Premières lignes #2

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Bonjour et bon dimanche lundi à tous !
Je continue donc le nouveau rendez-vous hebdomadaire initié la semaine dernière, et censé avoir lieu tous les dimanches. Il a été créé par Ma Lecturothèque et consiste à prendre un livre pour citer les premières lignes du récit.

couv65278513Cette semaine, je vais vous faire découvrir les premières lignes de Beren et Luthien, de JRR Tolkien (qui, comme la plupart d’entre vous le savent, est mon premier amour littéraire). J’ai très envie de vous faire découvrir cet extraire parce que j’ai trouvé le style d’écriture très particulier et à des années-lumières de ce qu’on peut lire dans Le seigneur des anneaux ou Bilbo le Hobbit. Ce n’est pas à proprement parler la première page, car le livre s’ouvre sur une longue introduction de Christopher Tolkien qui replace les différents récits qui composent le livre dans leur contexte. Le premier récit, celui dont provient mon extrait, provient d’un roman appelé Le livre des contes perdus. Il s’agit du récit qu’une jeune femme, Vëannë, fit à Eriol, qui désirait entendre l’histoire de Beren et de Tinúviel.

Tinwelint avait alors deux enfants, Dairon et Tinúviel, et Tinúviel était une damoiselle, et la plus belle de toutes les damoiselles parmi les Elfes cachés, et en vérité elles sont rares à avoir jamais été si belles, car sa mère était une fée, une fille des Dieux ; mais Dairon était alors un garçon vigoureux et joyeux, et plus que toute autre chose il aimait à jouer su une flûté de roseau ou d’autres instruments des bois, et il est maintenant cité parmi les trois joueurs les plus magiques de tous les Elfes, et les autres sont Tinfang Warble et Ivárë qui joue au bord de la mer. Mais le bonheur de Tinúviel se trouvait plutôt dans la danse, et aucun nom ne rivalise auprès du sien pour la beauté et la subtilité de ses pieds virevoltants.

Or c’était le délice de Dairon et de Tinúviel que de s’éloigner du palais caverneux de Tinwelint leur père et ensemble de passer de longs instants parmi les arbres. Là, souvent, Dairon s’asseyait sur une motte ou la racine d’un arbre et faisait de la musique sur laquelle Tinúviel dansait, et quand elle dansait sur la musique de Dairon plus souple était-elle que Gwendeling, plus magique que Tinfang Warble sous la lune, et nul ne verra jamais une telle cadence sinon dans les roseraies de Valinor où danse Nessa sur les pelouses d’un vert impérissable.

Puisse cet extrait vous donner l’envie d’aller plus loin dans cette lecture que je vous conseille, bien qu’elle ne soit pas simple et qu’il faille s’y accrocher de temps à autre…

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