Acherontia’s finest collection of gore scenes

Céline Etcheberry…

In Coupés du monde (Le prix des âmes T1)…

— Putain…
Je n’y vois rien, mais quoi que j’aie découvert, enfermé là depuis des années, j’aurais préféré ne jamais le trouver. Comme mon corps ne s’acclimate pas à l’effluve pestilentiel, à en juger par la nausée qui m’étouffe soudain, je fourre ma lampe dans le réfrigérateur pour tenter de comprendre ce qui peut puer autant.
Des plats s’entassent sur les clayettes, pleins d’une moisissure jaunâtre presque entièrement sèche, plus ou moins foncée. Tout ce qui se trouvait là a pourri il y a longtemps. D’un geste rapide, je balaie l’intérieur du faisceau de ma lampe, avant de tirer un tiroir tout en bas, l’ancêtre du bac à légumes. Accroupi devant le réfrigérateur, je mets un long moment avant de comprendre ce que je suis en train de regarder. Une chose momifiée occupe tout le tiroir, et à en juger par la forme, ça n’a pas été une mince affaire de le faire rentrer là. J’échafaude une série d’hypothèses, en essayant de deviner ce qui a été caché là. Impossible d’y toucher, ça me répugne. Je pense à un chiot, un gros chat, ou encore un raton laveur. Mais je constate soudain que la chair asséchée n’appartient pas à un animal, et quand mon cerveau emboîte enfin les pièces du puzzle, je suis déjà presque à la porte du garde-manger.
Ma lampe torche tombe au sol, clignote deux, trois fois, avant de s’éteindre. Je détale à travers la salle, bouscule une chaise qui s’effondre dans un boucan de tous les diables, et j’émerge enfin de l’abri sur la place de la fontaine, pris d’une série de haut-le-cœur qui menace de me vider le ventre.
— Putain, putain, putain !
Je ne cesse plus de jurer, accoudé d’un bras à la façade, plié en deux. Ce putain de cuistot, oui, qui n’a rien trouvé de mieux que cuisiner un nourrisson pour nourrir la famille. C’en est trop, et mon estomac se révolte. Un long fil bilieux s’échappe de ma gorge, après un dernier soubresaut de mon œsophage qui se calme enfin.

Le prix des âmes. T, Coupés du monde, de Céline Etcheberry

— C’est une pleureuse ! Recule, Calame !
Toujours à l’aveugle, mes doigts retrouvent son poignet, alors que je le ceinture d’un bras, trop tard. La lampe met à jour la tête de l’adolescente, penchée sur ses genoux qu’elle tient serrés contre elle de ses mains. Ses cheveux retombent en paquet, masquant encore son visage.
— Ce n’est qu’une gamine, rétorque Calame, surpris, alors que je l’attire vers l’arrière.
Il manque trébucher, et me bouscule dans son élan.
Alors, son regard tombe sur sa précieuse tablette. Les courbes palpitent et se révoltent, le vert rassurant ayant viré depuis longtemps à un rouge vibrant de mauvais augure.
— Ce n’est qu’une…
Les mots de Calame meurent dans sa gorge, son souffle s’emballe. Tandis que je le maintiens contre moi, les sanglots se muent en clameur, et la voix d’Helena envahit nos esprits. Le désespoir s’immisce de nouveau en moi, tout comme je sais qu’il envahit Calame, telle une vague oppressante, implacable. L’air me manque, l’espoir, l’envie de vivre… Un tourment étranger me submerge, balayant toute pensée cohérente, une peur insidieuse et dévorante qui cogne dans mon cœur à le faire défaillir. Soudain, les murs me semblent plus près, bien trop proches. Ma main abandonne celle de Calame pour agripper mon col, espérant le libérer de son carcan qui m’étrangle, m’empêche de respirer. Les larmes d’Helena piquent mes paupières, je sens son chagrin se déverser le long de mes joues, ses pleurs se mêler à ceux de Calame, dont les jambes faiblissent sous l’angoisse et l’abandon.
Comme hypnotisé par le danger, la main de Calame persiste à fixer sa torche sur cette enfant qui n’en est plus une. L’esprit relève la tête, et dévoile un visage creusé par les siècles, témoin d’hécatombes et d’agonies qu’elle n’a jamais connues. Je sens ma volonté ployer, noyée par une fin que je sais proche. Face à nous, la bouche d’Helena s’ouvre sans fin, de plus en plus grand, vociférant ce chant de détresse, de malheur. Sa peau flétrie pend autour de dents trop longues, me soufflant tout désir, toute espérance. Et c’est désormais moi, qui me retrouve emmuré vivant dans mon propre corps, anéanti par la terreur d’un millier d’âmes, mon cœur sur le point de lâcher battant contre mes oreilles, m’assourdissant presque. Mes geignements se joignent à ceux de Calame, alors que nous tombons à la renverse, la torche rebondissant près de nous et tourbillonnant quelques secondes pour s’arrêter, ironie du sort, sur le spectre qui nous hurle toujours sa détresse.

Le prix des âmes. T, Coupés du monde, de Céline Etcheberry

Mes semelles crissent contre la neige qui recouvre les racines et les feuilles tombées autour du chêne. Sans ce corps au visage bleuté empêtré dans ses branches, l’arbre aurait tout de majestueux. Même cette clairière, enveloppée d’un manteau pâle et nimbée d’une aura aveuglante, m’évoque un calme serein, une nuit au coin du feu, et comme me le ferait remarquer Lucy, le chocolat chaud, son péché mignon. J’écarte les flocons amassés à même l’écorce, pour confirmer mes suspicions. Impossible que cette femme ait mis fin à ses jours ici, en haut d’une branche inatteignable. Tout cela a été préparé avec un soin particulier, même si je n’en connais pas la raison.
À hauteur de mon visage, je remarque des entailles dans le tronc qui témoignent de la présence d’une échelle. Quelqu’un a passé la corde au-dessus de la branche où se trouve désormais la défunte, avant de la nouer hors d’atteinte, une fois son forfait accompli.
Lorsque je viens me poster sous les branchages, la morte baisse les yeux pour tâcher de m’apercevoir. Je me décale pour lui rendre son regard et surtout, réussir à l’observer de plus près. Des traces de lutte recouvrent ses avant-bras, marqués de griffures et d’ecchymoses. Les mêmes que j’entrevois autour de son cou, même si celles-ci, seules, auraient pu simplement justifier un changement d’avis trop tardif.
Sa peau livide rend sa tenue plus noire encore. À la manière des bonnes d’antan, elle arbore un uniforme strict qu’aucun bijou ne vient rehausser. Je parcours en mémoire la liste des domestiques du manoir, avant d’en retenir deux : Marieke et Annie. Laquelle des deux a mérité de finir ses jours ainsi, pendue à une branche ?
Son calme soudain me déconcerte. Silencieuse, elle traque chacun de mes mouvements d’un œil avide, la corde geignant chaque fois qu’elle s’agite. D’une main, je chasse quelques flocons amoncelés sur mes joues, et je jurerais la voir sourire.

Le prix des âmes. T, Coupés du monde, de Céline Etcheberry

Trônant au milieu de ce capharnaüm, une chaise à bascule va et vient en cadence. Sur celle-ci, une nourrice berce une petite masse emmitouflée dans une layette rongée par l’humidité. Du sang s’échappe des cavités vidées de ses yeux et de sa bouche, maculant ses joues laiteuses, son menton, sa chemise stricte.
— Un régal.
Calame jette un regard par-dessus son épaule à mon commentaire, puis me grimace un sourire. Comme je le comprends ; tout dans ce décor me répugne, sans compter la présence de ce spectre mutilé.
— C’était la première, non ? me demande-t-il en gardant ses distances. Dans le journal du garde-chasse, le premier meurtre ?
— Oui.
— Ils ne l’ont pas loupée…
D’un pas léger, Calame s’avance vers l’apparition en évitant les décombres. À le voir ainsi chalouper autour d’elle, les yeux rivés à son visage, j’entrevois un dompteur approchant un fauve. Toutefois, il n’a pas tort de se méfier : il arrive que les entités les plus calmes de prime abord s’avèrent les plus dangereuses.
La chaise à bascule couine à un rythme paisible, régulier. Sur sa longue jupe souillée, la femme rajuste son petit fardeau, le geste attentionné. Et de ses lèvres béantes s’échappe soudain une plainte harmonieuse et inarticulée, dont les intonations chantantes me donnent la nausée. Une berceuse, autrefois enfantine et désormais monstrueuse. Sans arrêter de se balancer, elle se penche sur l’enfant qu’elle tient, tiraille sa layette et sa couverture pour mieux le protéger. Du moins, c’est ce que je crois, jusqu’à ce qu’elle lui en recouvre la tête entièrement.
Autour de nous résonnent les pleurs d’un nourrisson. Les hoquets se mêlent aux larmes, en un gargouillis terrifiant qui me pousse à porter les mains à mes oreilles. Calame échange avec moi un regard écœuré, ses yeux plissés sous la torture. Le bébé cherche son souffle, geint et régurgite, sans que nous n’en voyions rien. Cet assourdissant martyre paraît venir de nulle part et partout à la fois.
En se frayant un chemin à travers la chambre, Calame écrase le bras d’une poupée. La porcelaine se brise sous sa botte, sans résistance, les morceaux s’éparpillent. Au même instant, la nourrice tourne son visage estropié vers lui, d’un geste trop rapide et surtout, à un angle irréel. Les pleurs cessent, tout aussi subitement qu’ils sont apparus. L’entité cherche Calame, écoute, épie ses moindres mouvements. Celui-ci demeure paralysé, à quelques pas seulement. Presque à portée de main.

Le prix des âmes. T, Coupés du monde, de Céline Etcheberry

Sans plus attendre, je tire Calame d’un geste brusque, pour l’écarter de la baignoire. Accrochée à lui, la petite fille a plongé ses mains gelées sous sa chemise. Je lui décoche un coup de pied à l’épaule, envoyant bouler le minuscule cadavre à quelques mètres, rompant l’illusion. La peau se flétrit le long de ses jambes, de ses joues, desquame pour tomber en lambeaux humides sous l’effet de l’eau qui a imprégné tout son corps.
Dans le reflet, le fantôme de l’enfant verse une larme.
— Qui c’est, Aurélie ? Amélie, réponds-moi ! Qui est-ce ?
Déjà, la môme rampe à nos pieds, droit sur Carl, qui la fixe sans voix, parcouru de frissons. Sa carcasse s’éparpille à chaque avancée, comme un lézard en train de muer.
— Réponds-moi, Amélie !
— C’est ma sœur…, rétorque-t-elle en soulignant l’évidence. Docteur Igor l’a punie…
Mon regard effleure le bain gelé, les instruments de torture alignés avec maniaquerie, les poisons… Comment douter qu’un type capable d’injecter Dieu sait quoi à des gamins puisse reculer devant un geste aussi abject ?
— Tu ne voulais pas quelqu’un pour jouer, Amélie ?
Du pied, je repousse la jumelle moribonde pour l’éloigner de Carl. Celui-ci enroule ses bras autour de ma jambe, sans réussir à bouger davantage.
— Si…

Le prix des âmes. T, Coupés du monde, de Céline Etcheberry

Raymond Feist…

In Le roi des renards (Le conclave des ombres T2)

– On n'a pas de vraie infirmerie ici, alors on se contente d'un cachot quand il faut amputer ou faire d'autres trucs du genre, ajouta le gouverneur. De temps en temps, un des gars se fait une entaille ou une éraflure qui s'infecte et il faut tailler dans le vif.
Ils passèrent devant un troisième gardien assis sur un tabouret à côté d'une table.
– Va me chercher du cognac, ordonna le gouverneur.
Les deux gardiens qui tenaient Ser le firent entrer dans une pièce à l'évidence utilisée pour la torture autrefois.
– De temps en temps, le duc nous envoie quelqu'un qu'il tient vraiment à punir, alors on l'amène ici. Avant, on pouvait pas mal se servir des outils qui restaient, mais, comme tu peux le voir, ils ont fini par nous lâcher, expliqua le gouverneur en désignant une pile d'outils rouillés laissés à l'abandon sur la paille sale qui recouvrait le sol. On a plus autant de bons outils qu'avant, juste des pinces, des couteaux et des trucs dans ce genre-là. (Il montra un anneau en fer planté dans le plafond.) Y avait un crochet, là, à une époque. Je pouvais y suspendre bien comme il faut un prisonnier et le laisser hurler pendant un jour ou deux. La dernière fois que je l'ai utilisé, ce satané machin s'est cassé. J'ai demandé qu'on me le remplace, mais personne a pris la peine de s'en occuper à Opardum.
Le gardien revint avec le cognac.
– Allume un feu, ordonna le gouverneur.
Dans un coin se trouvait un gros brasero qu'on avait dû utiliser autrefois pour réchauffer des instruments de torture. Le gardien alluma rapidement un feu avec un peu de paille sèche et du petit bois. Il continua à rajouter du bois pour l'alimenter jusqu'à obtenir une bonne flambée.
– Fais chauffer un fer, demanda le gouverneur. On peut pas te laisser te vider de ton sang, pas vrai? ajouta-t-il à l'adresse de Ser.
Ce dernier ne répondit pas. Il avait envie de se débattre, de lutter, de s'enfuir, mais il savait que la situation était sans espoir. S'il voulait avoir la moindre chance de survie, il ne devait pas lutter. Il devait juste subir.
Le gouverneur enleva sa veste, dévoilant au passage une chemise blanche sale. Il alla décrocher sur le mur quelque chose qui ressemblait à un gros coutelas et le mit dans le feu.
– On avait du charbon, avant. L'épée devenait si chaude que, si je faisais pas attention, je risquais d'abîmer l'acier. L'astuce, c'est de cautériser la plaie. Quand j'avais du charbon, je pouvais trancher un bras, le métal était si chaud que le moignon saignait presque pas. Mais maintenant, je dois me contenter de bois. Alors si la lame est pas assez chaude, on étanchera les saignements avec le fer brûlant.
La lame devint rouge après quelques minutes passées dans les flammes. Le gouverneur fit un signe de tête à l'intention du gardien près du brasero. Ce dernier ramassa un soufflet, semblable à celui d'un forgeron, et commença à l'actionner. Le feu repartit de plus belle et une pluie d'étincelles s'éleva en spirale.
Ser avait l'esprit en ébullition. Jusqu'à cet instant, il avait cru que, d'une façon ou d'une autre, il trouverait un moyen de s'évader. Comme l'avait dit le gouverneur, il pouvait prendre ses deux gardiens de vitesse et atteindre la plage nord, puis rejoindre la côte à la nage…
Brusquement, on tira violemment sur sa chaîne, ce qui le déséquilibra. Il sentit également des bras puissants lui enserrer la taille. Un gardien le tenait et l'autre utilisait la chaîne pour l'obliger à tendre le bras en travers d'une table en bois. Rapidement, le gouverneur sortit l'épée du feu et, d'un seul geste fluide, trancha le bras de Ser juste entre le coude et le poignet.
Sous le choc, Ser cria et fut pris de vertiges. Le gouverneur examina la blessure, puis prit le fer et cautérisa une artère qui saignait. Ensuite, il jeta de nouveau le fer dans le feu, attrapa la bouteille de cognac et but une longue gorgée.
– Ce genre de besogne me perturbe toujours, écuyer.

Le roi des renards, de Raymond Feist

Michel Lamart…

In Les bocaux

Il écrase un corps élastique de tout son poids. Il sent craquer sous lui os et jointures. Il ne cesse de mastiquer son éternel chewing-gum. Quand celui-ci prend un goût de sang, l'envie de tuer devient impérieuse. Il sait que sa faiblesse consistera à y céder. Une fois de plus. Il n'y peut rien : c'est ainsi.
Il a pris soin de plaquer une de ses mains contre la bouche qui bée pour laisser mûrir le cri. La victime étouffée, roule des yeux hagards de bête à l'abattoir. L'ombre de la mort danse dans ses prunelles enfumées. C'est encore une chiffe chaude. Il sent battre le sang dans l'arbre de ses veines. Le cœur perce sous le sien. Il lèche la sueur et les larmes. Elles perlent du visage comme d'un fruit lourd tiré du réfrigérateur par un jour ensoleillé d'été.
C'est quand les yeux jaillissent de leurs orbites que la petite cuillère trouve son utilité. Elle est encore poisseuse de sucre. Il bloque le crâne contre le mur et, d'un geste chirurgical et précis, prend appui sur la pommette. Le fer doit s'insinuer dans l'orbite sans léser l’œil. Il faut que celui-ci sorte intact. Il prend modèle sur les lapins de son enfance. Ainsi les tuait-on : par énucléation.
Généralement, la chiffe se début. Il se mêle de manière si intime à elle que, pendant les quelques secondes de l'agonie, personne ne pourrait dire où finit le corps de l'un, où commence l'autre. C'est au moment où le sang chaud gicle qu'elle s'évanouit. Il recueille alors délicatement le globe oculaire dans sa bouche avant de cisailler le nerf optique d'un coup de dent.

Les bocaux, de Michel Lamart

Graham Masterton…

In The Laird of Dunain…

Mais pas cette fois. Pas cette fois. Elle se leva et déboutonna sa blouse, pour faire face au portrait du Laird de Dunain les seins nus. Puis elle reprit son scalpel et plaça sa pointe contre la chair pâle et rebondie, juste sous le nombril.
"Le sommeil mordit la gamine, elle n'avait pas peur de tomber malade. Le temps était froid et la gamine restait allongée. Elle pensait que le tailleur ne la rendrait pas malade."
Elle tailla dans son estomac. Sa main tremblait mais elle était calme et décidée. Elle coupa à travers la peau, les couches de graisse blanche et plus profondément encore, jusqu'à ce que ses intestins laissent échapper un souffle doux et langoureux. Elle fut déçue de ne pas voir de sang. Elle avait imaginé qu'elle allait saigner comme un cochon. Au lieu de cela, sa blessure ne fit que suinter et un liquide jaunâtre s'écoula.
"Il y a quelqu'un de fatigué couché à sa place ; il y en a qui sont humides de rosée."
Claire coupa vers le haut, directement jusqu'au sternum et le scalpel était si tranchant qu'il alla se loger dans une côte. Elle le retira et cette sensation fut pire que la douleur. Elle avait voulu du sang, mais elle n'avait pas pensé que ça lui ferait tant de mal. La douleur était aussi lancinante que les battements du tonnerre. Elle voulut crier, mais elle n'était pas certaine du bien que cela pouvait lui apporter de toute façon et elle avait oublier comment faire.
De sa main sanglante, elle farfouilla dans son estomac ouvert et saisit tout ce qu'elle trouva de chaud, de glissant et de lourd. Elle tira dessus, répandit le tout sur le tableau du Laird de Dunain et barbouilla la toile, barbouilla la toile, jusqu'à ce qu'elle soit couverte de sang et que le visage du Laird soit presque entièrement voilé. Puis, elle tomba sur le côté, sa tête heurta le plancher de chêne. La lumière tombant de la fenêtre à claire-voie brilla et s'éteignit, brilla et s'éteignit, puis s'éteignit à jamais.

Le Laird de Dunain, par Graham Masterton

Et dehors dans le jardin, sur les pelouses en pente, la classe de dessin entendit un hurlement. C'était un hurlement si retentissant et si terrible qu'ils pouvaient difficilement croire qu'il avait été proféré par un homme.
Devant leurs yeux, le Laird de Dunain éclata littéralement en morceaux. Son visage explosa, sa mâchoire tomba, sa poitrine creva son pull-over dans une cohue de côtes et un flot de sang. Il y avait tant de sang que les murs du château en furent entièrement aspergés et qu'il dégoulina sur les vitres.
Ils s'assirent, bouche ouverte, leurs brosses suspendues, pendant qu'il tombait sur le chemin de gravier, avec des mouvements convulsifs. Ils resta étendu, immobile, tandis que du sang pleuvait partout, et que les corbeaux cerclaient et criaient, et criaient encore, parce qu'ils savent toujours quand il y a un décès.

Le Laird de Dunain, de Graham Masterton

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