Rage, de David Moody

Rage, de David Moody

Résumé…

Vous êtes peut-être le prochain. Tout à coup, sans raison, vous assassinez vos voisins, vos amis, votre famille, de manière brutale, vicieuse et sans pitié. Est-ce un virus, une attaque terroriste, ou quelque chose de plus primaire, tapi depuis toujours au fond de vous ? Mais ne paniquez pas. Mettez-vous à l'abri. Nous maîtrisons la situation. Attendez de nouvelles instructions. Ou nous vous maîtriserons, vous.

Ce qui m'a attirée vers cette lecture…

Cette lecture, c'est le fruit d'un bon cadeau offert par mon frère à Noël l'année dernière… Je voulais compléter ma collection Milady horreur, j'ai été servie…

Je n'avais encore jamais lu de romans de David Moody, et j'ai eu envie d'essayer. Le résumé, aussi, avait l'air plutôt alléchant.

La première phrase…

"Simmons, directeur régional d'une chaîne de magasins de discount de province, rangea sa monnaie dans sa poche puis plia soigneusement son journal en deux et le glissa sous son bras."

Qu'est-ce que Rage?

Rage, c'est un roman "coup de poing", comme le montre la couverture. C'est un cauchemar éveillé presque trop réel pour être anodin. Imaginez… Vous vous réveillez, et sans comprendre pourquoi, vous ressentez une haine inégalée envers votre prochain. Tous ces visages qui vous entourent, si banals, tous semblables, tout cela vous emplit de dégoût, de colère, tant et si bien que votre seul désir devient de les tuer. Peu importe la manière, peu importe l'arme, le lieu, le moment, le nombre de témoin, vous ne voyez plus qu'une chose, tuer.

C'est un roman au style haché et très visuel qui vous laisse pantelant d'horreur à la fin de votre lecture. Rien que la première scène est éloquente et reflète le reste du roman, bien que la violence aille crescendo : "Simmons laissa tomber son journal, sa mallette et son parapluie, il se fraya un chemin à travers la foule puis tendit la main et la saisit brutalement par le large revers de son imperméable. Avant qu'elle ait pu réagir, il lui fit exécuter un demi-tour presque complet sur elle-même et la projeta contre la façade du bâtiment qu'il venait de quitter. Elle était frêle et légère, et elle franchit la largeur du trottoir en volant presque, ses pieds touchèrent à peine le sol, avant d'aller s'écraser sur la vitrine en verre de sécurité et de rebondir sur le trottoir. Assommée par la douleur et la surprise, elle resta étendue face contre terre sur les pavés froids et détrempés par la pluie, en état de choc, incapable d'esquisser le moindre mouvement. Simmons se dirigea de nouveau vers elle en bousculant sans ménagement les badauds inquiets qui s'étaient massés pour porter secours à la vieille femme. Sans tenir de leurs protestations véhémentes, il la traîna sur ses pieds et la précipita de nouveau contre la vitrine. La tête de la vieille femme fut projetée en arrière lorsqu'elle s'écrasa sur la vitre pour la deuxième fois.

– Bon dieu mais qu'est-ce que vous faites? Espèce de dingue! s'écria un passant consterné en saisissant Simmons par la manche de son manteau et en le tirant en arrière.

Simmons se débattit et se libéra de l'emprise de l'homme. Il trébucha et tomba à quatre pattes dans le caniveau. Elle était toujours debout, juste devant lui. Il la distinguait entre les jambes des passants qui s'agglutinaient autour d'elle.

Ignorant les hurlements et les cris de protestation qui résonnaient à ses oreilles, Simmons se releva prestement. Il marqua une pause pour ramasser son parapluie sur le bord du trottoir et remonter ses lunettes à monture métallique. Il se précipita ensuite sur la femme en tenant son parapluie droit devant lui, comme un fusil à baïonnette.

-S'il vous plaît… le supplia-t-elle lorsqu'il lui plongea profondément la pointe métallique de son parapluie dans le ventre avant de la retirer d'un coup sec.

Ell s'effondra contre la vitrine en crispant les mains sur sa blessure, et les témoins de la scène, abasourdis et incrédules, se ruèrent sur Simmons. Dans la confusion, il aperçut les jambes de la vieille femme se dérober sous elle et la vit s'écrouler lourdement sur le trottoir, du sang suintant de sa profonde plaie au flanc."

En résumé…

Un bon roman, ultra-violent mais qui permet d'amener à une réflexion, sur le genre humain, sur notre façon d'agir et de réagir face à notre prochain, sur la façon dont pourrait réagir notre gouvernement en pareille situation…

Ma note : 8,5/10

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