combat sans fin contre la barbarie de l'homme, mais plutôt d'une sorte de fascination malsaine face à la mort. Et encore plus quand ces animaux massacrés sont… les tous derniers représentants de leur espèce. Celui-là ne reviendra pas… ni celui-là… ni celui-là, non plus…

Will regarda. La lumière émise par les photographies n'était pas stable, et il y avait une bonne raison à cela. Sur les images, les formes brillantes et floues s'étaient animées : elles voltigeaient et papillotaient, comme si le feu les dévorait lentement. Et dans leur agonie Will les reconnaissait toutes : un lion écorché, pendu à un arbre ; une tente misérable, faite de bouts de peau d'éléphant pourrissante, jetée sur les os de leurs congénères… Images d'un monde corrompu, elles n'étaient plus fixes ni lointaines, mais déferlaient dans la pièce en un furieux tourbillon de douleur.

Sacrements, de Clive Barker

Étant très sensible à la cause animale, j'avoue que la passion de Will m'a mise assez mal à l'aise. J'apprécie le geste, toutefois. Cette dénonciation des méfaits humains à l'égard des populations animales est plus que louable. Il faut après tout bien que quelqu'un agisse en tant qu'éveilleur de conscience. Si personne ne s'en charge, comment les choses peuvent-elles changer? Et il faut dire aussi que le poids et la symbolique de l'image a généralement une force de persuasion que d'autres médias n'ont pas.

Malgré tout, étant trop sensible, j'ai tendance à éviter ces images qui me choquent et me font trembler jusqu'au plus profond de moi. Donc, rien d'étonnant à ce que j'aie trouvé certains passages de ce livre déroutants, voire heurtants. Ceci étant, j'apprécie l'initiative de l'auteur qui, par le biais de l'écriture et du fantastique, parvient à faire passer un message de mise en garde quant à la mise en danger et la disparition de centaines d'espèces animales de par le monde. Je ne sais pas si tel était son but, ou s'il s'agit simplement d'un élément d'intrigue comme un autre pour lui, mais quoi qu'il en soit, ça ne peut pas faire de mal.

Entre rêve et réalité…

Quand tout dérape…

Comme on peut s'en douter, c'est le genre de métier qui comporte indubitablement des risques, et non des moindres. C'est en cherchant à photographier des ours se nourrissant dans une décharge publique que tout dérape pour Will. Il est attaqué par une ourse massive qui le laisse dans un état physique pitoyable et un profond coma.

Sur sa gauche, hors de son champ de vision, quelque chose reniflait. Will tourna son regard chaviré dans cette direction. L'ourse avait plongé son museau dans le corps de Guthrie, dont elle humait les exhalaisons. Elle releva sa tête énorme. Son museau dégouttait de sang.
Voilà donc à quoi ressemble la mort, songea Will. Pour chacun d'entre nous, voilà à quoi ressemble ce qu'il avait photographié tant de fois. Le dauphin pris dans le filet, qui se noie tout doucement, avec de pitoyables frémissements ; le singe paniqué, qui s'agite entre les cadavres de ses congénères, et tourne vers Will un regard que celui-ci n'a pu soutenir qu'à travers l'objectif. Dans ces circonstances , ils se valaient tous, le singe, l'ourse et lui-même. Ils n'étaient rien que des êtres éphémères, dont le temps était compté.

Sacrements, de Clive Barker

Retour vers le passé…

Le coma de Will a ceci de particulier qu'il le ramène loin dans ses souvenirs, jusque dans son univers pour le moins malheureuse. Coincé entre une mère dépressive et un père indifférent à son sort, qui lui reproche la mort de son frère, chouchou de la famille, Will ne parvient pas à trouver sa place. Alors que la famille déménage dans un trou perdu de l'Angleterre, le gamin se lie plus ou moins d'amitié avec un frère et une soeur qu'il entraînera dans ses étranges aventures champêtres. Les deux frangins lui parlent d'un étrange bâtiment en ruine perdu dans les collines, et bien entendu, comme tous les enfants qui se respectent, ils pousseront leurs excursions jusqu'à cet endroit prétendu maudit, par curiosité et par goût du risque. Ce qu'ils y découvriront les traumatisera et les poursuivra toute leur vie durant.

Il tremblait comme une feuille et commençait à claquer des dents. Il avait mal aux jambes, et son visage battu par la pluie était tout engourdi. Il essaya d'appeler à l'aide, mais dut rapidement renoncer à cette idée. En comparaison du vacarme de l'orage, sa voix semblait si frêle qu'après quelques cris il s'aperçut qu'il n'avait aucune chance de se faire entendre. Il avait tout intérêt à économiser les forces qui lui restaient, à attendre que l'orage passe pour pouvoir s'orienter. Cela devrait être assez facile, sitôt que les lumières du village réapparaîtraient – et elles le feraient fatalement, tôt ou tard.
Et soudain un cri, quelque part dans la tempête. Quelque chose déboula, juste devant lui, puis une voix sèche :
– Attrapez-le!

Sacrements, de Clive Barker

Mauvaises rencontres…

C'est lors d'une excursion en solitaire que Will rencontrera un très étrange couple, Jacob Steep et Rosa McGee. Fasciné par eux, il ne pourra s'empêcher d'être entraîné par eux vers des activités bizarres et de plus en plus dangereuses. Il voue à Steep une dévotion totale, sans doute parce qu'il est en manque de reconnaissance paternelle et qu'il trouve en cet individu un peu de ce réconfort et de ce charisme qui manquent si cruellement à son père. Il suivrait Jacob les yeux fermés jusque dans les pires plans foireux, s'il le fallait. Et c'est d'ailleurs ce qui se passe… Car Jacob Steep et sa femme sont tout sauf des individus inoffensifs et sains d'esprit. Ils entraîneront le petit sur une voie sombre, attisant en lui le goût et la fascination pour la mort, faisant surgir dans son esprit d'étranges visions qui le poursuivront jusque dans ses rêves, tout de sa vie, jusqu'au dénouement de l'histoire.

En parlant, il plongea la main dans sa poche, dont il tira encore un peu de combustible pour alimenter son minuscule bûcher. Cette fois, Will était assez près pour s'apercevoir que ces brindilles bougeaient. Fasciné et un peu écoeuré, Will se rapprocha de la table et vit enfin ce que tenait Steep : une phalène dont il serrait les ailes entre le pouce et l'index. Les pattes et les antennes s'agitèrent désespérément lorsque l'insecte fut précipité dans le feu, et, durant un bref instant, ce fut comme si la chaleur du feu allait soulever l'animal et l'emporter en lieu sûr, mais, avant qu'il n'ait pu s'élever, ses ailes s'enflammèrent, et il tomba.
– En vivant comme en mourant, nous alimentons le feu, souffla Steep. Telle est la mélancolique vérité des choses.

Sacrements, de Clive Barker

D'agaçantes entités…

Mais qui sont ces étrangers qui logent en pleine campagne comme des clochards, et qui parlent de mort comme si c'était la plus belle chose en ce monde? Le texte laisse entendre qu'ils pourraient être des sortes de divinités, mais personnellement, je les trouve juste bizarres. Ils m'évoquent plutôt des patients hystériques évadés de l'hôpital psychiatrique du coin…

Je dois dire que cette propension à la théâtralité m'a beaucoup agacée, tout comme leur petit jeu de "je t'aime, je ne t'aime plus", et le fait qu'ils ne savent jamais vraiment ce qu'ils veulent. Jacob Steep tient toujours des propos étranges, comme s'il s'était fait laver le cerveau par une secte morbide férue de mort et de sang. Ses dialogues étaient trop mystiques pour moi, aussi avais-je trop souvent du mal à suivre où il voulait en venir. Quant à Rosa, son côté geignard et son tempérament de chaudasse invétérée ne m'a pas du tout plu. Et quand je dis chaudasse, elle est même carrément glauque et malsaine! Cette scène où elle laisse un gamin la toucher, et celle où elle dit avoir essayé des rapports sexuels avec un cheval… hmmm! No comment…

Je comprends que Will se soit senti attiré par ces deux personnages énigmatiques, que la curiosité et le besoin de reconnaissance parentale l'ait poussé à les suivre, mais en ce qui me concerne, cela n'a pas fait mouche dans mon esprit. Ils ont juste réussi à me taper sur les nerfs. Dommage…

Quel dommage que le gamin soit encore si petit! Elle se serait volontiers amusée avec lui, un certain temps. Elle aurait fini par l'épuiser, bien sûr, et très vite. Chaque fois qu'elle avait ouvert son lit à d'autres hommes que Steep, elle avait toujours été déçue. Malgré leur virilité, malgré leur ardeur, aucun d'entre eux n'avait eu l'extraordinaire endurance de Jacob. Bon Dieu, elle le regretterait! Pour elle, il avait été plus qu'un mari, plus qu'un amant ; il avait été l'aiguillon qui l'avait poussée à tous les excès, suscitant des comportements qu'elle n'aurait jamais osé se permettre, et dont elle n'aurait jamais pensé tirer tant de plaisir, avec quelque être que ce fût, homme ou bête.

Sacrements, de Clive Barker

En résumé…

Je suis assez mitigée quant à cette lecture… Même si certaines descriptions ont heurté ma sensibilité, j'ai apprécié le message écologique passé, que ce soit voulu ou non par Clive Barker. L'écriture de l'auteur était, dans ce roman-ci, égale à elle-même, dirais-je. Ni meilleurs, ni moins bonne que celle trouvée dans mes précédentes lectures. J'ai même relevé quelques jolies métaphores, ce qui ne gâche rien. Petit bémol, je me serais peut-être bien passée de certaines scènes de débauche (sexuelle et autre). Cela n'a rien à voir avec l'homosexualité de Will, car je me pose clairement en adversaire de l'homophobie, mais je suis mal à l'aise avec ce que l'alcool et les drogues peuvent avoir comme résultat. La perte de contrôle de soi qu'ils induisent m'effraie, et je n'aime guère retrouver cela, ni dans les livres, ni à la télévision. Mais cela ne tient évidemment qu'à moi…

Mis à part Will, je n'ai pas accroché avec les personnages, et surtout pas avec les deux protagonistes principaux, à savoir Jacob et Rosa. Je n'ai juste pas compris ce qu'ils étaient, et même si je l'avais compris, je crois qu'ils m'auraient tapé sur les nerfs malgré tout. Ce mysticisme propre à Jacob, et ce côté "petite fille trop gâtée" de Rosa, ce sont là des points de caractères qui tendent à m'agacer au plus haut point. Dommage, car l'histoire repose principalement sur leur deux personnages…

Une dernière chose, et non des moindres, je n'ai en fait pas compris le but de l'histoire. Où l'auteur a-t-il voulu en venir? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de fou? J'ai trouvé que la fin partait un peu en vrille (pour ne pas dire en couille…), et je n'ai pas eu les réponses aux questions que je me posais. Ou alors, si l'auteur les a données, je ne les ai pas comprises. La faute aux propos trop sibyllins de ses personnages…!

Ma note : 14/20, pour être gentille, parce que le style d'écriture est soigné et que j'ai aimé le personnage de Will.

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Votre dévouée,

Acherontia.

[Chronique] Sacrements, de Clive Barker

D'autres romans de Clive Barker chroniqués sur mon blog…

Lecture en cours #1

Titre : Sacrements

Auteur : Clive Barker

Lecture en cours #1

Éditions Bragelonne

548 pages

Fantastique/Horreur/Thriller

Prix : 25 € (grand format)

ISBN 9791028101459

Synopsis…

Photographe de grand renom, Will Rabjohns fait frissonner le monde entier en dévoilant la nature sauvage sous ses aspects les plus cruels. Son œil impitoyable traque les derniers instants des animaux en voie de disparition.
Quand l'attaque brutale d'une ourse polaire le plonge dans un coma profond, il revit une aventure inquiétante, enfouie au cœur de ses souvenirs d'enfance : sa rencontre nocturne avec un couple étrange, porteur d'une mission de mort.
Will se trouve alors face à une vérité qui le dépasse et l'entraîne des bars gays de San Francisco aux collines du Yorkshire, puis au large de l'Ecosse, à la recherche de sa propre identité et de la source de toute vie.

 

Les statistiques…

Commencé le dimanche 20 novembre 2016

Terminé le 27 novembre 2016

[Chronique] Wild fell, de Michael Rowe

L'écriture était magistrale, toute en fluidité et maturité. L'auteur mélange à merveille les voiles du passés aux lumières du présent et nous offre, au travers du miroir de l'irréel, une vue terrifiante sur les abîmes par-delà la mort. Si vous cherchiez une ghost story​​​​​​​ gothique et pourtant résolument moderne, la voici qui est toute trouvée!

Acherontia

Synopsis…

Elle attend dans l’obscurité depuis plus d’un siècle. Dressée sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure résiste pourtant aux assauts des saisons depuis des décennies. Bâtie pour sa famille par un homme de pouvoir du XIXe siècle, la maison a gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants de la région prient pour que les ombres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent, loin, très loin de la lumière. À présent, il est venu à elle. Jameson Browning, qui connaît bien la souffrance, a acheté Wild Fell avec l’intention d’y commencer une nouvelle vie. De laisser entrer la lumière. Mais ce qui rôde dans la maison est fidèle aux ténèbres qui y règnent, et la garde jalousement. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps. Et maintenant, enfin… elle l’a trouvé.

[Chronique] Wild fell, de Michael Rowe

La loi d'attraction universelle…

Ce roman est mon premier roman lu dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Bragelonne/Milady pour septembre 2016. Je remercie donc très chaleureusement les éditions Bragelonne pour ce partenariat et la découverte de ce livre.

Vous vous en doutez, je suis très friande de "ghost stories". Sans doute est-ce mon caractère un tantinet gothique qui me pousse à apprécier les évanescentes émanations qui se dégagent des pages de ces romans à l'ambiance si particulière.

Une introduction au top…

Le roman s'ouvre sur une introduction de la taille d'un chapitre, dans laquelle l'auteur nous donne un bref aperçu d'un sordide événement ayant eu lieu aux alentours de Wild Fell dans les années 60. Ce fut une excellente idée de la part de Michael Rowe, qui plonge le lecteur directement au coeur du mystère de cette inquiétante bâtisse. J'ai adoré cette introduction, son côté rétro, presque innocent, qui se mêle progressivement à une ambiance de plus en plus sombre, oppressante. Seul petit bémol, qui n'en est pas vraiment un en soi, c'est que j'aurais aimé en avoir plus. Que cela dure encore quelques pages, ou même ne fut-ce que quelques lignes…

Elle regarda la masse sombre de l'île qui se dressait sur le lac, telle une forteresse, à une trentaine de mètres de distance. En fait, elle donnait l'impression de s'élancer hors de l'eau et vers le ciel, plus haute que n'importe quelle île qu'elle avait pu voir au cours de son existence. Elle se demanda si c'était un effet d'optique dû au clair de lune. En général, Brenda n'avait aucune difficulté à s'orienter en fonction de sa position relative au lac. Mais là, elle devait bien admettre qu'elle ne savait pas où elle était. Cette pensée était déjà en soi un peu excitante, mais plutôt mourir que de le reconnaître face à cet abruti de Sean, même si elle commençait à apprécier la tournure que prenait la soirée plus qu'elle ne l'aurait cru.

Wild fell, de Michael Rowe

Maléfique présence…

Si la transition entre l'introduction et le reste du récit m'a semblé un peu violente, l'écriture fluide et très agréable de Michael Rowe m'a permis de rentrer assez vite dans la vie du petit Jamie. Très vite, même, car je me suis si bien prise au jeu que j'ai lu le roman pratiquement d'un trait! Il faut dire que le récit que Jamie fait de ses mésaventures n'y est pas étranger. D'un ton très posé, très mûr, il nous raconte comment il a rencontré sa meilleure amie, Hank (Lucinda de son vrai nom, mais elle est garçon manqué et assume à merveille son caractère masculin). Puis il nous fait part de sa rencontre avec une étrange jeune fille dont le reflet se superpose au sien dans le miroir

Les yeux clos, je tendis la main vers ma lampe de chevet pour éteindre. Puis j'ouvris les yeux et regardai dans le miroir.
Quelque chose d'indéfinissable avait changé. Je voyais toujours ma chambre, mais à présent, une obscurité générale baignait les contours, un flou pas très différent de l'aspect un peu passé d'une photo ancienne, jaunissante, abîmée par l'âge et craquelée sur les bords. Mon reflet s'était également modifié de manière similaire et tout aussi impalpable. Parce qu'il faisait sombre, je ne distinguais pas mes yeux, mais mes épaules voûtées et resserrées suggéraient l'allure affectée d'une jeune fille perchée au bord d'une chaise ancienne trop grande pour elle. Quand je détendais instinctivement mes épaules afin de dissiper l'illusion, mon image m'imita, mais avec un temps de retard, me sembla-t-il, comme pour me faire comprendre qu'elle ne s'exécutait que par tolérance, et certainement pas parce que les lois de la physique l'y forçaient.

Wild fell, de Michael Rowe

Le hasard n'existe pas…

Tout comme l'amitié de Hank suivra Jamie jusqu'à la fin, la présence ténue et menaçante d'Amanda se fera sentir, elle aussi, jusqu'au dénouement final. Très tôt après cette irréelle rencontre, Jamie verra sa vie bouleversée à plusieurs reprises, de différentes manières et à différents degrés.

Tout au long du récit, c'est comme si les ombres du passé cherchaient à ternir la lumière du présent. L'on ressent cette menace qui plane sans cesse sur le jeune héros, ce sombre nuage qui hante ses pas, prêt à tout moment à se déchirer pour laisser la violence des éléments se déchaîner. 

L'on ressent aussi que tous ces événements ne surviennent pas par hasard. D'ailleurs, le hasard existe-t-il? Et si les pas de Jamie étaient guidés à son insu par des puissances invisibles, miroir après miroir, mystère après mystère? Et si son destin était lié d'une façon ou d'une autre à ce lugubre manoir, Wild Fell

 

Je rêvai que je chevauchais mon Schwinn rouge sur un promontoire surplombant un vaste lac sombre.
Au milieu de l'étendue d'eau se dressait une île entourée d'une couronne sauvage de roche grise et de pins vert foncé. Sur l'île se trouvait un château dont les tourelles s'élevaient au-dessus des cimes des arbres. Le soleil couchant striait le ciel bleu céladon de rayures rouges cru et orange lumineux.
Je connaissais cette vue, chaque vague, chaque rocher qui faisait saillie, chaque branche de pin qui s'arquait, se tendait pour crever le ciel qui saignait. Ce paysage m'était aussi familier que ma propre rue, mais même dans mon rêve, je sus qu'il s'agissait d'un endroit où je n'avais jamais été.

Wild fell, de Michael Rowe

Une ambiance gothique parfaite…

La force du récit réside d'une part dans l'incroyable capacité de l'auteur à savamment distiller les éléments d'intrigue, de façon à surprendre le lecteur et à maintenir un suspens constant. Tout au long des chapitres, l'on sent que quelque chose est sur le point de se produire, quelque chose de froid et de malveillant, quelque chose qui se tapis derrière chaque coin de phrase et qui attend le meilleur moment pour saisir le lecteur à la gorge. Il y a une sorte de tension continue qui est à la fois admirable, car elle relève d'un sacré tour de force, et délectable. Something's just about to break, comme le dit la chanson de Breaking Benjamin. Et de fait, dans ce récit, il y a toujours quelque chose qui semble sur le point de se rompre, à l'instar d'un sombre maléfice qui n'attend qu'un souffle de vent pour se répendre. 

D'une autre part, Michael Rowe sait très bien jouer sur une imagerie très gothique. À travers ses mots, les ambiances fusent, vaporeuses et évanescentes. Les voiles s'épaississent au fil de l'écriture et deviennent cocon, cristallisé autour d'un hideux papillon. La finale est délicatement ourlée de relents de moisi, de nuages de poussière et d'exhalaisons putrides. Elle nous baigne dans un halo d'irréalité déroutant et nous laisse sur la langue comme un goût de trop peu. Si, dit comme cela, la lecture vous tente moyennement, je peux vous assurer qu'elle en vaut la peine. Les moyens déployés par l'auteur pour moderniser les ghost stories traditionnelles sont plus que convaincants. 

Avant que la dernière des flammes ne soit étouffée, j'aperçus quelque chose que j'attribuai au vent qui faisait se balancer les arbres sous la pluie.
À une quinzaine de mètres de l'extrémité de la maison, sous un bosquet de pins blancs, une silhouette se tenait à proximité de l'arbre carbonisé, comme si elle cherchait à se réchauffer auprès du feu. Elle me parut féminine, bien que, à part sa petite taille, j'aurais eu du mal à expliquer exactement ce qui me permettait de lui attribuer un sexe. En effet, je ne distinguais rien de ses formes, de son visage, et encore moins de ses vêtements.
Je plissai les yeux dans l'obscurité pour mieux voir, mais quand un nouvel éclair zébra le ciel quelques secondes plus tard, la silhouette avait disparu et le feu éteint fumait sous la pluie qui ne donnait aucun signe d'épuisement, bien au contraire.

Wild fell, de Michael Rowe

En résumé…

J'ai dévoré ce roman du début à la fin, sans aucune restriction. Je n'y ai trouvé qu'un seul soupçon d'arrête : la fin, peut-être trop irréelle, trop floue à mon goût. Je n'ai pas bien su séparer le vrai du faux, ni le passé du présent, d'ailleurs. Cela m'a troublée et laissée un peu (trop) sur ma fin faim. Mis à part cela, l'écriture était magistrale, toute en fluidité et maturité. L'auteur mélange à merveille les voiles du passés aux lumières du présent et nous offre, au travers du miroir de l'irréel, une vue terrifiante sur les abîmes par-delà la mort. Si vous cherchiez une ghost story gothique et pourtant résolument moderne, la voici qui est toute trouvée!

Ma note : 17/20

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques!

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