L’attaque des oeufs de Mars, de R. L. Stine

L'attaque des oeufs de Mars, de R. L. Stine

Résumé…

"Un gros oeuf verdâtre, parcouru de veines bleutées, dans l'herbe de mon jardin?" Cette étrange découverte passionne Cliff. Mais sa curiosité se mue en angoisse lorsque l'oeuf se craquelle et laisse apparaître les grands yeux d'une créature venue d'ailleurs.

La première phrase…

"Quand Cindy veut quelque chose, elle sort aussitôt le grand jeu."

Mes premiers romans d'horreur…

Ah que de souvenirs à la lecture de ce petit roman jeunesse! Cette collection était culte à une époque, celle de ma tendre jeunesse. Quel plaisir de redécouvrir cet "avertissement" :

"Que tu aimes déjà les livres ou que tu les découvres, si tu as envie d'avoir peur, Chair de poule est pour toi. Attention, lecteur! Tu vas pénétrer dans un monde étrange où le mystère et l'angoisse te donnent rendez-vous pour te faire frissonner de peur… et de plaisir!"

Je les avais presque tous! Quelle cruelle déception lorsque ma mère a revendu ma collection… A présent je m'efforce d'en racheter tous les volumes, en prévision pour les petites têtes blondes qui viendront un jour agrandir ma petite famille 🙂

Je n'ai pas souvenirs d'avoir déjà lu celui-ci, voici qui va rattraper cette lacune!

Simple mais efficace…

Comme à son habitude, R. L. Stine nous livre un ouvrage basé sur une histoire très simple mais qui fait mouche – dans l'univers des enfants du moins. Quoi de plus effrayant, pour un enfant, qu'un curieux oeuf aux couleurs étrange que l'on trouve par hasard dans son jardin, et qui par malheur éclos, donnant naissance à une créature extraterrestre. Stine joue sur la peur de l'inconnu, de l'étranger, et cela fonctionne. J'ai pu sortir mes angoisses d'enfant du placard et leur botter le derrière une bonne fois pour toutes!

Une porte ouverte sur l'univers de la lecture…

Si le récit paraît simpliste au regard des adultes, il n'en est rien pour un enfant. Le style d'écriture est rendu volontairement accessible à tous, sans pour autant être de bas niveau. L'auteur introduit tout de même une série de mots moins connus, ou des tournures de phrases un peu plus complexes, permettant à l'enfant d'enrichir sa maîtrise de sa langue maternelle tout en s'amusant.

De même, le récit est tourné de façon à captiver d'emblée le lecteur, lui donnant envie d'aller plus loin dans l'histoire, et par là même, donnant à l'enfant le goût de la lecture. Les moments de suspens sont bien marqués, caractérisés par des phrases plus courtes, des onomatopées comiques… On se laisse prendre au jeu, sans toutefois mourir de peur, puisque les histoires sont adaptées à un jeune public.

En résumé…

Une chouette petite histoire pour frissonner en famille, et une chouette redécouverte pour moi. Noël, c'est souvent un moment où l'on aime retomber un peu en enfance, et c'est ce que j'ai fait avec cette lecture délicieusement horrifique et rafraîchissante. Même si la collection Chair de poule a connu de meilleurs volumes, celui-ci était plutôt comique à découvrir.

Ma note : 8/10.

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, Catégorie Aliment : L'attaque des OEUFS de Mars.

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, Catégorie Aliment : L'attaque des OEUFS de Mars.

Cygne noir. Tome 1, Fille de l’orage, de Richelle Mead

Cygne noir. Tome 1, Fille de l'orage, de Richelle Mead

Résumé…

Ça, c'est tout moi ! Aucune vie sexuelle pendant des mois, et d'un coup, tous les obsédés de l'Outremonde se mettent à me courir après…
Eugenie Markham est chaman. Dotée de grands pouvoirs, elle exerce un fructueux business en bannissant de notre monde les Faës et autres esprits qui s'y aventurent. Engagée pour retrouver une ado enlevée dans l'Outremonde, Eugenie découvre une prophétie qui met au jour des secrets bien gardés de son passé et lui réserve de très désagréables perspectives d'avenir ! Eugenie a beau manier la baguette avec autant d'assurance que le flingue, il lui faut des alliés pour une telle mission. Elle aura Dorian, un roi Faë séducteur avec un faible pour le bondage, et Kiyo, un magnifique changeforme.

Ce qui m'a attirée vers cette lecture…

Loin d'être à la base attirée par la bit-lit, je me suis pourtant laissé tenter par une collègue qui proposait de me prêter cette série. Connaissant un peu Richelle Mead – j'avais les quatre premiers volumes de Succubus l'année dernière – j'ai été séduite par l'idée.

La première phrase…

"J'avais déjà vu bien des choses étranges, mais peu d'aussi bizarres qu'une chaussure hantée."

Eugenie Markham, un personnage complexe…

Ce que cette série a d'attirant? Comme pour sa série Succubus, Richelle Mead nous fait découvrir un personnage principale attachant et ô combien séduisant. Jeune, belle, pourvue d'un corps de déesse, la langue bien pendue et de l'humour à revendre, Eugenie Markham ne manque pas d'arguments pour nous séduire. Cette première scène d'exorcisme sur une pair de chaussures, cocasse à souhait, nous met directement au parfum. Nous sommes prévenus, la suite du roman s'avérera pleine de combats magiques, d'humour et de scène de charme. Miam!

Au début, tout est simple. Eugenie a un monde sur lequel veiller, un homme à aimer, une famille à préserver, une vie bien elle, son travail routinier de chaman… Le programme pourrait paraître alléchant, certes, mais cela va bien pour les premières cent pages. Après, le lecteur se lasse rapidement. Heureusement, la complexité de notre héroïne vient à la rescousse pour préserver l'action et donner au récit sa dose bien méritée de suspens. Très vite, Eugenie, par une série de révélations croustillantes, se voit partagée entre le monde des humains pour lequel elle lutte, et celui de l'Outremonde qu'elle combat… ou du moins combattait. Ce qui entraînera un dédoublement de sa vie amoureuse, de sa loyauté et de son existence toute entière.

De la magie?

J'ai été d'emblée séduite par le travail de chaman de la miss. Bannissement d'esprits de l'eau, exclusion définitive de divinités antiques dans l'inframonde… C'est tout un pan de la mythologie qui est revisité par Richelle Mead. Loin d'être exhaustif, le tableau ouvre tout de même la voie vers une recherche d'informations plus poussée sur ces créatures et les textes dont elles proviennent.

Toutefois, j'ai été plutôt déçue par l'univers des "noblaillons", ces Faes vivant dans l'Outremonde. Le portrait qu'en fait l'auteur m'a paru bien banal par rapport à tout ce qu'on peut en lire dans les récits légendaires et les contes. J'aurais aimé les imaginer plus féeriques, plus étincelants encore.

Du "charme" à tous les étages!

Il est une question qui m'a perturbée tout au long de ma lecture… Ce roman, est-ce vraiment fait pour les adolescents? Peut-être pour ceux qui ont plus de seize ans, mais en dessous…? Loin de moi l'idée d'être vieux jeu, mais j'ai trouvé les scènes de "charme" poussées très -trop- à l'extrême. Je les qualifierais plus de pornographiques.

D'autant plus que ce sont toujours les mêmes éléments qui reviennent. Ben oui, forcément… Le monsieur, il met la petite graine dans la madame, et ils sont tous les deux très contents à la fin. Vous brodez un peu autour de ce thème, le tout explicité avec des termes très scientifiques – appelons un chat un chat, après tout ils ont tous vu ça au cours de biologie, autant faire une petite révision! Avec quelques variantes telles que la position ou le lieu, et c'est parti. Oui, sauf que, dix fois dans le même roman, ça lasse un peu. Alors peut-être que pour des adolescents, c'est le pied. Chouette, enfin un roman qui ne se lit qu'à une main, le tout sans que papa et maman s'en doutent! Mais pour un(e) adulte averti(e), ça peut être rébarbatif.

En résumé…

Les petits plus…
  • Une histoire bien ficelée et bien construite.
  • Beaucoup de suspens.
  • De l'humour quand il en faut.
  • Des personnages attachants.
Les petits moins…
  • Pas assez d'originalité en ce qui concerne la magie.
  • Trop de scènes de sexe inutiles.

Ma note : 8,5/10

Un autre avis?

Voici les critiques que j'ai pu lire sur le site bit-lit.com…

Lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2013, catégorie Animal : CYGNE noir.

Lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2013, catégorie Animal : CYGNE noir.

Lu aussi dans le cadre du Challenge Mythologies du monde, catégorie Anges, démons, esprits et autres créatures de légende

Lu aussi dans le cadre du Challenge Mythologies du monde, catégorie Anges, démons, esprits et autres créatures de légende

Rage, de David Moody

Rage, de David Moody

Résumé…

Vous êtes peut-être le prochain. Tout à coup, sans raison, vous assassinez vos voisins, vos amis, votre famille, de manière brutale, vicieuse et sans pitié. Est-ce un virus, une attaque terroriste, ou quelque chose de plus primaire, tapi depuis toujours au fond de vous ? Mais ne paniquez pas. Mettez-vous à l'abri. Nous maîtrisons la situation. Attendez de nouvelles instructions. Ou nous vous maîtriserons, vous.

Ce qui m'a attirée vers cette lecture…

Cette lecture, c'est le fruit d'un bon cadeau offert par mon frère à Noël l'année dernière… Je voulais compléter ma collection Milady horreur, j'ai été servie…

Je n'avais encore jamais lu de romans de David Moody, et j'ai eu envie d'essayer. Le résumé, aussi, avait l'air plutôt alléchant.

La première phrase…

"Simmons, directeur régional d'une chaîne de magasins de discount de province, rangea sa monnaie dans sa poche puis plia soigneusement son journal en deux et le glissa sous son bras."

Qu'est-ce que Rage?

Rage, c'est un roman "coup de poing", comme le montre la couverture. C'est un cauchemar éveillé presque trop réel pour être anodin. Imaginez… Vous vous réveillez, et sans comprendre pourquoi, vous ressentez une haine inégalée envers votre prochain. Tous ces visages qui vous entourent, si banals, tous semblables, tout cela vous emplit de dégoût, de colère, tant et si bien que votre seul désir devient de les tuer. Peu importe la manière, peu importe l'arme, le lieu, le moment, le nombre de témoin, vous ne voyez plus qu'une chose, tuer.

C'est un roman au style haché et très visuel qui vous laisse pantelant d'horreur à la fin de votre lecture. Rien que la première scène est éloquente et reflète le reste du roman, bien que la violence aille crescendo : "Simmons laissa tomber son journal, sa mallette et son parapluie, il se fraya un chemin à travers la foule puis tendit la main et la saisit brutalement par le large revers de son imperméable. Avant qu'elle ait pu réagir, il lui fit exécuter un demi-tour presque complet sur elle-même et la projeta contre la façade du bâtiment qu'il venait de quitter. Elle était frêle et légère, et elle franchit la largeur du trottoir en volant presque, ses pieds touchèrent à peine le sol, avant d'aller s'écraser sur la vitrine en verre de sécurité et de rebondir sur le trottoir. Assommée par la douleur et la surprise, elle resta étendue face contre terre sur les pavés froids et détrempés par la pluie, en état de choc, incapable d'esquisser le moindre mouvement. Simmons se dirigea de nouveau vers elle en bousculant sans ménagement les badauds inquiets qui s'étaient massés pour porter secours à la vieille femme. Sans tenir de leurs protestations véhémentes, il la traîna sur ses pieds et la précipita de nouveau contre la vitrine. La tête de la vieille femme fut projetée en arrière lorsqu'elle s'écrasa sur la vitre pour la deuxième fois.

– Bon dieu mais qu'est-ce que vous faites? Espèce de dingue! s'écria un passant consterné en saisissant Simmons par la manche de son manteau et en le tirant en arrière.

Simmons se débattit et se libéra de l'emprise de l'homme. Il trébucha et tomba à quatre pattes dans le caniveau. Elle était toujours debout, juste devant lui. Il la distinguait entre les jambes des passants qui s'agglutinaient autour d'elle.

Ignorant les hurlements et les cris de protestation qui résonnaient à ses oreilles, Simmons se releva prestement. Il marqua une pause pour ramasser son parapluie sur le bord du trottoir et remonter ses lunettes à monture métallique. Il se précipita ensuite sur la femme en tenant son parapluie droit devant lui, comme un fusil à baïonnette.

-S'il vous plaît… le supplia-t-elle lorsqu'il lui plongea profondément la pointe métallique de son parapluie dans le ventre avant de la retirer d'un coup sec.

Ell s'effondra contre la vitrine en crispant les mains sur sa blessure, et les témoins de la scène, abasourdis et incrédules, se ruèrent sur Simmons. Dans la confusion, il aperçut les jambes de la vieille femme se dérober sous elle et la vit s'écrouler lourdement sur le trottoir, du sang suintant de sa profonde plaie au flanc."

En résumé…

Un bon roman, ultra-violent mais qui permet d'amener à une réflexion, sur le genre humain, sur notre façon d'agir et de réagir face à notre prochain, sur la façon dont pourrait réagir notre gouvernement en pareille situation…

Ma note : 8,5/10

D'autres critiques…

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, catégorie Sentiment : RAGE

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, catégorie Sentiment : RAGE

Lu aussi dans le cadre du challenge Au-delà de la peur 2013.

Lu aussi dans le cadre du challenge Au-delà de la peur 2013.

Le secret de Crickley Hall, de James Herbert

Le secret de Crickley Hall, de James Herbert

Résumé…

Crickley Hall : une vieille demeure comme on n'en trouve que dans les régions reculées de l'Angleterre.
Vaste et sinistre, elle a même l'air un peu menaçant. Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s'y installer avec leurs deux filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille. Mais quelque chose ne va pas. Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d'étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu'on l'avait fermée la veille.
Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L'horreur qui les y attend dépasse tout ce qu'ils pouvaient imaginer. Oserez-vous affronter le terrifiant secret de Crickley Hall ?

Ce qui m'a attirée vers cette lecture…

Je connaissais déjà James Herbert au travers des romans Fluke, Fog et Sanctuaire. Ce n'est pas le meilleur auteur de terreur qu'il m'ait été donné de lire, mais il ne se débrouille pas trop mal malgré tout, et j'avais bien envie, en fouillant les rayons de la FNAC locale, d'agrandir un peu ma collection Herbert.

Etant particulièrement sensible aux histoires de revenants, je me suis dit que ce roman pourrait bien me procurer ma dose de frissons tant recherchée.

La première phrase…

"Bien que la pluie ait momentanément cessé, d'énormes gouttes isolées, comme trop lourdes pour être retenues par la couverture nuageuse, s'écrasaient sur le pare-brise, bombes à eau miniatures rapidement réduites en une traînée d'eau par le balayage intermittent des essuie-glaces."

Des revenants et autres calamités…

Dès les premières pages, on s'aperçoit rapidement que l'auteur entame son récit sur une banale histoire de maison hantée. Une famille que la perte d'un fils oblige à fuir vers d'autres horizons pouvant potentiellement leur faire oublier leur peine, une maison au passé chargé d'histoires tristes et tragiques, des secrets bien gardés qui reviennent par bribes fantomatiques et qui effraient les nouveaux habitants de la maison… Ca sent un peu le réchauffé, vous ne trouvez pas? Le lecteur en attend davantage. Sera-t-il servi?

Déjà, l'auteur manque de logique… Quel père de famille digne de ce nom ferait-il déménager sa famille en plein deuil dans une vieille maison lugubre et à moitié délabrée, reculée de tout? N'aurait-il pas été plus simple d'aménager en ville, là où toutes les distractions sont permises, toutes les rencontres possibles? Ou encore dans un village anglais pittoresque, au coeur des landes et des bocages verdoyants, où la famille pourrait se reconstruire au rythme de la nature? Eh bien non, Monsieur a choisi une vieille bicoque usée par le temps, froide, sombre, esseulée au bord de sa petite rivière triste et de son grand jardin désert, et dans une zone inondable qui plus est… Personnellement, je trouve ça louche. Soit le type n'est pas du genre psychologue, soit notre auteur manque cruellement de suite dans les idées… Ou alors un savant mélange des deux, plus que probablement.

Et puis, oooooh! Cette maison toute seule, toute vieille et toute usée serait hantée? Comme c'est étrange, je ne m'y attendais vraiment pas…

Espérons que la suite réserve un tantinet plus de surprises!

Du paroxysme de l'horreur…

Heureusement pour nous, les fantômes de Crickley Hall ont des secrets bien glauques à nous révéler! Grâce à une voyante – Tiens, ça non plus, je ne m'y serais pas attendue… – les fantômes qui hantent les lieux vont progressivement livrer un aperçu de leur tragique destinée.

Disons-le tout de suite, cette histoire de fantômes ne ferait même pas frissonner un bambin de maternelle. Même moi qui suis pourtant sensible aux histoires de revenants, je n'ai pas une seule seconde senti les poils de ma nuque se hérisser. Et pourtant, l'histoire des fantômes de Crickley Hall m'a révulsée tant le sort des victimes de l'ancien propriétaire des lieux est affreux. Une histoire de torture physique et psychologique, d'abus sexuels et de meurtres, ni plus ni moins. On frissonne au récit de toutes ses abominations nichées dans le cœur des Cribben, ces propriétaires démoniaques. Mais chttt, je n'en dirai pas plus…

En résumé…

Lecteurs, si vous avez envie d'avoir peur de descendre dans votre cave la nuit, si vous voulez frissonner d'angoisse les jours de forte pluie, ce livre est fait pour vous… En revanche, si vous craignez de ne pouvoir dépasser le stade du récit vu, vu et revu, fuyez, pauvres fous!!

Ma note : 6,5/10

Pourquoi une note si basse? Je n'ai tout simplement pas apprécié certains abus sexuels qui étaient décidément trop tordus pour moi…

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, pour la catégorie Lieux : "Le secret de CRICKLEY HALL"

Lu dans le cadre du challenge Petit Bac 2013, pour la catégorie Lieux : "Le secret de CRICKLEY HALL"

Lu aussi dans le cadre du challenge "Au-delà de la peur 2013"

Lu aussi dans le cadre du challenge "Au-delà de la peur 2013"

La grande encyclopédie des Fées, de Pierre Dubois

La grande encyclopédie des Fées, de Pierre Dubois

En résumé…

Entre le bien et le mal, l'archange et le dyman, la légende découvre un être. Cet être, c'est la fée. Entre l'Eden et les Enfers, la légende rêve d'un monde. Ce monde est peuplé par les fées. Entre la lumière et les ténèbres, la légende crée un crépuscule. Ce crépuscule devient la Féérie… Nous ne décidons rien. Précédant les hommes aux prémices du jour, penchées sur leur éveil, elles en brodent les pensées et perdent en chemin ceux qui s'accrochent à de vaines prétentions qui ne leur agréent point.

Ce qui m'a attirée vers cette lecture…

Acheté sur une bourse aux livres avec sa petite soeur la Grande encyclopédie des elfes, cet ouvrage m'a donné soif de nouvelles connaissances féeriques. C'est donc avec ravissement que je l'ai ouvert et en ai parcouru les pages jusqu'au dénouement.

La première phrase…

"Et voici les Fées enclosent, comme l'ont été les Lutins il y a quelque quatre ans."

Une bible ou presque…

Pierre Dubois n'est plus à présenter. Passionné par les fées, "enfayté" depuis de nombreuses années, il est une valeur sûre dans le domaine de l'elficologie. Ce sont ses ouvrages, ainsi que ceux d'Edouard Brasey qui m'ont donné envie de m'aventurer plus en avant dans cette discipline méconnue et pourtant porteuse d'avenir.

Si ce livre, qui s'inclut dans une série d'ouvrages de type encyclopédiques sur le petit peuple, n'est pas aussi exhaustif qu'on le souhaiterait, il n'en reste pas moins un petit bijou de bible féerique, un grand trésor de connaissances anciennes et fort malheureusement quasi oubliées.

De la poésie duboisienne…

Ce que j'aime, chez Pierre Dubois, c'est sa manière si personnelle et poétique de présenter nos amis du Petit Peuple. Prenons par exemple une des nombreuses descriptions magnifiquement pondues : "Lorsqu'à la mi-mars la Dryade, assotée par les humeurs de la sève montante, appelée au-dehors par les cors-calices dans lesquels soufflent les hérauts du Petit Peuple, se détache de l'écorce et va rejoindre le premier essaim sylphique, l'Hamadryade ne quitte ni la cellule dense du cambium, ni le liber où circulent l'âme sylvestre, les nerfs et le sang vert. Animée par un élan profond, elle prend appui sur ses racines, aspire de ses mille radicelles le mille vies de l'humus renaissant et s'étire, tout le long du tronc jusqu'aux plus fines ramilles, refluant toute sa moelle amoureuse dont le surplus écarte les bourgeons… et illumine son houppier encore ensommeillé d'une tendre aura amoureuse."

Ceci dit, point trop n'en faut, car si certaines descriptions sont merveilleuses et agréables à lire, d'autres se font moins compréhensibles, car trop de beaux mots l'un à la suite de l'autre embrouillent l'esprit… "Une à une, aile par aile, en vols fragmentés, émergent de la nuit miniature que le matin dissipe les sujettes fluidiformes d'une population libellunaire toute engourdie de bâillements, de replis enliseronnés qu'un ébrouement défripe. Une apprentie, reconnaissable au bonnet nigricorne, pleurniche de ne plus retrouver ses paniers contenant les fioles d'extrait d'alisier. Derrière la traîne royale la foule lactéipenne secoue ses antennules, s'assouplit la jambe phylloïde, égrène ses gammes flûtées ; bavarde, se bouscule, compare ses finesse d'épiderme, ses élégances d'élytres, s'ajuste l'ombrelle, se chamaille pour deux sous de grelots et finit enfin par répondre aux ordres en s'alignant sur un rang fantaisiste. Une douairière planirostre embouche son olifant et sonne le départ…"

Une merveilleuse bibliographie…

Étant moi-même une elficologue débutante, la bibliographie de ce genre d'ouvrage m'intéresse toujours au plus haut point, surtout si l'auteur m'a donné encore plus l'envie d'aller encore plus loin dans la recherche du Petit Peuple…

La bibliographie de Pierre Dubois a ceci de particulier qu'elle est divisée en thématiques aux titres aussi poétiques que le reste de l'ouvrage. Ainsi l'on peut voir apparaître les sections suivantes :

  • Rayonnages des boiseries enchantées de Ferral
  • A la lucarne de givre où se montrait le Père Noël
  • Sous les combles de la Sylphirie, au perchoir de la Dame Blanche
  • Sur le lutrin lunaire et les rayons de Petit Fay
  • A la poutre des Pixies, à la chatière de Dent-de-lait
  • Sous le faîtage des cinq étoiles
  • Tout près des feuillages
  • Autour de la mare aux salamandres d'or
  • Sur le chemin du SÍd par le pont de Petit Fayt

Une mine d'or pour tous ceux qui s'intéressent de près aux Fées!!

Des illustrations…

J'avoue être restée sur ma faim sur le plan des illustrations réalisées par Claudine et Roland Sabatier. Certes, elles sont féeriques à souhait, le trait est sûr, les couleurs éclatantes, et l'imagination vive. Ce que j'apprécie moins, ce sont les visages de certains personnages, trop simplistes à mon goût, et les motifs répétés que l'on retrouve en bordure de pages. La mise en couleur est pourtant fort réussie, la technique de l'aquarelle est plutôt bien maîtrisée. Mais quelque chose me chiffonne parfois au niveau du dessin en lui-même, peut-être certains tracés un peu trop hasardeux à mon goût.

En résumé…

Les petits plus…
  • Les connaissances inestimables contenues dans l'ouvrage.
  • Les textes et la poésie de Pierre Dubois.
  • La bibliographie très très utile.
Les petits moins…
  • On en veut encore! Encore plus de textes et de fées à découvrir!
  • La poésie duboisienne parfois trop poussée à l'extrême.
  • Les illustrations parfois bof-bof.

Ma note…

un très joli 9/10…

Lu dans le cadre du challenge "Mythologies du monde 2013" - Catégorie ANGES, DEMONS, ESPRITS et autres créatures de légendes

Lu dans le cadre du challenge "Mythologies du monde 2013" - Catégorie ANGES, DEMONS, ESPRITS et autres créatures de légendes

Lu aussi dans le cadre du challenge "Petit Bac 2013" - Catégorie objet - La grande ENCYCLOPEDIE des fées

Lu aussi dans le cadre du challenge "Petit Bac 2013" - Catégorie objet - La grande ENCYCLOPEDIE des fées

La conspiration Merlin, de Diana Wynne Jones

La conspiration Merlin, de Diana Wynne Jones

En résumé…

Le Multivers est composé d'une infinité d'univers parallèles, dont le nôtre et… celui des îles de Blest, qui concentre toute la magie du Multivers. Dans ce monde si différent du nôtre, un complot vise à renverser le Merlin, le mage le plus puissant du Royaume. Roddy et Nick, deux jeunes gens qui n'auraient jamais dû se rencontrer, vont devoir s'allier. Pour tenter de mettre fin à cette terrible machination, il leur faudra aller au bout d'un formidable périple entre les univers…

[Résumé de la 4e de couverture]

Ce qui m'a attiré vers cette lecture…

Acheté sur brocante pour une bouchée de pain, ce livre m'a d'emblée attiré de par sa couverture joliment illustrée. Puis ensuite le titre, la conspiration Merlin, m'a fait pensé à mon chien Merlin (décédé l'année dernière, paix à son âme…). Et en dernier, le résumé, parlant du Multivers, d'autres mondes et de magie, il n'en fallait pas plus pour me séduire 😉

La première phrase…

J'ai passé toute ma vie à la Cour et j'ai toujours voyagé dans la Suite du Roi.

La conspiration Merlin, de Diana Wynne Jones

Du Multivers…

Question univers parallèles, avec ce livre, nous sommes franchement gâtés! L'auteur ne nous livre malheureusement de description de tous les univers, car – selon elle – il en existerait plusieurs centaines… Mais les quelques univers décrits sont tout simplement géniaux! Comme le monde de Loggia City (voir l'extrait plus loin) ou l'île de Romanov, entièrement composée de parcelles de différents univers… Du travail magistral et une ingéniosité sans borne, je tire mon chapeau à Diana Wynne Jones pour cette perle d'imaginaire!

Un extrait de la description de Loggia City…

"Lorgnant du coin de l’œil ces policiers qui patrouillaient lentement, je me suis démanché le cou pour regarder plus loin. L'endroit n'était que canyons qui serpentaient dans différentes directions, fourmillant d'habitations et de magasins entassés les uns au-dessus des autres et reliés par des ponts – comme si la terre s'était ouverte en formant un réseau de ravins en étoile où les gens avaient décidé de s'installer. Le paysage était spectaculaire. On avait construit d'énormes palans de chargement, peut-être des ascenseurs, dans l'espace entre les colonnes massives qui retenaient chaque strate de constructions. Des machineries vraiment compliquées, ces trucs-là, et peintes de couleurs vives.

Tandis que les policiers s'éloignaient lentement, j'ai entendu comme un grondement monter des profondeurs. "Il doit y avoir une rivière tout en bas", ai-je pensé. Je me suis penché par-dessus bord pour regarder.

Ce n'était pas une rivière, mais un train – deux trains, à vrai dire, semblables à des projectiles argentés qui entraient lentement en gare, très loin en bas. J'ai observé, à la lueur laiteuse d'une lumière électrique, les individus microscopiques qui en descendaient."

La conspiration Merlin, de Diana Wynne Jones

De la magie…

Autre fait surprenant et merveilleusement bien inventé, c'est celui de la magie. Chaque univers possède un type de magie différents, et les habitant de chaque monde apprennent à maîtriser le type de magie qui est propre à son monde. Seuls certains d'entre eux, dont Romanov, parviennent à employer plusieurs types de magies.

La façon d'utiliser chaque magie, et les sorts propres à chaque univers, sont très bien décrits, si bien que cela paraît presque plausible. On en arrivera presque à penser qu'il existe réellement des univers parallèles, que les voyages entre ces univers sont du domaine du possible et que chacun, avec un minimum d'apprentissage, peut employer la magie.

La manière dont Roddy devient une superprofessionnelle de la magie est, elle aussi, surprenante et incroyablement bien trouvée. Nick, quant à lui, apprend à peine à l'employer, toute l'aventure sera pour lui une sorte de grand voyage initiatique dont il sortira grandi.

Des personnages hauts en couleurs…

Diana Wynne Jones nous fait rencontrer de nombreux personnages, certains très attachants, comme nos deux héros Nick et Roddy, ou comme Grundo, d'autres terriblement agaçants mais au final utiles, comme Isadora et Ilsabil, d'autres encore totalement loufoques, comme Romanov ou Heppy Dimber… On rencontre également une foule de petites créatures, des élémentaires, des gens du Petit Peuple, qui ne sont pas comme on les imagine et qui auront également leur rôle à jouer…

En résumé…

Je l'avoue, il m'a fallu presque 150 pages pour dire de vraiment "accrocher" avec l'histoire. Pas que le style ou le récit étaient ennuyeux, c'était sans doute moi qui avait la tête ailleurs à ce moment-là. Toujours est-il qu'après ces 150 pages, une fois que je me suis prise au jeu du Multivers et de la magie, j'ai dévoré le livre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire! L'inventivité de l'auteur y est pour beaucoup. Mais il y a aussi cette façon qu'elle a de tenir le lecteur en haleine en alternant les récits de Nick et de Roddy, et peut-être aussi sa façon simple d'écrire, un peu à la manière d'un grand adolescent, mais en trouvant toujours les bons mots et les bonnes descriptions. Un excellent moment de lecture en définitive!

Ma note : 17/20

Un autre avis sur ActuSF…

Article de Myriam De Loddere.

Lu dans le cadre du challenge "Petit Bac 2013", catégorie Prénom - La conspiration MERLIN.

Lu dans le cadre du challenge "Petit Bac 2013", catégorie Prénom - La conspiration MERLIN.

Lu aussi dans le cadre du challenge "Les lieux imaginaires 2013", catégorie Mondes imaginaires après 1950.

Lu aussi dans le cadre du challenge "Les lieux imaginaires 2013", catégorie Mondes imaginaires après 1950.

Challenge Mythologies du monde

Et un nouveau défi pour moi!

Comme ma PAL regorge d'ouvrages de mythologie, de légendes arthuriennes, de contes et de légendes en tout genre, je me suis dit pourquoi pas? Le challenge, géré par Myrtille, propose de lire un maximum de livres pouvant entrer dans les catégories suivantes :

  • Mythologie gréco-romaines
  • Mythologie celtique
  • Mythologie égyptienne
  • Mythologie nordique
  • Anges, démons, esprits et autres créatures de légendes
  • Mythologie amazonienne
  • Avatars modernes et/ou emprunts à la mythologie, réécritures
  • Contes et légendes divers
  • Mythologie asiatique
  • Mythologie biblique

Il y a de quoi faire, donc 🙂

Voici l'adresse du challenge, et le logo :

Challenge Mythologies du monde