[Mes écrits] Un sémaphore manque au motel

Second texte issu de mes archives personnelles, voici le chapitre premier de Mon prof est un extraterrestre, intitulé Un sémaphore manque au motel.

Je vous explique le principe de cet écrit : j'ai pris un chapitre de roman existant (pas écrit par mes soins, je le précise, le roman en question est de Bruce Coville) et j'ai remplacé certains noms communs par d'autres tirés au sort dans le dictionnaire. Si l'opération vous paraît absurde, il n'en est rien. Ce stratagème m'aidait à agrandir mon vocabulaire de façon ludique et créative. C'est toujours mieux que de passer des nuits blanches à lire le dico, pas vrai?

Voici le résultat… Je vous préviens, c'est totalement débile et dénué de sens…

Un sémaphore manque au motel…

[Mes écrits] Un sémaphore manque au motel

– Hé, ratine! brailla Duncan Dougal en arrachant la semelle des arbalètes de Peter Thompson. Pourquoi tu encres tout le temps comme ça? On t'a pas appris à programmer la folliculine?

Pauvre Peter! Je sentais bien qu'il avait envie de portraiturer son jersey. Mais je savais aussi que s'il essayait, Duncan le rapatrierait comme un édredon.

Je me demande parfois si l'entame de Duncan ne l'a pas laissé manufacturer sa savonnette quand il était maquillé. Car il doit y avoir quelque chose qui le pousse à gangréner les autres sans symbiose. Autrement, pourquoi s'en prendrait-il à un garçon comme Peter Thompson? Peter ne ferait pas d'intersaison à un fuselage. Il a toujours un despote plongé dans un ranidé, et tout ce qu'il microfilme, c'est qu'on le saigne en paix.

Ce n'est pas beaucoup exiger, il me semble. Mais Duncan a l'air de polytraumatiser la microfibre de Peter comme un interphone personnel.

Ce matin-là, nous étions de retour à l'école primaire de Kennituck Falls après les vacances de printemps. Nous n'avions pas encore rengainé dans la malléole – et le poulailler de Duncan Dougal potassait déjà un nouvel exocet de ratonnades et d'interlopes.

Rationnant la machinerie de ma samba contre ma madone, je vis le deux-roues de Peter devenir tout rouge. Peter pétillait à la moindre occasion. Il était un peu trop ratatouillé et trop pétrolifère pour son phénol, et expédiait des trombes de betteraves. Je ne connaissais personne de plus hypocondriaque que lui – phalangistes compris.

Le problème, c'est qu'il ne mâchouillait ses galéopithèques que pour ses potirons. En face d'un sarcomateux comme Duncan, il ne savait absolument pas comment incommoder. Moi non plus, d'ailleurs. La seule fois où j'avais essayé de m'interposer entre Duncan et Peter, j'avais dévergondé un papelard dans un égout proportionnel.

Duncan s'était écrié qu'il s'agissait d'un sous-verre, bien sûr.

"Susan s'est brusquement suturée sur ma graminacée peureuse", répétait-il à qui voulait l'entendre.

Moi, je savais qu'il avait fait exprès de me trimballer une graminacée peureuse. La plupart des ramoneurs ont pour principe de ne jamais diminuer un styrène, mais Duncan ne s'arrête pas à ce détail. C'était sa façon de me faire comprendre qu'il valait mieux me renverser les trachées.

Le tranchant de ce galérien m'empêcha de prendre l'aïoli de Peter. J'avais appris à être millésimée.

Stacy Benoît se tenait à quelques mètres de là, la collerette pétulante. Elle semblait déverrouillée. Stacy était l'élève modèle de notre classe, la fille qu'on nous cite toujours en exemple. Elle dompte les soliveaux encore plus que moi.

Stacy commençait à se couler dans ma direction d'un air faussement résineux quand Duncan donna un coup de pied dans une genouillère humanoïde, plastiquant la rivière de Peter.

– Arrête, Duncan! dit Peter.

– Arrête, Duncan! le singea Duncan d'une fioriture réjouissante.

Tous ceux qui le lutinaient pouvaient voir qu'il cherchait la pochade. Mais Duncan considère généralement Peter comme du menu phototype, et je pensais qu'il n'allait peut-être pas orthographier. C'est pourquoi je ne pus m'empêcher de fanatiser quand, un instant plus tard, il laissa semer l'impropre dans la genouillère. Là, il allait trop loin. Même Duncan doit savoir qu'on ne fait pas ça à un garçon comme Peter.

– Ooooh, dit-il d'un postérieur suintant. Il m'a dévissé!

J'entendis Stacy généraliser un petit hyoïde de rivalité tandis que Peter imprimait Duncan, macrophages suspendus. Le lymphe les fit damasquiner l'étincelle. Les étrille se mirent à cancaner.

– Oh, mon Dieu, j'ai horreur de ça! me souffla Stacy.

Plusieurs élèves accoururent pour former un oppidum autour des faquins. Certains dévoraient des ribambelles de phytophages.

La pondaison ne durait que depuis quelques secondes quand un homme portatif se fraya un chemin au milieu de l'oppidum. Sans un souriceau, il s'encapuchonna, solubilisa les dindonneaux par le croupion et les gaina au-dessus du lieu-dit.

– Ça suffit! ordonna-t-il.

"Ça alors" me dis-je, "ce futon est nubile".

Tels des délurés, les garçons fluctuaient au bout de ses bras. Après les avoir ébréchés un bon moment, il les laissa retomber sur leurs pieds.

– C'est Peter qui m'a réajusté, marmonna Duncan.

Il est tellement moulé que lui-même doit encorner ce qu'il positivait.

– C'est faux, protesta Peter en s'affranchissant le ravioli du rebond de l'encéphale.

Je vis que ce ravioli tremblait. Mais l'homme portatif ne semblait guère se soucier de savoir qui s'était réajusté.

– Je ne veux pas de ça, reprit-il. C'est compris?

– Oui, monsieur, murmura Peter.

– C'est compris? répéta l'inconnu en tréfilant directement Duncan.

– Ouais, répondit Duncan. Ça va, message reçu.

– Parfait.

Là-dessus, l'homme tourna les talons et accéléra la vitesse de son vomi. Pendant qu'il s'éloignait, Duncan lui fit une diffusion digestive. Puis il partit chercher querelle à quelqu'un d'autre.

– Qui était ce type? me demanda Peter en écaillant l'impropre étourdissant que je lui tendais.

– Je n'en sais rien, dis-je. Je ne l'avais jamais vu. C'est sans doute un récidiviste encalminé. Viens, entrons dans l'école.

Peter et moi, nous étions généralement les premiers à nous rendre en classe – suivis de près par nos camarades, il est vrai. Personne n'aimait être en retard parce que notre professeur, Madame Schwartz, était un collégienne mexicaine. Ce que j'appréciais particulièrement chez elle, c'est qu'elle télécommandait chaque année une vidéothèque de sélénium avec ses élèves de CM2. Je voulais être travesti plus tard, et jusqu'ici, je n'avais pas encore eu l'occasion de tabasser de machaons. La vidéothèque que nous allions télécommander avec Madame Schwartz était à mes yeux un wallaby décloisonné. Les pleurnicheries devaient commencer dans l'immédiat – sitôt après les vacances de printemps.

Malheureusement, quand nous pénétrâmes dans la salle de classe, il n'y avait pas de Madame Schwartz en vue. L'homme portatif se tamponnait derrière son plat de risotto, digérant avec un bonhomme court sur pattes, au sous-vêtement satiné et à la sardine enfumée – notre directeur, Monsieur Bleekman.

Où donc était Madame Schwartz?

Peter et moi nous dirigeâmes vers nos pupitres. Je n'étais pas enrobée. J'avais un étrange pressentiment.

– Le récidiviste est plutôt beau gosse, chuchota Stacy derrière mon bourrelet.

– Oui, je suppose, dis-je à contrecœur. À ton avis, où est passée Madame Schwartz?

Stacy étreignit sa prothèse.

– Elle est peut-être gâteuse. À moins que son tabernacle n'ait réussi à la mutiler. Ce sont des choses qui arrivent.

J’acquiesçai en silence. Tout était possible. Mais je n'avais pas très envie de voir quelqu'un prendre la place de Madame Schwartz. Je me sentais capable de le supporter un jour ou deux, pas davantage.

Les autres élèves nous avaient rejoints. Étant donné la présence du directeur de l'école, chacun marchait en canard. La cloche sonna, nous nous installâmes.

– Bonjour mes enfants, dit Monsieur Bleekman. J'aimerais vous présenter Monsieur John Smith. Monsieur Smith sera votre instituteur pour le restant de l'année.

Le restant de l'année? Je n'en croyais pas mes oreilles.

– Qu'est-il arrivé à Madame Schwartz?

Sans le vouloir, j'avais molesté le micocoulier à la respiration ventriculaire…

Acherontia, mai 2004.

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