[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

(function(i,s,o,g,r,a,m){i[‘GoogleAnalyticsObject’]=r;i[r]=i[r]||function(){ (i[r].q=i[r].q||[]).push(arguments)},i[r].l=1*new Date();a=s.createElement(o), m=s.getElementsByTagName(o)[0];a.async=1;a.src=g;m.parentNode.insertBefore(a,m) })(window,document,’script’,’//www.google-analytics.com/analytics.js’,’ga’); ga(‘create’, ‘UA-59476001-3’, ‘auto’); ga(‘send’, ‘pageview’);
[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Synopsis…

A beautifully produced and richly illustrated book that showcases the day-to-day adventures of independent girl-about-town Victoria Psismall and her pet land octopus Otto. Thirty panoramic, full-page illustrations humorously chronicle the duo's home and social activities that include (among other things) bathing, biking, dating, cooking, playing croquet, and pumpkin carving. Accompanying text explains the "do"s and "don't"s of living with a large land octopus. The book's art is extremely detailed, and each illustration tells its own visual story. The Victorian era characters and period-influenced design elements combine to create a wonderful, collectible art-object for those who still value the classic elegance of ink-on-paper. The hardcover binding is plussed with two-layer embossing and spot varnish, and the interior is printed on extra heavy paper. An exquisite volume for lovers of books, art and pets.

Logo Livraddict
[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

My first english session…

Dire que mon anglais est rouillé serait un bel euphémisme! Je m'en suis tout de suite aperçue lors de mon séjour à Londres le mois dernier, lorsque j'ai voulu demander une information à l'employée de l'hôtel et qu'elle m'a regardé d'un air qui paraissait vouloir dire "gnêêêêêêh? pas compris…". Mi-vexée, mi-amusée, je me suis exprimée par gestes, en m'admonestant mentalement et me promettant de retravailler mes notions de la langue de Shakespeare dès mon retour à la maison.

L'anglais n'est pas le seul à souffrir de mon trop plein d'activités. Mes notions d'allemand ont elles aussi fondu comme neige au soleil, sans parler de mes maigres bases de russe, à présent limitées à la lecture et l'écriture du cyrillique ^^' Alors j'ai eu envie de relever mes manches et de me lancer le défi de lire un peu plus en langue originale. D'où cette "English session"…

Bon, ne vous attendez pas non plus à trouver un article par semaine, ma vitesse de lecture déjà peu rapide (j'aime profiter des romans que je lis…) ne s'en trouvera pas améliorée par le fait de lire un texte qui n'est pas écrit dans ma langue maternelle. Pour l'instant, je m'attaque à des petits formats ou à des textes courts, mais si d'aventure je devais me lancer dans une brique… voilà, quoi…

Voici donc ma première chronique pour cette série de lectures anglophones. J'ai choisi de débuter par un des deux albums steampunk achetés chez Forbidden Planets et qui font encore le délice de mes yeux tant les illustrations sont magnifiques. Réminiscence rétinienne, que voulez-vous…

Et détail qui ne gâche rien, l'album est signé par l'auteur ^^ Il est fréquent, dans les librairies londoniennes, de trouver dans les rayonnages des livres déjà signés par leur auteur. Petite cerise sur le gâteau pour celles et ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'assister à la séance de dédicace… Même s'il manque le charme de voir l'auteur en chair et en os, la satisfaction y est!

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

La belle et le poulpe…

L'histoire se base sur une idée géniale, qui est l'existence d'espèces de céphalopodes génétiquement modifiées qui peuvent vivre hors de l'eau . Ces poulpes sont devenus, avec le temps, d'idéaux compagnons pour l'être humain, qui ne se lasse pas de leur utile et joyeuse présence.

L'album s'ouvre sur une introduction expliquant les différents types de céphalopodes génétiquement modifiés que l'on peut sans problème domestiquer. L'auteur en détaille quatre : la pieuvre, la seiche, le nautile et le poulpe. Chaque espèce possède ses caractéristiques propres, par exemple le nautile est plus agressif du fait de sa petite taille, les seiches ont tendances à avoir la rancune tenace, etc.

Ensuite vient l'histoire proprement dite, où l'on apprend à connaître Victoria Prismall, jeune héroïne issue de l'aristocratie néo-victorienne. Indépendante et aventureuse, la belle aux somptueux atours steampunk affiche une zénitude à toute épreuve, facilitée par les nombreux services rendus par Otto, son poulpe dûment apprivoisé selon les bons conseils que donne le présent guide.

Tout commence par l'adoption d'Otto dans une "foire à l'adoption" (car il est vivement recommandé aux futurs propriétaires de céphalopode de débuter leur recherche d'un compagnon idéal dans les refuges de la région avant de passer par les services d'un éleveur…). Puis vient l'éducation nécessaire à tout jeune céphalopode fougueux et plein de vie… Avec ses hauts et ses bas, bien entendu!

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Un univers magique…

Les adultes, sous le vernis de la maturité, ne sont en fait que des enfants qui ont trop grandi. Donnez-leur l'occasion de faire un break, et c'est le côté bambin qui sort le bout de son nez, ne fut-ce que le temps d'une lecture. Et qui dit album dit aussi festin pour les yeux.

J'ai donc pris plaisir à dévorer ces illustrations steampunk plus somptueuses les unes que les autres, tournant les pages avec avidité et boudant les textes au profit du graphisme. Brian Kesinger est talentueux, il n'y a pas à sourciller. Maniant la plume avec autant de brio que le crayon et le pinceau, il nous embarque dans son univers néo-victorien peuplé de poulpes terrestres, de belles pin-up corsetées et de machines biscornues. Il faut dire que le monsieur a du galon, ayant son lot d'années d'expérience dans le domaine du film d'animation.

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Court mais plaisant…

Oui, certes, je suis consciente de l’ambiguïté de ce titre de chapitre… Et pourtant, cela résume assez bien ce que j'ai éprouvé à la lecture des 64 pages de cet album. Les textes qui accompagnent les illustrations sont relativement courts, mais cela ne nuit en rien au récit, car l'auteur parvient à résumer en peu de mot son idée.

Souvent, les commentaires sont dit sur le ton de l'humour et complètent de manière parfois cocasse l'illustration annexe. C'est un passage de la théorie à la pratique, pourrait-on dire… D'un côté, nous avons les bons conseils du "guide du parfait propriétaire de céphalopode", et d'un autre nous avons une illustration mettant en scène ce conseil, au travers de l'expérience de Victoria et Otto. Hilarant ou attendrissant, les tableaux qui s'offrent au lecteur ne lassent jamais.

Please remember that one's pet is a living creature and not an accessory. Always be mindful of its dignity.

Walking your octopus, de Brian Kesinger

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Lorsque j'étais petite, j'étais, comme beaucoup d'enfants de cet âge, passionnée par les dinosaures. Sauf que mes passions prenaient souvent d'étranges tournures car j'avais une imagination débordante. Mon rêve à moi, c'était de pouvoir me rendre à l'école à dos de vélociraptor (mon dino préféré! Du moment que c'était intelligent et que ça avait de grandes dents, j'étais aux anges…). Pour rendre vie au vélociraptor, j'avais imaginé un système de couveuse dans laquelle je devais initialement placer un œuf d'autruche dans lequel j'aurais injecté de la moelle de bœuf… Recherché, le stratagème! Seulement, je n'ai pu me résoudre à injecter ladite moelle car, sensible comme j'étais, je ne voulais pas faire de mal à l’œuf. Et puis je n'ai pas pu trouver d’œuf d'autruche non plus… En revanche, ma couveuse fonctionnait à merveille! Je me suis donc retrouvée avec un mignon petit poussin tout pépiant dans ma chambre à coucher. Si les dinosaures proviennent bien des oiseaux comme semble le penser Alan Grant dans Jurassic Park, alors j'étais une digne pratiquante de l'évolution contraire!

Bref… Tout cela pour dire que l'être humain a toujours eu ce rêve d'"apprivoiser la bête", de s'attirer l'amitié d'animaux plus improbables les uns que les autres. L'apparition des NAC en est une preuve, le récit de Brian Kesinger en est une autre. Ne faisant pas exception à la règle, je suis sortie de cette lecture avec une furieuse envie de voir la science un jour concrétiser les rêves uchroniques de l'auteur.

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Un air qui me ressemble…

Ce que j'ai préféré dans cet album? Outre les illustrations, bien sûr… C'est le caractère de Victoria! De toute évidence célibataire, elle affiche une indépendance fière que de nombreuses femmes pourraient lui envier. C'est que la demoiselle a un caractère bien trempé et un goût prononcé pour l'aventure et la découverte. Tout ce que j'aime pour une héroïne féminine!

Et ses cheveux émeraudes… j'en suis fan! Je dois avouer que j'ai longtemps eu l'idée de teindre les miens de cette couleur, pour que mes cheveux soient assortis à mes yeux. Une de mes amies a récemment coloré ses cheveux en mauve, ravivant mes rêves capillaires les plus fous. Malheureusement, ma coiffeuse a refusé. Ma chevelure est trop longue et risquerait de prendre un trop grand coup dans l'aile à cause des produits agressifs utilisés dans les colorants. La seule couleur "pas naturelle" que j'aie pu me permettre est le rouge, couleur que je porte actuellement et dont je suis au final assez satisfaite.

D'ailleurs, on voit déjà apparaître les premiers cosplays de Victoria Prismall, signe de l'engouement pour l'univers de Brian Kesinger dans les pays anglophones…

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Bref, assez de réflexions capillotractées! Voici venu le temps de la note finale…

En résumé…

Points positifs…
  • L'idée géniale de voir des céphalopodes adaptés aux conditions à la vie amphibie et que l'on peut domestiquer.
  • Les illustrations sublimes, les couleurs lumineuses.
  • Les textes qui accompagnent les illustrations, avec leur accent old british et leurs touches humoristiques.
  • L'héroïne et son caractère très indépendant.
Points négatifs…
  • On en veut plus!! Heureusement, j'ai acheté le second tome en même temps que le premier ^^
Ma note : 20/20. Mon premier album coup de cœur de l'année! Vivement qu'il sorte en français...

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

Il est à noter que j'ai trouvé les illustrations toutes faites sur le net et que je n'ai nullement passé mon temps à scanner les pages de l'album pour les mettre ni vu ni connu en ligne. J'ignore si je bafoue de ce fait le droit d'auteur, mais si c'est le cas, je m'en excuse d'avance…

[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger
[Chronique] Walking your octopus, de Brian Kesinger

À très bientôt pour de nouvelles aventures livresques…

… où je vous conterai la rocambolesques et étourdissante aventure de ma lecture de Punk's not dead d'Anthelme Hauchecorne, et où il sera question de ma visite lointaine, très très lointaine, de la Foire du livre de Bruxelles, où je vous entretiendrai de cosplay et des problèmes de cornes qui y sont liés, et enfin où je m'abaisserai à la dithyrambe la plus bassement exaltée…

– Votre dévouée chroniqueuse, Acherontia.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s